«Notre-Dame d’Afrique priez pour nous et pour les musulmans.» Sur le mur de l’abside, derrière l’autel, dans la semi-pénombre des lieux, le bleu des lettres se détache sur le fond immaculé de la mosaïque, les couleurs de la Méditerranée. Cette prière qu’on peut lire dès le porche de la basilique franchi, résume en quelque sorte «la philosophie» qui a permis à ce lieu cultuel de devenir un symbole culturel identifiant non plus une religion mais toute une ville et une société où il s’est fondu jusqu’à devenir un patrimoine culturel algérois, donc algérien, dont on ne peut imaginer la disparition. «Que serait Alger, sans Madame l’Afrique (nom que les Algérois donnent à la basilique) ? T’imagines, toi, sa place vide ? C’est une église ? Et alors, il y a bien des chrétiens qui visitent les mosquées et qui les trouvent belles !» nous a demandé un jeune de Bab El Oued en guise de réponses -somme toute logiques dans leur simplicité-, à notre question sur ce que représentait pour lui la basilique de Notre-Dame d’Afrique. Source: article de Hassan Guerab(juin 2007)