22 novembre 2009
Albert Camus au Pantheon
Albert Camus au Pantheon!..
Il
aimait le soleil, les horizons ouverts, les biens naturels... Il
voulait être enterré à Lourmarin, où cet enfant élevé dans la
pauvreté et l’humilité, avait acquis une maison avec l’argent
de son prix Nobel. Il repose dans le cimetière de ce village
provençal, sous une tombe toute simple, couverte de laurier et de
romarin.
Nicolas Sarkozy souhaite transférer les restes d'Albert Camus, décédé il y a cinquante ans, au Panthéon début 2010, mais il se heurte pour l'instant au refus du fils de l'écrivain, Jean Camus. Selon son entourage, Jean Camus estimerait qu'une telle décision serait un "contresens" sur la vie de l'auteur de l'Homme révolté. Il craindrait une "récupération" de son père par le chef de l'Etat,
Source:Le monde
Oui, nous savons tous qu'Albert camus n'aimait pas les honneurs! Il serait certainement bien plus fier de la Stèle élevée en son honneur à Tipasa ou il aimait tant se rendre,depuis Alger pour méditer et écrire.Ou alors il voudrait qu'à travers lui on reconnaisse enfin la communauté'' pied noir'' composée de gens d'origine diverses(Français métropolitains,italiens,maltais ,espagnols comme sa mère Catherine Sintés,minorquine, petite cousine de mon grand père Antoine Bosc), et aussi tous les habitants d'Afrique du nord qui se sont battus lors des deux grandes guerres pour la France,lui que son père n'a pas vu grandir car mobilisé en septembre 1914 et tombé à la bataille de la marne en octobre.
Il s'était d'ailleurs exprimé dans ce sens en 1957,lors de la remise de son prix Nobel:
Voir mon article de Mars 2009:
Albert Camus-Prix Nobel fier de ses racines - AlgerazurAlgerazur
Tipasa, Algérie: stèle en mémoire des Noces à Tipasa d'Albert Camus, essai écrit en 1939, sur laquelle est inscrit un extrait: «Je comprends ici ce qu'on appelle gloire: le droit d'aimer sans mesure. Abert Camus». En arrière plan, le Mont Chenoua.
Source :Wikimedia
La réaction de sa fille :
"C'est une question qui me dépasse, je me sens très petite. J'admire ceux qui ont une idée très arrêtée, moi j'ai que des doutes", "je suis vraiment dépassée par ça", a confié Catherine Camus, qui gère l'héritage de son père.
"Je pense à tous ceux qui sont de la même origine que mon père, c'est-à-dire très pauvres, et à ma grand-mère qui était femme de ménage et peut-être que c'est aussi un hommage qui lui est rendu à elle, et que de ce point de vue là, c'est peut-être aussi un symbole pour tous ceux pour qui la vie est très dure", a-t-elle dit.
Source:Nouvel Obs
Alors je suggererai ceci à notre pésident:
Pourquoi ne pas faire voter une loi autorisant l'academie Française , à titre exceptionnel ,à faire proceder à l'election à titre posthume d'un écrivain ou tout homme de culture ayant profondement marqué son siècle par son oeuvre ou son engagement humaniste .
Et
pour conclure cette citation d'Albert Camus :
La
société politique contemporaine : une machine à désespérer les
hommes
Albert
Camus - Extrait d'Actuelles(Editions Gallimard 1997)
Voir aussi le site de Francine et Pierre Jean Cardona :
La jeunesse d'Albert Camus
01 septembre 2009
Arc en ciel à '' Bains Romains'' - Alger
Quand vient la fin de l'été...
sur la plage...
Souvenirs de notre jeunesse.....
Merci à Jocelyne Mas-Lévèque-Fougère, écrivain, nommée parmi les 100 Femmes de l'Année,de m'avoir autorisé la publication de cet extrait de :
« De la Côte Turquoise à
la Côte d'Azur»,
livre illustré, Médaille de Bronze au Grand Concours International
du Centre Européen pour la Promotion des Arts et Lettres.
Arc-
en-ciel
C'est la fin de l'été. Sur la plage Martin,
à Bains Romains, nous sommes réunis comme tous les après-midi,
depuis le début des vacances. C'est notre plage, notre lieu de
rendez-vous.
Il y a Josette, Danièle, Jacques, Henri-Noël,
Nicole, Geneviève, Claudine, Marie-Christine, Georges, Marc, Hélène,
Marie-Jeanne, Élisabeth, Léa, Claude, Roger, Madeleine,
Marie-Thérèse.
Nous sommes silencieux, moroses, tristes,
l'enthousiasme des vacances a disparu.
Bientôt, il nous faudra
quitter nos bancs de sable et regagner nos bancs de classe.
Au
loin, il tonne, il fait lourd, le temps est à l'orage. Le chant des
cigales est assourdissant. Chacun est plongé dans sa rêverie qui
n'est pas loin de devenir mélancolie. On se promet de s'écrire, de
se revoir, de ne pas s'oublier jusqu'à l'été prochain.
