24 janvier 2008
Camus et la rue Bab Azoun
Les
beignets de la rue Bab Azoun
Camus était élève au lycée Bugeaud, il avait 11ans quand il intégra la sixième, en 1924. Après une journée d'études, il ressentait un petit creux, qu'il comblait de beignets sortis tout chauds de leur bain de friture. Le marchand se tenait rue Bab-Azoun. A l'époque, on pouvait encore se nourrir pour rien... L'été, le grand délice, c'était la limonade qu'on buvait glacée dans des verres embués et qui vous faisait monter des bulles dans les narines, ou ce sorbet au citron, le «créponné», dont longtemps encore après l'avoir dégusté on conservait la pointe acidulée dans la bouche. L'Algérie du jeune lycéen était celle de l'insouciance. Camus jouait au RUA, le Racing universitaire d'Alger, et gardait les buts, poste qu'il abandonna à 17ans quand la tuberculose lui brûla les poumons.
Source:Mustapha Chelfi(nouvel obs.)
En savoir plus sur Albert Camus,
cliquez ici:
La jeunesse d'Albert Camus
14 janvier 2008
Le nouvel an Berbère
Yennayer 2958, c’est aujourd’hui
La porte du nouvel an
amazigh “Tabburt u seggas” ou “Amenzu n’Yennayer” s’ouvre
le 12 janvier de chaque année. Ce jour inaugure l’an 2958 du
calendrier berbère dont le départ remonte à 950
avant le Christ. Les Imazighen qui célèbrent cette fête
du passage au nouvel an dans la liesse et la communion ont, à
l’instar d’autres civilisations dans le monde, leur propre
calendrier bien ancien, basé à la fois sur les
changements de saisons et les différents cycles de végétation
qui déterminent les moments des travaux agricoles, ainsi que
sur les positionnements des astres, comme la Lune et le Soleil.
Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers la Numidie. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier est très répandue,surtout en Algérie.
Origines
Vers 1968, l'Académie berbère a proposé de créer une "ère berbère" tout comme il y a une ère chrétienne et une islamique, et a fixé comme an zéro du calendrier bèrbère les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Egypte ancienne, lorsque le roi numide Chechonq Ier (Cacnaq) fondateur de la 22e dynastie égyptienne prit le trône et devînt Pharaon en Égypte. Avant d'envahir la Palestine, il réunifia l'Égypte. ÀJérusalem, il s'empara de l'or et des trésors du Temple de Salomon (un grand évènement cité dans la Bible).
Yennayer est la seule fête non musulmane commune à tous les peuples d'Afrique du Nord. Dans chaque région, elle donne lieu à des festivités diverses et à des repas familiaux.
Source:ouled kenchela.com
Calendrier amazigh et fêtes agraires .
L'année
agraire amazighe, comme toutes celles de l'aire méditerranéenne,
correspondant au calendrier julien que les Imazighens avaient adopté
des Romains, est découpée en quatre saisons : tagrest (
hiver), tafsut ( printemps), iwilen ( hiver), amewan (automne).
Chacune des quatre saisons comporte quatre signes ou symboles
« astrologiques »,( voir foto) dont un symbole «
majeur » (celui de la saison), qui détermine les trois
autres signes de son groupe ; ainsi, chaque individu a un symbole
fort, celui de la saison où il est né, et un signe
personnel, qui correspond au mois de sa naissance.
Le
calendrier agraire amazighe débute le 25 août, quatre
jours avant l'automne ; il correspond davantage aux étapes de
travaux agricoles et aux phases de végétation et se
divise en deux grandes périodes : Semailles et labours
(automne, hiver), moissons et récoltes (printemps, été).
En
plus de ce calendrier agraire les Imazighens ont adopté depuis
l'Antiquité romaine le calendrier julien, décalé
de douze jours par rapport au calendrier grégorien ; ainsi, le
début de l'année amazighe officielle débute le
13 janvier et non le premier de ce mois. Voici les noms des mois
berbères, avec leurs dates respectives et les symboles et
signes qui leur correspondent :
Tagrest
: Hiver.
Signe dominant : le Peigne à tisser.
Jember
(décembre) : le Serpent : du 14 novembre au 13 décembre
;
Yennayer (janvier) : le Taureau : du 14 décembre au 13
janvier ;
Furar (février) : l'Araignée : du 14
janvier au 13 février.
