06 avril 2008
Un italien à Laghouat
Giacomo Molinari à Laghouat
Lors
de la conquête de l'Algérie,la ville de Laghouat (al
Aghwât) représentait un point stratégique,car en
tant que porte du sahara,elle pouvait servir comme base pour une
expansion ultérieure vers le sud.Laghouat
fut conquise aprés de durs combats,en 1852.Le général
Du Barail,commandant de la place,fit débarasser les gravats de
la ville et, sans attendre les directives du gouverneur général
de l'Algérie,ordonna que l'on récupère briques
et pierres afin de construire les édifices nécessaires
à l'exercice de l'administration.Pendant la reconstruction de
la ville,on procéda aussi à l'édification de la
grande mosquée de El-Saffeh,qui commençà en
1853,année ou arrivèrent de Lombardie-Vénétie,sept
maçons italiens.L'un d'eux aurait donné son propre nom
à ce lieu de culte,qu'on nomme encore de nos jours:la mosquée de Mouninar.Mouninar était
Giacomo Molinari.Losqu'il arriva à Laghouat,il avait 39 ans,et avait une formation d'architecte. C'est lui qui conduisit les travaux.Il
était né le 28 aout 1814 à Cavagnano(aujourd'hui
province de Varese)de Giovani Molinari et Giuseppa Bianchi.Il fut
baptisé,sous le nom de Giacomo ,dans l'église de
Sant'Ambrogio di Cuasso al monte.
Une
fois la construction de la mosquée achevée,le groupe de
maçons italiens quitta Laghouat,à l'exception de
Giacomo Molinari qui resta et se convertit à l'islam,prenant
le prénom d'Ahmed.Nous ne savons pas la date exacte ni les
circonstances de sa conversion,mais il est incontestable qu'il
s'intégra parfaitement à la population et aux coutûmes
musulmanes.Il épousa une femme de la tribu de Sidi Bouzid avec qui il eut quatre enfants:un garçon(Mohammed) et trois filles.Astronome à ses heures,Laghouat avait une situation privilégiée pour lui permettre d'explorer la voie lactée.La
dernière trace laissée par Ahmed Molinari,consiste en
son testament,daté du 28 juillet 1908 et déposé
en l'étude du notaire français Paul Carel.
Le
testament se termine ainsi:« Je ne possède rien. J’avais
un jardin que j’ai vendu aujourd’hui même, moyennant le
prix de douze cents francs, somme qui m’a servi à payer une
dette de pareille somme, que je devais à M. Isaac ben Lalou
».
« Je désire être inhumé,
après ma mort, dans le cimetière musulman de Sidi-Yanès
».
Source :Claudio mutti(traduction par mes soins)et divers
Un poème de son petit fils:
J'avais oublié que les roses sont roses J'avais oublié que le ciel est bleu,j'avais oublié tant de belles choses, j'avais oublié, où avais je les yeux ,des vers à mediter en silence dans le brouhaha de l'ame qui se transcende pour s'arrimer à la quintessence de cette ville pleine de grace ,de charme, et de beaucoup d'amour .
Amine Lotfi Soukhal petit fils de Giacomo Molinari (souce:Blog-city info)
Commentaires
Laghouat
Vraiment intéressant et peu connus ce récit et le destin de ce personnage, me semble-t-il ?
Du moins pour moi,une découverte .
Une autre traduction parle de "Mouninar",ainsi je le lis sur le net.En tous cas une nouvelle pierre ajoutée à notre connaissance de l'Algérie par un vrai maçon !. .
intéressant je ne connaissais pas ce "maçon" si bien intégré dans le milieu où il était arrivé de loin....
De Cavagnano à Laghouat, de Sant Ambroggio à Sidi Yanes, l’étrange itinéraire de Giacomo-Ahmed aura-t-il croisé celui qui, de 1799 à 1859, conduisit de Milan à Alger, un autre muratore, Giovanni-Jean, mon arrière-arrière grand-père ?
Et bien là mon ami tu nous a tous eus!! très bel article pour un homme qui laissa sa patrie pour notre pays natal..il fut surement heureux..et on le comprend..Bises René
Mon grand pere
bjr je suis l'ariere petit fils de Giacomo Molinari je suis fiere de mon grand pere C’était un grand homme merci a vous
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