Des
éclairs zèbrent le ciel à l'horizon. Les grondements du tonnerre
se rapprochent. Il va pleuvoir mais aucun de nous n'a envie de
rentrer. Les amoureux de l'été se tiennent la main et jurent de
s'aimer toujours.
La mer prend une teinte violette, les vagues se
brisent avec fracas sur les rochers, de temps en temps, une très
grosse vague, comme un rouleau en colère, soulève une écume
blanche qui vient lécher nos pieds. Les gravillons crissent et
roulent emportés par la houle.
Le ciel devient de plus en plus
sombre, le vent se lève. De grosses gouttes de pluie tombent et
s'écrasent sur nos peaux nues. La pluie est fraîche et douce. Assis
en cercle, entortillés dans nos serviettes de bain, on attend, on ne
sait quoi.
Soudain, un cri “regardez un arc-en-ciel !“.
Tous les regards se lèvent, à l'horizon, là où la mer semble se
fondre avec le ciel, surgit un arc lumineux, magnifique,
resplendissant de couleurs. “Vite ! faîtes un vœux !“.
Le
petit village de Bains Romains semble éclairé de toutes ces
couleurs, quelle merveille ! les maisons paraissent roses, le ciel a
une teinte indéfinissable, bleu-violet. C'est une féerie de
couleurs, la lumière solaire se disperse et se reflète dans les
gouttelettes d'eau en suspension.
Notre moral est remonté en
flèche. C'est un signe du ciel : on se retrouvera tous.
Hélas,
l'été suivant ne ressemblera en rien, à nos étés insouciants et
joyeux.
C'est l'exil.
Nous voilà tous partis sur les routes,
dans toutes les directions, emmenant avec nous, notre colère, notre
chagrin, notre désespoir, pleurant la perte de notre merveilleux
pays.
Oui c'était un signe du ciel, on se retrouvera tous ou
presque quelque quarante ans plus tard !!!
Amitiés à tous mes
compatriotes.
Voir
le sîte de Jocelyne Mas:
http://www.jocelynemas.com
28 avril 2009
Gustave Eiffel:De Paris à El Ourit par Gabarit
2009 -120ème anniversaire pour la grande Dame de Paris!
La
Tour Eiffel ,à Paris ,a été achevée le 31 mars 1889. Elle a été
édifiée par Gustave Eiffel pour l'Exposition universelle de Paris
qui devait célébrer le centenaire de la révolution Française.
Mais,Gustave Eiffel a aussi construit des ponts :
Le pont de Garabit en Auvergne
Le pont de Garabit est situé en Auvergne. Il a été construit par gustave Eiffel de 1881 à 1884. Sa longueur totale est de 564m.
voir aussi :Gustave Eiffel
Et aussi celui d'El Ourit,en Algérie...
El
Ourit est à 7 km de la ville de Tlemcen. le pont métallique
construit au XIXe siècle par Eiffel enjambe le torrent des cascades.
C'est par là, dominant ce grandiose et luxuriant panorama ,(Un canyon
impressionnant et majestueux, encadré par de très hautes montagnes
,du côté Est le Djebel Chaouiter, de 1.163 m d'attitude, du côté
Ouest par le Djebel Hanaf, de 1.208 m d'altitude) ,que
passe le train de Bel-Abbès.
Un ravin très profond est creusé
dans la dolomie, roche calcaire laissant des escarpements roses et
certains rouges. Sept «gueltas» sont formées en étages et donnent
des cascades grâce aux eaux de sources et le trop-plein du barrage
d'El-Mefrouch, situé en amont. Dans ces gueltas, de différentes
grandeurs, Ezzerga, Ouerda, Tbal, Faroudj, Spahis..., de nombreux
Tlemcéniens ont appris à nager, quelquefois en faisant l'école
buissonnière.
L'ancienne
route des Cascades (El-Ourit) menant à Aïn Fezza est devenue,
vendredi 13 février dernier, le lieu de prédilection pour des
milliers d'automobilistes venant de toutes parts pour admirer les
Cascades qui ont «repris vie» après les lâchers du barrage du
Mefrouch.
Voir article à ce sujet:
Tlemcen : Ruée sur les Cascades...