Tafsut
: Printemps.
Signe dominant : l'Ancre.
Meghres (mars) : le
Bélier : du 14 février au 13 mars ;
Ibrir (avril) :
l'Arbre (ou l'Olivier) : du 14 mars au 13 avril ;
Mayyu (mai) :
l'Oiseau : du 14 avril au 13 mai.
Iwilen
: Eté.
Signe dominant
: le Marteau (ou la Hache).
Yunyu ( juin) : le Lézard ( ou
la Salamandre) : du 14 mai au 13 juin ;
Yulyu : ( juillet) : la
Mouche : du 14 juin au 13 juillet ;
Ghust ( ou Awussu : août)
: l'Abeille ; : du 14 juillet au 13 août ;
Amewan
: Automne.
Signe dominant :
la Maison (ou la Croix)
Shtember (septembre) : le Scorpion ; du 14
août au 13 septembre ;
Tuber (octobre) : l'Escargot ; du 14
septembre au 13 octobre ;
Wamber (novembre) : le Poisson ; du 14
octobre au 13 novembre.
Source:imazighen06
10 janvier 2008
Restauration de tableaux au musée des beaux arts d'Alger
Un
Limousin au musée des beaux arts d'Alger
Bruno Tilmant-d'Auxy,membre du conseil international des musées,rend une nouvelle jeunesse aux tableaux.Il aurait pû s'installer à Paris,mais en 1974,il a choisi d'ouvrir un atelier à Château- Chervix,dans la Haute vienne,non loin de Limoges.Il a rendez vous avec ..un corot et bien d'autres,un peu partout(Pointe à pître,fort de France ou Alger..)Demain vendredi,il repartira à Alger,continuer une aventure commencée il y a un peu plus de deux ans.
Là bas,il
restaure des tableaux du musée national des beaux arts,un
musée qui permet une belle ballade dans les différentes
époques et qui intéresse le restaurateur à plus
d'un titre.Je m'intéresse particulièrement à la
conservation des oeuvres en milieu humide, explique-t-il.Or la
baie d'Alger a un climat très particulier.
Le musée
est construit sur un jardin(le magnifique jardin d'essai),sur des sources;il y a des des problèmes
de condensaion,et qui dit condensation,dit catastrophe annoncée
pour des tableaux qui ont déjà beaucoup vécu.
La collection ancienne du Musée a commencé à se constituer en1908 et 1914.
(Bien avant
l'inauguration du musée actuel
,le 5 mai1930, par le Président de la République Gaston
Doumergue pour la célébration du centenaire de la
colonisation).
Elle englobe six siècles d'histoire de l'art, comprenant des écoles italienne, suisse, rhénane, hollandaise et flamande, l'Ecole de Barbizon, l'Orientalisme.
On m'a construit un atelier,apprécie Bruno Tilmant-d'Auxy qui a déjà restauré sept tableaux du musée des beaux arts d'Alger.
En Algérie,il donne aussi des cours à des plus jeunes.L'un d'eux prendra peut-être sa suite dans son atelier,un jour.
Source:Le
populaire du centre et divers
Pour en savoir
plus sur lui:
http://limousinpatrimoine.free.fr/restauration%20de%20tableaux.html
Pour tout savoir sur le musée,cliquez ici:
page niveau 2, alger-roi.net
05 janvier 2008
Alain Mimoun en corrèze
Le centre sportif de Bugeat
Situé à
720 m d’altitude, le site du centre sportif fut découvert
par le champion olympique de marathon Alain Mimoun,qui a participé
activement à la création de ce centre..
Ce lieu
implanté au sein des forêts, lacs, montagnes et
tourbières du Plateau de Millevaches est idéal pour
l’entraînement sportif de haut-niveau et la préparation
aux grands événements.
C'est également
un cadre propice à la récupération et la remise
en forme.
Centre associé du C.R.E.P.S. du Limousin,
bénéficiant des agréments du Ministère de
la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et de l'Éducation
Nationale, l'Espace 1000 Sources Corrèze, propriété
du Conseil Général de la Corrèze, est déjà
un lieu identifié par les clubs de haut-niveau français
et certaines fédérations sportives parmi lesquelles la
boxe anglaise, le triathlon…
Quelques mots sur Alain Mimoun:
Né au Telagh,en Algérie en 1921,engagé dans l'armée en 1939, il participe à la libération de la France comme sous-officier dans le 83e bataillon du génie. Il y gagnera la Croix de guerre avec quatre citations."
