21 février 2008
Le parc d'el kala(La Calle) en danger
El Kala(La calle) dernière ville avant la frontière tunisienne
Préambule:
Pourquoi je m'associe à ce combat?..une raison bien simple:tout d'abord la protection de la nature nous concerne tous!(de même que la conservation de notre patrimoine mondial...mont st michel...Venise...les piramides..les lacs...les forêts)ensuite,je fais partie de la génération de la guerre qui n'a pas eu le bonheur de connaître ces magnifiques paysages,si ce n'est par ce que nous en disaient nos parents et je voudrais qu'ils soient protégés et conservés pour les générations futures
Pétition pour sauver le parc national d’El Kala(La Calle)
Le
parc national d’El Kala (PNEK) est une aire protégée
de 80 000 ha située dans l’extrême nord-est de
l’Algérie. C’est l’un des plus importants centres de
biodiversité en Méditerranée. Il rassemble sur
une superficie relativement peu étendue plusieurs écosystèmes
typiques de cette région de la planète.
Sa partie
marine est peuplée de faune et de flore qui ont pour habitat
ses herbiers de posidonies et ses récifs de corail rouge. La
côte que se partagent des criques rocheuses et de petites
plages de sable servaient il n’y a pas si longtemps encore d’abris
pour le phoque moine ou de lieu de ponte pour la tortue verte ou la
tortue caouane. Les maquis littoraux de chêne kermès et
les forêts de chêne-liège couvrent les basses
collines qui enserrent le complexe de zones humides unique en
Méditerranée. Ils cèdent la place au majestueux
chêne zen dans la partie montagneuse du sud.
C’est le
domaine du cerf de barbarie, du lynx caracal, de l’hyène
rayée, du renard roux ou doré, de la mangouste, de la
genette, du chat sauvage, du porc-épic, du hérisson, de
la loutre... Autour des lacs et des cours d’eau qui les alimentent,
dans les marécages et les sols détrempés, le
chêne s’efface pour laisser la place à l’aulnaie, la
forêt humide de nos contrées. Le patrimoine du parc est
impressionnant : 850 espèces végétales, le
tiers de la flore d’Afrique du Nord, 37 espèces de
mammifères dont 2 chiroptères et l’hypothétique
phoque moine, 21 rapaces nicheurs dont l’aigle pêcheur et le
faucon d’Eléonore, 70 espèces oiseaux d’eau dont le
fuligule nyroca ou l’érismature à tête blanche,
9 oiseaux marins, une centaine de passereaux, des centaines de
fleurs, d’orchidées, le nénuphar blanc, etc. Tous ont
besoin de ces habitats dans leur intégralité pour
survivre et se reproduire naturellement.
Un parc national n’est pas, contrairement à l’idée
répandue, un territoire figé sur une carte, réservé
exclusivement au tourisme ou au safari. Il a une fonction. C’est un
outil inventé pour gérer des espaces naturels et avec
lequel, il y a 25 ans à El Kala, l’Algérie a décidé
de mettre sous protection l’inestimable patrimoine naturel de cette
région. Les parcs nationaux conservent la vie sous toutes ses
formes et expressions et c’est là le rôle qui leur a
été confié lorsque l’homme a pris conscience
des dégâts qu’il causait à sa source de vie, de
nourriture, de remèdes, de savoir, de récréactivité.
En décidant de créer un parc national à El Kala
en 1983, l’Etat algérien a pris l’engagement d’y laisser
l’avantage à la nature et à son épanouissement
au titre de part d’héritage des générations
futures. C’est le statut de l’aire protégée. Au fil
des ans, le PNEK a eu à subir des dégradations dont
certaines sont extrêmement graves et probablement
irréversibles, mais elles ne causeront pas, mêmes toutes
réunies, autant de tort que le tronçon de 20 km de
l’autoroute Est-Ouest qui doit le traverser dans sa partie
centrale.
Ce petit bout d’autoroute, en dehors des nombreux dommages qu’il
va engendrer, va déclasser le parc national en lui faisant
perdre son statut d’aire protégée au sens que lui
donnent les définitions et concepts de la conservation de la
nature. Le parc national ne pourra plus être appelé parc
national. Il va donc disparaître et il n’y aura plus rien
pour assurer le minimum de protection à son territoire. Voilà
où réside le véritable danger apporté par
ce bout d’autoroute. Il faut à tout prix empêcher
cela. Il faut différer la réalisation de ce tronçon
et chercher des solutions qui contribuent à la fois aux
objectifs de conservation de la nature assignés au parc et à
ceux du développement du réseau routier. Les solutions
existent. Elles font appel à l’imagination, à la
compétence, à la probité. Pour toutes ces
raisons, les signataires de cette pétition qui sera adressée
à Monsieur le Président de la République Algérienne,
demandent de surseoir à la réalisation du tronçon
de l’autoroute pour permettre de rechercher des tracés qui
ne compromettent pas l’existence du parc national d’El Kala.
En savoir plus sur le Parc:
Pour signer la pétition:
:: Sauvonsleparc.org ::