01 avril 2009
Paul Belmondo sculpteur Algérois aura son musée cette année
Hommage de Boulogne Billancourt
à Paul Belmondo
A
Boulogne-Billancourt, le futur musée « Paul Belmondo et la
sculpture figurative du XXe siècle »
présentera l'oeuvre du sculpteur Paul Belmondo et de ses
contemporains..Dans cet établissement, qui ouvrira ses portes au
public à l'automne 2009, seront exposés 250
sculptures, 900 dessins et 3 000 croquis donnés à la ville par la
famille de l'artiste.La
reconstitution de son atelier permettra de présenter le métier de
sculpteur. Enfin, les réserves, les archives et les médailles
seront accessibles au public
En savoir plus:
Donation_oeuvres_de_Paul_Belmondo
C'est au 25, rue Clauzel à Alger que Paul Belmondo le sculpteur Algérois vit le jour le 8 août 1898
Fils de Paul Belmondo, forgeron- chaudronnier, Italien du Piémont et de Rosine Chiritto, originaire de Sicile. Son don pour la sculpture se déclare très tôt, sa toute première oeuvre est une tête de chien, réalisée à l'âge de 19 ans, avec des outils forgés par son père. Mobilisé pour la guerre de 14-18, Paul Belmondo est blessé à la bataille de Saint- Mihiel, près de Verdun. Retour à Alger, où il reçoit la première bourse du gouvernement général en Algérie pour aller étudier à Paris. En 1921, il est étudiant à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Jean Boucher. Dès lors sa carrière est lancée, de 1922, date de sa première installation dans un atelier d'artiste à Montparnasse et de sa rencontre avec Charles Despiaut. Paul Belmondo participe à plusieurs salons où il reçoit des distinctions pour des sculptures comme « Eve », ou « le retour des athlètes ». En 1930, il épouse Madeleine Raynaud-Richard, avec laquelle il aura trois enfants, Alain-Paul (1931), Jean-Paul (1933), Muriel (1945). En 1934, le sculpteur obtient deux importantes commandes de l'Etat, « la Danse », un métope en pierre pour la façade du Théâtre de Chaillot, et « Le Printemps », statue en plâtre patiné pour le foyer du théâtre. Paul Belmondo réalisera plusieurs oeuvres sur commande, comme « La République » en 1938 pour le bureau du ministre de l'Instruction Civique et des Beaux-Arts, un « Nu de Femme » pour la ville de Terrasson en Dordogne, un bas-relief pour le pavillon français à l'exposition Universelle de New-York en 1939... Mobilisé, fait prisonnier, puis démobilisé en 1940, Paul Belmondo poursuit sa carrière, avec des expositions collectives à Paris, au Salon des Tuileries. En 1952, il entre comme professeur de dessin aux Beaux- Arts de Paris, où il enseignera plusieurs années. La ville d'Albi lui achète le Buste de Vlaminck, exposé aux Tuileries en 1959. En 1960 il est élu à l'Académie des Beaux- Arts.
Il meurt à Paris le 1er janvier 1982,à 84 ans aprés une vie entière vouée à la sculpture.
Voir aussi :Paul Belmondo - Wikipédia
La sculpture « La Danse » de Carpeau, qu'on voit sur la façade de l'Opéra de Paris, est une copie de Paul Belmondo, réalisée en 1963, en remplacement de l'original maintenant au musée d'Orsay.
La première grande rétrospective de son oeuvre a eu lieu en 1976, à l'Hôtel de la Monnaie de Paris.
La baigneuse -1955-Rue Royale à Orléans
01 mars 2009
Albert Camus-Prix Nobel fier de ses racines
FRANÇAIS
D’ALGERIE ''Pied Noir''
Le
discours que prononce Camus à Stockholm lors de la remise de son
prix Nobel,le 17 octobre 1957, est d’une si grande importance que
l’on pourrait en recommander la lecture, aussitôt après le
Premier Homme,
son roman posthume, à ceux qui veulent s’initier à son œuvre.
Camus tient d’abord à y souligner qu’avec lui, c’est un
Français d’Algérie qui
reçoit cette distinction mondiale. Il veut rappeler que parmi cette
population, désignée sous le nom de « pied-noir
»
que l’on dit alors constituée de colons aisés et sans scrupules,
il
peut se trouver des êtres issus des milieux les plus pauvres et
capables de faire honneur à leur pays et à l’humanité. Le
Camus algérien est entièrement dans ce rappel (ou ce défi) et on
l’y retrouve mieux encore que dans la fameuse réplique, d’ailleurs
toujours tronquée quand on la cite, qui fut celle de Camus en
réponse à des étudiants algériens résidant à Stockholm : «
Entre ma mère et la justice, je préfèrerai toujours ma mère ».
Ainsi raccourcie et trahie, la citation choquera les esprits les
moins prévenus, parfois même dans l’entourage de Camus, et on
devra attendre mai 2006 pour entendre un président de la République
algérienne, Abdelaziz Bouteflika, déclarer que la préférence
ainsi donnée par Camus à la mère traduit un sentiment vraiment et
profondément algérien.
Source:Culture.fr
26 août 2008
Un grand peintre d'Algerie
Nasreddine Dinet
vie et œuvre
«Nasreddine Dinet est véritablement un artiste qui maîtrisait son métier et un homme de cœur et d'esprit, animé par une foi très sincère. C'est aussi un être attachant et pourtant solitaire...»