Sa carrière sportive:
85 sélections en équipe de France
En 1966,à 45 ans,il décide d'arrêter sa carrière internationale. Actuellement,il vit une retraite paisible à Bugeat,dans cette corrèze qui est aussi ma terre d'adoption.
Son palmarés:
Champion de France:
1947:5000 et 10000m.
1949:5000 et 10000m.
1950:10000m.
1951:5000 et 10000m.
1952:5000 et 10000m.
1953:5000 et 10000m.
1955:5000 et 10000m.
1956:5000 et 10000m.
Records de France:
2 miles:9'01''08
3 miles:13'54''6
5000m:14'07''4
6 miles:28'19''
10000m:29'13''4
15km:46'21''3
20km:1h01'56''4
Champion de France de cross:
1949-1952-1955-1956
Championnats d'Europe:
2ème sur 5000 et 10000m
Jeux Olympiques:
2ème sur 10000m en 1948
2ème sur 5000 et 10000m en1952
1er au marathon en 1956-2h25-médaille d'or
Au marathon, Alain Mimoun (FRA-athlétisme) affronte Emil Zatopek (CZE-athlétisme) qui l'a toujours battu aux Jeux Olympiques. Cette fois-ci, juste avant la mi-parcours, Mimoun s'échappe, pour gagner la course avec une minute et demie d'avance. A l'arrivée, il attend alors son vieux compagnon Emil Zatopek, qui termine en sixième position.
Pour écouter sa déclaration à l'arrivée:
C'est simple, Quand il fut invité par le CIO Australien en 2000,à Melbourne,sur les lieux de son exploit,avant les JO de Sydney,il fut reçu comme un chef d'état!!
01 janvier 2008
une visite en corrèze
Les gabarriers de corrèze et le vin de Bordeaux
Autrefois les bateaux circulaient sur la Dordogne. Il y avait des bateaux de pêche et des gabarres, conçues pour le commerce.
Sur la haute-Dordogne, à partir d’Argentat (en Corrèze), on fabriquait des bateaux plats qui servaient à transporter le bois (merrain, madriers, carassonnes) vers les tonnelleries du pays bas.
Il y avait plusieurs types de gabarres. Cela dépendait surtout de la profondeur de la rivière.

Argentat
était le port de rassemblement des gabares descendues de
I’amont, du haut pays, et qui y arrivaient en général
à demi chargées par suite de difficultés du
parcours. On complétait là leur cargaison et, après
un arrêt de trois ou quatre jours et un pèlerinage à
Sainte Madeleine qui se terminait par une longue procession jusqu'au
quai, elles repartaient en flottes plus un moins nombreuses.
C'étaient alors sept, huit, une douzaine, parfois plus, de
bateaux se suivant en file, qui descendaient ainsi vers l'aval, vers
Souillac, Limeuil, au confluent de la Vézère , La
linde, Bergerac, et parfois jusqu’à Libourne. Avec le
courant, le voyage était rapide, de quatre a six jours,
parfois huit d’Argentat à Bergerac. Certains bateaux pour
mieux vendre leur cargaison, continuaient au-delà, jusqu'au
confluent du Bec d’Ambès, pour remonter jusqu'à
Bordeaux avec la marée. Mais ces voyages étaient
exceptionnels.
Arrivé à destination, le bateau était vendu avec sa cargaison, soit à part, au quart ou au cinquième de sa valeur d’origine. S’il était encore en bon état, il était parfois conservé, après avoir été renforcé, pour servir d’allège. Sinon, il était " déchiré ", c’est-à-dire démoli, pour fournir du bois de chauffage ou de clôture.
