Algerazur

ce blog est dédié à ma marraine Renée,décédée à l'age de 23 ans ,qui repose au cimetière d'hussein dey sur cette terre d'algérie ou je suis né.ce sera un lieu d'échange et de souvenir

06 avril 2008

Un italien à Laghouat

Laghouat

   Giacomo Molinari à Laghouat

 

Lors de la conquête de l'Algérie,la ville de Laghouat (al Aghwât) représentait un point stratégique,car en tant que porte du sahara,elle pouvait servir comme base pour une expansion ultérieure vers le sud.Laghouat fut conquise aprés de durs combats,en 1852.Le général Du Barail,commandant de la place,fit débarasser les gravats de la ville et, sans attendre les directives du gouverneur général de l'Algérie,ordonna que l'on récupère briques et pierres afin de construire les édifices nécessaires à l'exercice de l'administration.Pendant la reconstruction de la ville,on procéda aussi à l'édification de la grande mosquée de El-Saffeh,qui commençà en 1853,année ou arrivèrent de Lombardie-Vénétie,sept maçons italiens.L'un d'eux aurait donné son propre nom à ce lieu de culte,qu'on nomme encore de nos jours:la mosquée de Mouninar.Mouninar était Giacomo Molinari.Losqu'il arriva à Laghouat,il avait 39 ans,et avait une formation d'architecte. C'est lui qui conduisit les travaux.Il était né le 28 aout 1814 à Cavagnano(aujourd'hui province de Varese)de Giovani Molinari et Giuseppa Bianchi.Il fut baptisé,sous le nom de Giacomo ,dans l'église de Sant'Ambrogio di Cuasso al monte.
Une fois la construction de la mosquée achevée,le groupe de maçons italiens quitta Laghouat,à l'exception de Giacomo Molinari qui resta et se convertit à l'islam,prenant le prénom d'Ahmed.Nous ne savons pas la date exacte ni les circonstances de sa conversion,mais il est incontestable qu'il s'intégra parfaitement à la population et aux coutûmes musulmanes.Il épousa une femme de la tribu de Sidi Bouzid avec qui il eut quatre enfants:un garçon(Mohammed) et trois filles.Astronome à ses heures,Laghouat avait une situation  privilégiée pour lui permettre d'explorer la voie lactée.
La dernière trace laissée par Ahmed Molinari,consiste en son testament,daté du 28 juillet 1908 et déposé en l'étude du notaire français Paul Carel.
Le testament se termine ainsi:« Je ne possède rien. J’avais un jardin que j’ai vendu aujourd’hui même, moyennant le prix de douze cents francs, somme qui m’a servi à payer une dette de pareille somme, que je devais à M. Isaac ben Lalou ».
« Je désire être inhumé, après ma mort, dans le cimetière musulman de Sidi-Yanès
».

Source :Claudio mutti(traduction par mes soins)et divers

Un poème de son petit fils:

J'avais oublié que les roses sont roses J'avais oublié que le ciel est bleu,j'avais oublié tant de belles choses, j'avais oublié, où avais je les yeux ,des vers à mediter en silence dans le brouhaha de l'ame qui se transcende pour s'arrimer à la quintessence de cette ville pleine de grace ,de charme, et de  beaucoup d'amour .

Amine Lotfi Soukhal petit fils de Giacomo Molinari (souce:Blog-city info)

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