Mohammed Racim
Cité du bonheur de vivre, comme l'évoque si bien son nom, Bou-Saada éclôt au sein d'une des oasis les plus attachantes d'Algérie, dans un site merveilleux où s'accordent l'azur du ciel, Je profil des dunes, la ligne infinie de l'horizon saharien...
C'est là que repose le corps de Nasreddine Dinet, grand peintre et humaniste de l'Algérie, sous une modeste kouba blanche, baignée par l'intense lumière du Sud et bercée par la douce chanson des palmiers et l'air nostalgique de la flûte bédouine...
Pourtant son origine européenne, sa famille bourgeoise et catholique, son éducation occidentale étaient loin de laisser prévoir l'extraordinaire destinée de Dinet.
En effet, Alphonse Etienne Dinet est né à Paris, le 28 mars 1861, d'une famille originaire du Loiret.
Son père était avoué près du Tribunal de la Seine, son grand-père, ingénieur, fils d'un procureur du roi à Fontainebleau. Sa mère, Louise Marie Adèle Boucher était elle-même fille d'avoué.
Après de bonnes études secondaires couronnées par son succès au baccalauréat, il a accès à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Dinet obtient une médaille à sa sortie des Beaux-Arts. La question du choix de sa carrière est âprement débattue en famille, et sa sœur rapporte à ce sujet « qu'il serait en effet, tout naturel qu'il se décidât à faire son droit en vue de reprendre l'étude paternelle... ». Mais le jeune Dinet refuse et décide de se lancer dans la peinture pour permettre à « ses dons exceptionnels »de s'épanouir. Sa première œuvre, « La Mère Clotilde » fut bien accueillie par les critiques et les amateurs du Salon de 1882.11 s'agissait du portrait d'une vieille paysanne avec sa coiffe blanche caractéristique.
En 1883, il reçoit une mention honorable pour son « Rocher de Samois »(Fontainebleau) et fait son premier voyage en Algérie. En 1884, le Salon du palais de l'industrie lui décerne une troisième médaille et surtout une bourse qui lui permet de repartir en Algérie.
Il fait alors un grand périple jusqu'à Ouargla et Laghouat. C'est la découverte décisive et émerveillée du Sud qui va profondément marquer la vie de Dinet. Parmi les œuvres lumineuses rapportées de ce voyage, figure l'admirable vue des «Terrasses de Laghouat» (exposée au Musée National des Beaux-Arts .d'Alger).
En 1889, il obtient la médaille d'argent à l'Exposition Universelle de Paris.
Cette même année, Dinet fait la connaissance d'un jeune Algérien, Slimane Ben Brahim Baamer dont l'amitié devait lui rester toujours fidèle. Slimane Ben Brahim fut désormais associé à toute sa vie artistique et spirituelle. En effet, à partir de 1905, Dinet s'installe définitivement à Bou-Saada tout en continuant à effectuer de fréquents voyages en France. Il habite alors une modeste demeure au plafond de terre et de roseaux soutenu par les traditionnelles solives de thuya.
Guidé par Slimane Ben Brahim, Dinet put avoir accès aux milieux algériens, connaître le pays et faire d'innombrables voyages en caravane a travers le désert...
Il apprit aussi à parler l'arabe, à comprendre l'âme algérienne, les us et coutumes et à aimer la religion musulmane au point de se convertir lui-même à l'islam en 1913 sous le glorieux nom de Nasreddine, « Le triomphe de la religion ». Sidi Thameur, saint personnage de la région du Hodna n'a-t-il pas affirmé « Béni soit celui qui reste plus de quarante jours à Bou-Saada ! »
Cette conversion à l'islam a déclenché une sourde campagne de calomnies, amplifiée au fur et à mesure que Nasreddine Dinet persévérait dans sa voie.
Ses adversaires européens les plus déclarés commencèrent à crier au « traître de l'Occident». Pourtant, esprit lucide et profond, c'est en pleine connaissance de cause et avec tout le sérieux et la sincérité dont il faisait preuve que Dinet avait choisi. Obéissant à des raisons impérieuses que lui dictait sa conscience, Nasreddine Dinet ne se livrait ni à un ritualisme superficiel ni à une expérience exotique. Il s'efforçait de suivre strictement les préceptes orthodoxes de la religion musulmane.
Animé par une foi sincère, Nasreddine Dinet se révélait alors un homme d'action et de spiritualité, doté d'une personnalité qui séduisait tous ceux qui l'approchaient. Alerte et prompt à s'enflammer, il s'imposait dans ses entretiens par l'élévation de sa pensée, l'étendue de sa culture et la force de son caractère.
De taille moyenne, plutôt mince, il avait l'air distingué. Il s'habillait correctement et sobrement car il était contre tout travesti. Ce qui frappait dans son visage, c 'était l'éclat vif de ses yeux noirs qui témoignaient d'une vie intérieure intense et d'une réelle sensibilité.
L'artiste Bou-Saadi met alors tout son talent pour faire connaître la vie du désert, l'âme des Algériens, leur condition sociale...