A partir de SAINTE-FOY, la rivière est plus profonde et le commerce des vins était dominant. On utilisait alors des gabarres avec des coques arrondies et beaucoup plus belles. On les chargeait avec du vin et des pierres de carrière. Elles allaient à BORDEAUX pour vendre leur cargaison. Dans le port de Bordeaux, il y avait des gabarres venues de la haute Dordogne et de magnifiques trois mâts venus d’ Amérique. Les échanges se faisaient sur le port. Le vin partait pour la Hollande ou l’Angleterre. Les gabarriers achetaient les produits exotiques (sucre,café,tabac,coton,indigo) mais aussi du sel, des céréales....qu’ils ramenaient au pays.Aujourd'hui,il subsiste quelques gabarres,dont certaines à moteur qui servent uniquement à des promenades touristiques.
Négociant
en vins de grands crus
Pour les habitants du plateau de
Millevaches, région de Meymac, d'Argentat, à l'origine
paysans ignorant tout du vin, ils se sont faits négociants en
crus de Bordeaux, certains réussissant à vivre sur
place, d'autres sont allés jusqu'en Belgique pour la vente de
porte-à-porte et sont parvenus finalement à acheter de
la vigne et s' implanter par ce moyen dans le bordelais.
Le parcours du précurseur Jean Gaye-Bordas (1826-1900) vaut le détour.
Jean Gaye-Bordas dit
"barlet" (petit tonneau) fut le créateur du négoce
en vin de Meymac...
II naît dans un petit village, Davignac,
près de Meymac, au début du XIXème siècle
en 1826.
Comme tous les jeunes paysans de ce pays pauvre, il fait
face à de nombreuses difficultés. En effet, à
cette époque, certains partaient à Paris comme cochers
de fiacre tandis que d'autres travaillaient dans la forêt des
Landes. Lui, ne sait ni lire ni écrire mais il a l'esprit vif,
son oeil pétille d'intelligence, et il a le port altier. II
devient, tour a tour, colporteur, marchand de parapluies, chiffonnier
et se retrouve à Bordeaux où il vend les lampes à
pétrole du milliardaire Rockefeller. Il remarque qu'un
greffier de la région envoie du vin à un de ses frères
à Lille. Il saisit alors l'opportunité de vendre du vin
de Bordeaux dans le nord sous I'étiquette
"Meymac-près-Bordeaux". II suit les vendeurs de
toile qui remontaient vers le Nord et en profite en même temps
qu'il place ses lampes pour placer son vin. Le succès fut
immédiat et ce fut le début de la richesse. Quelle
était sa technique ? Il se présentait dans le Nord du
pays comme un vigneron écoulant lui-même sa production.
Ses bons de commande étaient de simples bouts de papier sur
lequel le client inscrivait son nom. Après quoi il revenait en
Corrèze, faisait expédier la marchandise et ce n'est
que lors du voyage suivant qu'il encaissait le prix de la vente. Il
proposait un vin qu'il ne possédait pas et dont il n'avait
même pas un échantillon. Pour mettre ses interlocuteurs
en confiance, il parlait d'une appellation qui allait devenir célèbre
"Meymac-près-Bordeaux"
Il avait ouvert la voie, bien d'autres vont s'y engouffrer qui vont réussir de forts coups commerciaux. Avant la fin du XIXème siècle le massif central est une région viticole importante : le phylloxéra n'a pas encore frappé et la production de "piquette" est importante; la consommation locale est réduite par l'insuffisance de moyens, il faut donc l'écouler. Il s'établit au fil du temps le circuit suivant : nos négociants affrétent des gabares puis des wagons pour descendre, vers Libourne et Bordeaux, les merrains nécessaires aux tonneliers. A Libourne et Bordeaux, après qu'on leur ai apprit que leur "piquette" en était vraiment et qu'il n'y avait aucun débouché pour elle, ils achètent du "Bordeaux" pour le ramener via Meymac et le vendre à Paris et plus haut dans le nord, en Belgique, puis via la Belgique au Royaume-Uni .
(source:19 corrèze)
15 décembre 2007
Aïn Sefra
L'Atlas saharien-Aïn Sefra
Aïn Sefra est situé à 1070m; d'altitude,au pied de deux massifs,le djebel Aïssa(2256m. Aïssa veut dire jésus en arabe......qui peut l'expliquer?)au nord et le Mekter au sud dont le point culminant est le Ras Chergui(sommet oriental)à 2061 m.
En avant de cette montagne,s'étend une ligne de dunes de 15 à 20 km de long.C'est de là que partit Lyautey en 1803,pour pacifier le sud Oranais.
