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La Kabylie(extrait d'un livre de R.de Bonand/1912,acheté dans une brôcante)

 

 

La Kabylie,qui commence à quelques cinquante kilomètres d'Alger,se termine de l'autre côté,à Bougie.Cette dernière ville,placée sur le versant d'une montagne,s'élèvant en presqu'île au milieu de la mer,a l'aspect d'une ville des lacs italiens.

C'est de Bougie,aprés avoir parcouru la route de la corniche algérienne,que l'on peut aller à Sétif par les gorges du Chabet el Akra.

Ces gorges ont huit kilomètres de longueur et de chaque côté de la route qui serpente le long du torrent se dressent les murailles verticales de montagnes de 1500 mètres de hauteur.Finie seulement en 1870,cette route permet au touriste de voir une des merveilles de l'Algérie.C'est une nouvelle variété de ces merveilles et elle laisse derrière elle toutes les gorges de Suisse et du Tyrol.

Toute la côte est essentiellement pittoresque et aussi le pays qui s'en rapproche.

Constantine,sur un rocher que le Rummel entoure de trois côté à 200 ou 300 mètres de profondeur,est une forteresse naturelle,accessible seulement du côté de Sétif,par un passage étroit.On se demande comment les Français purent jamais s'emparer de la ville.Il est vrai que les Arabes étaient bien mal commandés par ce Bey Ahmed dont on peut comprendre le caractère et l'existence en visitant son superbe palais.Ahmed aimait le luxe et la vie façile,mais n'était pas préparé pour une lutte contre de tels ennemis.Il construisit son palais durant les années qui précédèrent la prise de Constantine.

C'est ,en Algérie,le plus complet spécimen d'un grand palais arabe et on peut dire que c'est le seul de cette dimension.

Les murs sont recouverts de vieilles faïences admirables qu'Ahmed avait pris chez de riches habitants de Constantine.

Les colonnes de marbre des cours proviennent ,en partie des ruines romaines de Djilma.

La reconstitution de la vie du Bey, et de ses femmes,véritables esclaves,est façile à faire dans ce milieu.

Des fresques assez curieuses par leur simplicité et leur origine,recouvrent les murs du portique entourant la grande cour.Elles sont l'oeuvre du cordonnier français Lelong,prisonnier et esclave d'Ahmed pendant dix ou quinze ans,mais à qui il rendit la liberté comme récompense sans doute de son oeuvre.Ces fresques représentent les principales villes de l'Islam