Léonce Bénédite note en 1911 dans son journal que Dinet « ne veut plus peindre pour peindre mais se servir de la peinture comme d'un moyen d'expression pour traduire sa pensée, sans coquetterie d'artiste...
Sa production picturale ne dépassait pas une dizaine de tableaux par an et était alors appréciée par le monde des arts. Les musées de plusieurs capitales achètent des œuvres de Dinet (Musées de Berlin, Paris, Sydney, Tokyo...).
On en trouvait aussi chez les grands collectionneurs européens et algériens. En fait, pendant plusieurs années, ses œuvres n'arrivaient pas à son marchand de tableaux de la galerie Allard de Paris et étaient acquises aussitôt terminées. En décembre 1927, Dinet avait confirmé sa conversion à l'islam en prononçant solennellement devant le mufti d'Alger, la proclamation de foi, « Ech-Chahada ». Lorsque la nouvelle fut connue, ses anciens admirateurs commencèrent à le critiquer. Sa peinture devint, chose étrange, brusquement suspecte. Evitant de lui reprocher sa conversion, c'est à son art qu'on s'attaquait pour déchirer ses lauriers et transformer ses chefs-d'oeuvre en « oripeaux de l'orientalisme ». L'ostracisme des puissants groupes de pression coloniaux de l'époque fit échouer en 1929 un projet de fondation d'un musée consacré aux œuvres de Dinet. Cependant Nasreddine Dinet poursuit résolument sa voie, guidé par une foi profonde et agissante.
Au mois de mai 1929, à l'âge de 68 ans, il décide d'accomplir en bon musulman, le pèlerinage à La Mecque, malgré ses appréhensions et sa crainte de ne pouvoir résister aux fatigues et aux émotions de ce long voyage.
« J'ai vécu les impressions les plus sublimes de toute mon existence. Rien dans le monde, ni dans le présent, ni dans le passé, ne peut donner une idée de ce que nous avons vu comme foi monothéiste, comme égalité et comme fraternité entre deux cent cinquante mille êtres humains de toutes les races, pressés les uns contre les autres, dans le plus effroyable désert », écrit-il, de Djeddah.
Mais, peu de temps après son retour des Lieux saints, le 24 décembre 1929, El Hadj Nasreddine succombait, à Paris, à une courte et fatale maladie. Un service funèbre eut lieu à la mosquée de Paris. Puis, selon son propre vœu, son corps fut ramené à Bou-Saada où il fut enterré le 12 janvier 1930, suivi par une foule immense d'amis et d'admirateurs.
C'est à l'ombre des palmiers de l'oasis que se dresse sa tombe dominant le désert. Ce désert qui fut sa passion et qui l'aida à composer un hymne merveilleux à la gloire d'un pays, de son pays...
Quelques mois après sa mort, paraissait le « Pèlerinage à la Maison sacrée d'Allah », œuvre de piété qui témoigne à la fois de l'ampleur de ses connaissances et de l'ardeur de sa foi.
Suit alors une longue période de dédain et de mépris pour les œuvres de Nasreddine Dinet. Il faudra attendre la libération de l'Algérie pour qu'elles connaissent un regain d'intérêt et une juste réhabilitation.
Ses tableaux figurent dès lors dans plusieurs expositions organisées tant à Alger que dans de nombreuses capitales européennes et africaines.
Enfin, un musée consacré à Nasreddine Dinet et à Bou-Saada verra bientôt le jour dans l'oasis qui fut son refuge et son éden.
Nasreddine Dinet, un érudit et un croyant
Nasreddine ne s'est pas confiné dans son rôle de peintre, mais s'est adonné à la recherche de la vérité, lisant beaucoup et rédigeant de nombreux essais à caractère littéraire, historique et religieux.
Les écrits personnels ou les livres qu'il a publiés avec son ami, Slimane Ben Ibrahim, témoignent de sa volonté de démystifier l'opinion de ses contemporains sur les idées préconçues à l'égard de l'Islam.
Aussi fervent et éclairé que les autres fidèles musulmans, Nasreddine Dinet voulait contribuer à rendre à l'Islam la pureté que des confréries maraboutiques tentaient de ternir, poussées par l'obscurantisme et les manœuvres colonialistes.
Il a dénoncé, notamment dans « Khadra », le comportement indigne de certains « marabouts » de Zaouia soi-disant « Chorfa » qui arguaient de leur origine noble pour s'attribuer un pouvoir occulte incommensurable. Nasreddine rappelait à ces « suppôts» de l'oppression que Dieu n'a pas d'associé : « La Ilaha Illa Allah ».
Dans « L'Orient vu de l'Occident », il met en garde contre l'irrespect ou l'ignorance d'un grand nombre d'orientalistes occidentaux qui n'ont pas su interpréter les valeurs de l'islam. Il fustige l'hypocrisie de Louis Bertrand, les puériles invectives du Père Lammens et la malveillance de Léon Roches qui avait simulé d'être converti à l'Islam, à des fins inavouables...