Prés de la gare,se trouvait le village européen et de l'autre côté de l'oued Breijd,le quartier militaire(la redoute).Au sud ouest de la localité,le village indigène ,en fait un ksar.Le village européen fut dévasté le 21 octobre 1904,par les eaux.
Parmi les nombreuses victimes,se trouvait Isabelle Eberhardt,écrivaine orentaliste(1877-1904).Née en suisse mais d'origine russe,elle fut très sensible à la nature algérienne et se convertit à l'Islam.
C’est en septembre 1903 qu’Isabelle vint dans cette région en tant que journaliste d’El-Akhbar et de la Dépêche algérienne, quelques jours seulement avant que Lyautey ne devienne général de la subdivision de Aïn Sefra. De septembre à début décembre, elle visite la région et écrit des articles sur Aïn Sefra, Moghrar, Hadjerat Lemguil, Djenien-Bourezg, Zoubia, Béni-Ounif, Djenan Dar, Figuig
La jeune fille russe, née en février 1877 en Suisse, est décédée le 21 octobre 1904, dans l’inondation de Oued Sefra, et enterrée selon les coutumes musulmanes au cimetière musulman Sidi-Boudjemâa à Aïn Sefra. Elle fut le premier écrivain maghrébin d’expression française et premier journaliste dans la région du Sud oranais.
Oeuvres principales : Nouvelles algériennes (1905),
Dans l'ombre chaude de l'islam (1906),
Les journaliers (1922).

- Tombeau d'isabelle Eberhardt
- En savoir plus sur elle:www.memo.fr/article.asp?ID=PER_CON_154
02 décembre 2007
L'Algérie en hiver
Neige à Ténés en 2005 Les Aurés sous la neige
La côte méditerrannéenne
La douceur de l'hiver reste indéniable
sur les rivages algériens. Les températures moyennes
sont en effet comprises entre 9 et 11°C la nuit, 16 et 17°C
la journée; il est cependant possible de voir apparaître
un peu de gelée blanche au petit matin au cours du mois de
janvier, mois le plus froid.
L'hiver est aussi la saison des
pluies, la quantité d'eau reçue au cours d'un mois
d'hiver étant alors deux fois supérieure à celle
qui tombe à Paris à la même saison. Ces
précipitations prennent le plus souvent la forme d'averses
intenses, souvent orageuses (on note 3 jours d'orage en janvier à
Alger), mais de courte durée: il est ainsi relativement rare
de passer une journée entière sous un ciel gris et
pluvieux.
A cause du relief proche, la région d'Alger est
deux fois plus arrosée que celle d'Oran.
Décembre et
janvier sont les deux mois les plus pluvieux de l'année, mais
les séries d'averses laissent cependant une large place au
soleil qui brille en moyenne 5 à 6 heures par jour au long de
l'hiver.
Côté vents, les vents d'ouest sont les plus
forts et les plus fréquents à cette saison, alors que
la température de l'eau de mer se situe autour de 14°C en
février.
La chaîne de l'Atlas et les plateaux intérieurs
L'hiver est également la saison où
tombent les précipitations sur l'Atlas Tellien principalement
(le plus proche de la bordure côtière).
Dès
1000 mètres d'altitude, il n'est pas rare de voir des chutes
de neige et l'on peut ainsi skier sur quelques pentes enneigées
non loin d'Alger.
Par contre cette première barrière
montagneuse marque un frein aux précipitations: elles sont 7 à
8 fois inférieures à Biskra (au sud du massif des
Aures) qu'à Constantine (700 mètres d'altitude, plus
proche de la Méditerranée).
Comme sur le littoral,
les journées sans soleil sont rares, l'ensoleillement atteint
une moyenne de 5 heures par jour.
Le Sahara (jusqu'au 30ème parallèle)
C'est en hiver que la chaleur est la plus
supportable: il fait en moyenne 17 à 20°C au maximum de la
journée à Ouargla, avec une humidité
relativement faible; par contre les nuits sont relativement froides,
il peut même geler en décembre et en
janvier.
L'ensoleillement est maximum, entre 9 et 10 heures de
soleil par jour en moyenne.
Quant aux précipitations, elles
sont très faibles mais tombent plutôt en hiver, des
orages ponctuels faisant parfois déborder les oueds.
