02 octobre 2007
La babouche et le pied noir
Il était un petit
pied noir
Qui logeait dans une babouche
Tous deux faisaient
plaisir à voir
Marchant du matin jusqu'au soir
La
babouche autour du pied noir
Et le pied noir dans la babouche.
La babouche un jour dit :
"Pourquoi
Traîner ce pied noir avec moi?
Marcher
ensemble, quel calvaire
Il est lourd, moi je suis légère
S'il
voulait libérer les lieux
Seule, je marcherais bien mieux
!"
Dès lors, la babouche
travaille
Pour blesser le pied, le tenaille,
Le comprime, et
fait tant d'efforts
Que le pied noir ayant un cor
Et prenant
brusquement la mouche
Se retire de la babouche.
Le pied noir, lui s'est
replié
Bien sûr dans ses petits souliers
Mais il a
poursuivi sa route
Et la plus étonnée sans doute
fut
la babouche qui n'a pas compris, mais vu
Que sans petit pied noir,
elle ne marche plus.
Christian VEBEL
Commentaires
Trois Anes
Ils étaient trois à nous faire rire,et Dieu sait combien nous en avions besoin à Alger :
Les chansonniers : Pierre-Jean Vaillard, Christian Vebel et Georges Bernardet étaient les Trois Baudets après avoir été les Trois Anes.
Cette charge remarquable aurait été tenue comme séditieuse il y a encore quelques années...C'est du La Fontaine algérois.De la bonne eau fraiche..
et pourtant...
C'est émouvant ce texte ..c'est vrai que nous aurions du rester ensemble si "les agents extérieurs" n'avaient pas gaché notre beau reve..souvent les pieds ne savent pas ce que fait la tete....et la tete se fout éperdument de ses pieds !! bises!!!
tellement vrai
ce poeme est tellement vrai. Il suffit de lire entre les lignes,une veritee incroyable en ressort.
Merci au createur de ce poeme
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