Un maître de la peinture algérienne
Cependant le grand moyen d'expression de Dinet a été celui de l'art. Son don développé de l'observation lui permit de saisir sur le vif les traits essentiels comme le moindre détail nécessaire à la composition de œuvre. Dessinateur excellent, il a su également dompter sa palette magique pour utiliser les effets de la couleur.
« Il ajoutait à son instinctive sensation (de la vie) ses dons naturels d'observation qui il nous le dira lui-même un jour lui permettaient de retenir extraordinairement les expressions et les couleurs », mentionne sa sœur dans la biographie de Dinet.
En effet, coloriste merveilleux il reconstitue, somptueusement, les aurores et les crépuscules sur les dunes. Profond psychologue, il interprète magistralement l'âme bédouine.
La « Vue de M'Sila », les « Charmeurs de serpents », « Esclave d'Amour et Lumière des Yeux », « La Femme abandonnée », « Les Guetteurs », « Jeunes Filles arabes » constituent parmi tant d'autres, des chefs-d'oeuvre où la réalité et le mirage se côtoient pour créer une harmonie remarquable.
Il a également illustré les ouvrages de « Antar » en 1898, de « Rabie El-Qouloub » (le printemps des cœurs) en 1902, « Mirages » en 1906, « Tableaux de la Vie arabe» en 1908, «El-Faïafi wa El Qifar» (le désert) en 1911, «Khadra» en 1929...
Dès 1915, le grand miniaturiste algérien Mohammed Racim collabore avec Dinet pour les planches d'enluminures qui viendront enrichir « La Vie du Prophète Mohammed » «Khadra » et l'ouvrage posthume « Pèlerinage à la Maison sacrée d'Allah».
Cette collaboration permit aux deux artistes de tisser des liens fructueux dans le domaine de l'art et de la culture.
Par ailleurs, esprit curieux et méthodique, Dinet a consacré un temps important et des efforts inlassables pour étudier les problèmes techniques des mélanges de couleurs, de l'altération des toiles peintes, de la conservation physico-chimique des œuvres d'art et même du procédé de la peinture à l’œuf.
Ces recherches ont été exposées dans un ouvrage à caractère scientifique qu'il a publié en 1926, sur « Les Fléaux de la Peinture et les Moyens de les combattre ».
Il considère par ailleurs que la peinture abstraite contemporaine a eu de prestigieux précurseurs qui lui ont tracé la voie, il y a des siècles. Ce sont les maîtres de l'art décoratif musulman qui ont su mettre en valeur de belles matières pour décorer l'architecture civile et religieuse de mille entrelacs, de savants jeux d'arabesques et d'élégants motifs géométriques.
Du témoignage social à la vision des valeurs spirituelles
Cependant Dinet a choisi d'être un peintre figuratif. Qu'il traite de portraits, de paysages ou de sujets narratifs et allégoriques, sa peinture, magistralement rehaussée par l'harmonie des couleurs et la luminosité de l'atmosphère, l'a fait comparer à Ingres, à Courbet, à Manet ou au Suédois Zorn.
Mais à une époque où d'autres artistes continuent à puiser leur inspiration dans l'antiquité et la mythologie, Dinet se tourne vers le monde arabe pour le faire comprendre et le faire aimer.
Son art de l'exactitude recèle également une recherche métaphorique qui exprime une sensibilité engagée au service d'un idéal.
Car, à la précision de l'observation, s'ajoute l'intuition de la spiritualité qui se reflète chez ses personnages pour révéler leur âme, leur condition sociale et l'environnement culturel.
C'est ainsi que le recueillement, bien plus « El Khouchoua » sont pleinement restitués dans le tableau de la prière qui prend toute sa signification grâce à l'harmonie entre la vigueur sereine des hommes et l'ardeur de la foi dans l'attitude, le geste, le regard...
Son style figuratif n'est pas une manière de rivaliser avec la photographie mais grâce à une technique sûre et une maîtrise de la couleur, Dinet s'efforce de trouver un langage simple pour exprimer une réalité complexe qui échapperait autrement.
L'émouvante « Femme abandonnée » ne sourit pas, immobile, perdue dans sa contemplation de l'infini du désert, car elle reflète l'image de la solitude et du désespoir, de la résignation, face à la fatalité.
Cependant, la chaude lumière du désert qui fut l'inépuisable inspiratrice de Dinet lui permit également de peindre des nus dans des paysages féeriques.
Au-delà de la femme éphémère des Oulad Naïl, c'est le mythe de « Khadra »où la condition imposée à certaines femmes qu'il représente dans leur plasticité simple et crue. Mais la volupté émanant de ces teintes lumineuses et des couleurs chatoyantes exprime la beauté sans jamais sombrer dans la vulgarité.
D'autres toiles d'une tonalité flamboyante illustrent des visages radieux, le sourire angélique de l'enfant, la tristesse des êtres, la lumière et l'espace.
