Algerazur

ce blog est dédié à ma marraine Renée,décédée à l'age de 23 ans ,qui repose au cimetière d'hussein dey sur cette terre d'algérie ou je suis né.ce sera un lieu d'échange et de souvenir

17 mai 2008

La plaine célèbre d'Alger

mairie_pan                                                   

                             Mairie de Boufarik                                                                                             
La Mitidja

Il s'agit d'une plaine du centre de l'Algérie,aux limites précises.Elle s'étend du petit massif côtier du sahel,tout prés de la méditérranée au nord,jusqu'à l'Atlas Tellien au sud.Si on la limite par des localités,elle va de Marengo à l'Ouest,jusqu'à Larba à l'Est,sur une distance approchant les 100Km à vol d'oiseau,et de Zeralda au Nord jusqu'à Blida au Sud,sur une largeur bien moindre,de l'ordre d'une trentaine de Km.Si bien que la superficie de la Mitidja est d'environ 3000 Km2,c'est à dire la moitié d'un département Francais moyen.

Cette plaine s'ouvre largement à l'Est,sur la mer,entre Alger ,qui en est à la fois la porte d'entrée etl'éxutoire,et Maison carrée.Elle finit à l'Ouest,sur les versants du Sahel et les contreforts du Zaccar,massif qui la sépare du bassin du Chélif.C'est un ancien golfe marin que les alluvions transportées par les rivières descendant de l'Atlas,ont amené dans la cuvette géologique.Sa pente est faible et son altitude modérée(de 50 à 200 mètres).La montagne qui,au Sud,domine la Mitidja,est un fragment de l'Atlas Tellien qui présente deux aspects très pittoresques:le Bouzegza à l'Est et l'Atlas Blidéen à l'Ouest.Celui ci a comme point culminant,le Kef Sidi Abd El Kader(1629m) dans le djebel Gerroumene d'où l'on jouit d'un magnifique panorama.Plus à l'Ouest,le Djebel Mouzaïa n'est pas très loin avec 1604 m.Ces montagnes n'étant qu'à une trentaine de kilomètres de la mer,la pluviosité est importante et l'hiver la neige les recouvre.
On peut distinguer deux Mitidjas: la Mitidja de l'Est ou Basse Mitidja,en direction de la Kabylie,et la Mitidja de l'Ouest ou Haute Mitidja,en direction de l'Ouarsenis.En 1830,au début de la conquête par l'armée Française,c'était une plaine marécageuse que les fièvres et les pillards semblaient rendre à tout jamais inhabitable.Citation du Général Duvivier:''Des plaines,telles que l'infecte Mitidja,sont des foyers de maladie et de mort.L'assainir? On n'y parviendra jamais.Boufarik est un malheur!il y a là une petite population qu'il faut empêcher de s'épandre''.
Pendant longtemps on disait d'un visage rendu livide par la fièvre:''C'est une figure de Boufarik''.
Malgré la quinine et l'hôpital,la mortalité était énorme dans cette bourgade en plein centre de la Mitidja.Le seul mois d'octobre 1840 voit mourir 48 fiévreux sur 400 habitants.Les drainages,la lutte contre la malaria,le courage des survivants,firent peu à peu de cet hinterland d'Alger(ville cliente et port d'exportation)une terre saine et propre à toutes les cultures,notamment méditerranéennes.
Au début,ce furent les cultures maraîchères et vivrières qui furent produites.Quand à la vigne,elle prit une grande expansion,dans les années 1870,suite à la crise due au phyloxera, en métropole.La Mitidja devint la terre d'election des agrumes(oranges,mandarines,clémentines),arboriculture très rémunératrice(le tiers de la production Algérienne).D'autres cultures à forte rentabilité ,comme le tabac et les plantes à parfums s'y ajoutèrent.A part Blida et Boufarik,la population s'établit dans de petites villes(dîtes de colonisation..),de gros villages et de fermes isolées.
Source:Jack Roussel
Pour en savoir plus sur la Mitidja,voir(sîte des Arbeens-préface d'henri Pello):

Un peu d'histoire

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Chanson:''les filles de Boufarik''

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04_orangina_afficheNaissance d'Orangina à Boufarik

Nous sommes dans les années vingt. L'Algérie se couvre d'orangeraies. Et c'est en visionnaire que Léon Béton, qui élabore et commercialise des huiles essentielles de lavande et de géranium, rassure les agriculteurs de sa région en quête de débouchés pour leurs fruits. Un voyage à la foire de Marseille, à l'automne 1935, va mettre fin à leurs lamentations : Léon Béton rapporte à Boufarik, petite ville de la plaine de la Mitidja au sud d'Alger, la fameuse formule, fruit de sa rencontre avec un pharmacien de Valence.

Le docteur Trigo Mirallès vient en effet de mettre au point un concentré de jus d'orange, appelé Naranjina («petite orange» en espagnol).
La bouteille, composée d'un flacon ventru, contient du concentré d'orange et est surmontée, en guise de bouchon,d'une fiole renfermant de l'huile essentielle d'orange.
C'est ce mélange, additionné d'eau sucrée puis gazéifié, que le Dr Trigo baptise "Orangina, soda de Naranjina", en 1936.
Cette année-là, le produit, déjà enfermé dans une bouteille granuleuse et ventrue comme une orange, est présenté à la foire d'Alger. 1937 : le Dr Trigo vend sa recette à Léon Béton, qui commercialise le produit en Algérie avec un succès immédiat. Un succès interrompu par la guerre d'Espagne, d'où est importé le concentré, puis par la Deuxième Guerre mondiale.
C'est à Jean-Claude Béton, jeune ingénieur agricole qui a repris les activités de son père en 1947, que l'on doit la concrétisation des projets de Léon Béton. Chargé de l'exploitation de la marque Orangina pour la France et ses colonies, il fonde en 1951 la Compagnie Française des Produits Orangina (CFPO) et la dirige jusqu'en janvier 1990 . Le 23 janvier 1951, Naranjina Nord-Afrique sort ses premières fabrications dans l'usine de Boufarik, offrant enfin leur débouché aux orangeraies de la région.

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