Accessible aux masses, sa peinture évoque en fait la condition humaine. Un pathétisme discret et une certaine recherche pour créer l'ambiance le rapprochent quelque peu de l'impressionnisme, mais son originalité réside essentiellement dans la manière de camper ses personnages et de marquer leur figure du sceau du destin.
L'un des plus saisissants de ces portraits se découvre dans le tableau de « L'Aveugle et l'Insouciance de la Jeunesse » qui raconte l'histoire de deux générations à travers la même destinée...
Voilà pourquoi, il suffit de regarder le visage ridé et émacié de la vieille femme aveugle pour sentir le poids des années, de la misère, l'empreinte de la souffrance atténuée, semble-t-il, par une foi inébranlable. Et, à côté, l'image optimiste d'une jeunesse trépidante d'espoir, assoiffée de connaissance et confiante en l'avenir.
Enfin, l'injustice, la misère et l'aliénation engendrées par le système de domination colonialiste sont souvent dénoncées courageusement dans des scènes émouvantes telles celles de «L'Indigénat» ou de «La Cueillette des Abricots»
En somme, c'est une vision des êtres et de leurs valeurs culturelle, psychologique et sociale qui sont autant de thèmes de réflexion et parfois d'amères méditations...
Nous retrouvons ainsi le fil d'Ariane qui relie la production artistique et littéraire de Nasreddine et rappelle l'entité humaniste de son œuvre et de sa vie.
Source:Dagnopsy.com
Voir:Expo tableaux méconnus-(source: Bou saada.net)
Nasreddine Dinet: Exposition déroulante

Tombeau du peintre à Bou Saada
04 mai 2008
Nos croyances-l'oeil de Sainte Lucie
L'oeil de Sainte Lucie
En Algérie, surtout sur la côte ,dans les familles,particulièrement celles ayant des racines siciliennes,on avait un oeil de sainte lucie!S'il perdait son éclat et devenait terne,on disait qu'il était mort.J'en ai toujours un que nous avons ramené et que je conserve précieusement.
Il
s'agit de l'opercule d'un mollusque gastéropode dit turbinidé,
genre de bigorneau appelé "biou"
mais d'une espèce particulière puisque sa coquille
n'est pas pointue comme la majorité des bious,mais..ronde .
Des
scientifiques signalent la présence de coquilles et opercules
du biou ou turbo en région Aquitaine sous la forme de fossiles
datant de l'Oligocène. lien : les
fossiles de Langoiran
Cet
opercule est en nacre orangée, magnifique, et sa forme l'a
fait appeler "oeil
de Sainte Lucie"
par les pêcheurs de la méditerranée. Ils le
conservent comme porte-bonheur, associé à l'argent ou
la prospérité puiqu'ils le glissent toujours dans leurs
porte-monnaies, dans leur tiroir-caisse, porte-feuille, tirelire.
Serti, il se porte en permanence comme bijou protecteur. Dans tous
les cas il éloignera le "mauvais oeil"! Il existe
d'autres espèces de mollusques fabriquant un très bel
opercule spiralé d'un côté, nacré de
l'autre et qui une fois poli et serti d'argent, or ou vermeil devient
un superbe et peut-être extraordinaire bijou.
mon oeil personnel
Sainte Lucie, la légende.
La mère de sainte Lucie souffrait d'une maladie incurable, mais lorsqu'elle fut guérie, Lucie distribua toutes leurs richesses aux pauvres. Ce geste irrita le fiancé de Lucie qui la dénonça comme étant une chrétienne convertie. Toutefois, le fiancé ne parvenait pas à oublier les beaux yeux de Lucie, si bien qu'elle s'arracha les yeux et les lui fit parvenir dans un plat. Après de nombreux sévices, elle mourut finalement d'un coup de poignard au cou. En Sicile, elle est considérée comme martyre et patronne protectrice des yeux. Elle est invoquée pour soigner les maux des yeux et de la gorge. On la représente portant un plat où reposent ses yeux et tenant dans l'autre main la palme des martyres.
24 janvier 2008
Camus et la rue Bab Azoun
Les
beignets de la rue Bab Azoun
Camus était élève au lycée Bugeaud, il avait 11ans quand il intégra la sixième, en 1924. Après une journée d'études, il ressentait un petit creux, qu'il comblait de beignets sortis tout chauds de leur bain de friture. Le marchand se tenait rue Bab-Azoun. A l'époque, on pouvait encore se nourrir pour rien... L'été, le grand délice, c'était la limonade qu'on buvait glacée dans des verres embués et qui vous faisait monter des bulles dans les narines, ou ce sorbet au citron, le «créponné», dont longtemps encore après l'avoir dégusté on conservait la pointe acidulée dans la bouche. L'Algérie du jeune lycéen était celle de l'insouciance. Camus jouait au RUA, le Racing universitaire d'Alger, et gardait les buts, poste qu'il abandonna à 17ans quand la tuberculose lui brûla les poumons.
Source:Mustapha Chelfi(nouvel obs.)
En savoir plus sur Albert Camus,
cliquez ici(Site de Francine et Pierre Jean Cardona):
La jeunesse d'Albert Camus
20 janvier 2008
Musée du Bardo-Alger
Merci à jacqueline pour ces envois.
Chambre de la favorite(merci à Sabine Bachelet pour son envoi)
Plafond de la Chambre
14 janvier 2008
Le nouvel an Berbère
Yennayer 2958, c’est aujourd’hui
La porte du nouvel an
amazigh “Tabburt u seggas” ou “Amenzu n’Yennayer” s’ouvre
le 12 janvier de chaque année. Ce jour inaugure l’an 2958 du
calendrier berbère dont le départ remonte à 950
avant le Christ. Les Imazighen qui célèbrent cette fête
du passage au nouvel an dans la liesse et la communion ont, à
l’instar d’autres civilisations dans le monde, leur propre
calendrier bien ancien, basé à la fois sur les
changements de saisons et les différents cycles de végétation
qui déterminent les moments des travaux agricoles, ainsi que
sur les positionnements des astres, comme la Lune et le Soleil.
Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers la Numidie. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier est très répandue,surtout en Algérie.
Origines
Vers 1968, l'Académie berbère a proposé de créer une "ère berbère" tout comme il y a une ère chrétienne et une islamique, et a fixé comme an zéro du calendrier bèrbère les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Egypte ancienne, lorsque le roi numide Chechonq Ier (Cacnaq) fondateur de la 22e dynastie égyptienne prit le trône et devînt Pharaon en Égypte. Avant d'envahir la Palestine, il réunifia l'Égypte. ÀJérusalem, il s'empara de l'or et des trésors du Temple de Salomon (un grand évènement cité dans la Bible).
Yennayer est la seule fête non musulmane commune à tous les peuples d'Afrique du Nord. Dans chaque région, elle donne lieu à des festivités diverses et à des repas familiaux.
Source:ouled kenchela.com
Calendrier amazigh et fêtes agraires .
L'année
agraire amazighe, comme toutes celles de l'aire méditerranéenne,
correspondant au calendrier julien que les Imazighens avaient adopté
des Romains, est découpée en quatre saisons : tagrest (
hiver), tafsut ( printemps), iwilen ( hiver), amewan (automne).
Chacune des quatre saisons comporte quatre signes ou symboles
« astrologiques »,( voir foto) dont un symbole «
majeur » (celui de la saison), qui détermine les trois
autres signes de son groupe ; ainsi, chaque individu a un symbole
fort, celui de la saison où il est né, et un signe
personnel, qui correspond au mois de sa naissance.
Le
calendrier agraire amazighe débute le 25 août, quatre
jours avant l'automne ; il correspond davantage aux étapes de
travaux agricoles et aux phases de végétation et se
divise en deux grandes périodes : Semailles et labours
(automne, hiver), moissons et récoltes (printemps, été).
En
plus de ce calendrier agraire les Imazighens ont adopté depuis
l'Antiquité romaine le calendrier julien, décalé
de douze jours par rapport au calendrier grégorien ; ainsi, le
début de l'année amazighe officielle débute le
13 janvier et non le premier de ce mois. Voici les noms des mois
berbères, avec leurs dates respectives et les symboles et
signes qui leur correspondent :
Tagrest
: Hiver.
Signe dominant : le Peigne à tisser.
Jember
(décembre) : le Serpent : du 14 novembre au 13 décembre
;
Yennayer (janvier) : le Taureau : du 14 décembre au 13
janvier ;
Furar (février) : l'Araignée : du 14
janvier au 13 février.
Tafsut
: Printemps.
Signe dominant : l'Ancre.
Meghres (mars) : le
Bélier : du 14 février au 13 mars ;
Ibrir (avril) :
l'Arbre (ou l'Olivier) : du 14 mars au 13 avril ;
Mayyu (mai) :
l'Oiseau : du 14 avril au 13 mai.
Iwilen
: Eté.
Signe dominant
: le Marteau (ou la Hache).
Yunyu ( juin) : le Lézard ( ou
la Salamandre) : du 14 mai au 13 juin ;
Yulyu : ( juillet) : la
Mouche : du 14 juin au 13 juillet ;
Ghust ( ou Awussu : août)
: l'Abeille ; : du 14 juillet au 13 août ;
Amewan
: Automne.
Signe dominant :
la Maison (ou la Croix)
Shtember (septembre) : le Scorpion ; du 14
août au 13 septembre ;
Tuber (octobre) : l'Escargot ; du 14
septembre au 13 octobre ;
Wamber (novembre) : le Poisson ; du 14
octobre au 13 novembre.
Source:imazighen06

