Les
vents sont globalement moins violents à cette période
là de l'année mais connaissent une recrudescence en
février.
21 novembre 2007
L'Algérie médicale
La pratique
médicale en Algérie est très ancienne et
plusieurs écrits témoignent de cette activité
bien avant la colonisation française. Cependant la médecine
moderne telle que nous la connaissons actuellement a débuté
avec l'armée française qui a installé les
premiers hôpitaux dès 1833 et surtout avec la création
de l'école de médecine, dont la première
installée par l'armée (Baudens) en 1931, cessa son
activité en 1936 sur ordre du maréchal Valée.
A
partir de 1855, fut créée la seconde école de
médecine et de chirurgie d'Alger qui devint faculté
mixte de médecine et de pharmacie d'Alger en 1909, sous la
direction d'un chirurgien lyonnais, le doyen Curtillet (1863-1933).
Son développement fut rapide et deux nouvelles facultés
de médecine sont créées, en 1958, à Oran
et à Constantine.
Beaucoup de grands noms de la médecine,
de la chirurgie, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire ont
marqué l'histoire de l'Algérie médicale, que se
soit pendant la période coloniale ou pendant la période
post-indépendance, où un noyau de médecins
algériens formés soit à Alger soit en France a
pris la relève et a fait la faculté de médecine
algérienne. (souce:Santemaghreb.com)
La pratique
médicale en Algérie est très ancienne et
plusieurs écrits témoignent de cette activité
bien avant la colonisation française. Cependant la médecine
moderne telle que nous la connaissons actuellement a débuté
avec l'armée française qui a installé les
premiers hôpitaux dès 1833 et surtout avec la création
de l'école de médecine, dont la première
installée par l'armée (Baudens) en 1931, cessa son
activité en 1936 sur ordre du maréchal Valée.
A
partir de 1855, fut créée la seconde école de
médecine et de chirurgie d'Alger qui devint faculté
mixte de médecine et de pharmacie d'Alger en 1909, sous la
direction d'un chirurgien lyonnais, le doyen Curtillet (1863-1933).
Son développement fut rapide et deux nouvelles facultés
de médecine sont créées, en 1958, à Oran
et à Constantine.
Beaucoup de grands noms de la médecine,
de la chirurgie, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire ont
marqué l'histoire de l'Algérie médicale, que se
soit pendant la période coloniale ou pendant la période
post-indépendance, où un noyau de médecins
algériens formés soit à Alger soit en France a
pris la relève et a fait la faculté de médecine
algérienne. (souce:Santemaghreb.com)
Par le professeur Larbi Abid (18 août 2005):
La
lutte anticancéreuse en Algérie débuta sous
l’occupation française. C’est en 1928 qu’intervient la
création de principe du centre anticancéreux d’Alger,
suivant de peu la réalisation des centres de Bordeaux, Paris
et Lyon en 1923 ; De Montpellier, Strasbourg, Lille Rennes,
Reims, Caen et Toulouse en 1924 ; de Marseille et Angers en
1925 ; et de Nancy en 1927.
Le centre anticancéreux
d’Alger était installé par le professeur Constantini
dans les locaux de la clinique A de l’hôpital Mustapha. Ce
centre, s’il avait le mérite de constituer le premier
maillon dans la chaîne de la lutte anticancéreuse en
Algérie ne pouvait prétendre à assumer ni le
dépistage, ni le traitement de tous les cancers observés.
Néanmoins le départ était ainsi donné et
une consultation anticancéreuse fut instituée par les
docteurs Laffont, Ferrari, Viallet et Duboucher.
La seconde
guerre mondiale interrompit l’essor de l’institut qui reprit ses
activités à la fin de l’année 44. Mais ce
n’est qu’en 1947 que le professeur Montpellier, chef de service
d’anatomie pathologique et d’oncologie humaine, obtint la
possibilité d’asseoir la lutte anticancéreuse selon
des bases géographiques. Il créa alors l’organisation
appelée RALAC : Réseau Algérien de Lutte
Anti-Cancéreuse de même que naissait la Société
de Carcinologie. La publication d’un Bulletin Cancérologique
organe officiel du RALAC et de la société de
carcinologie fut également décidée. Le premier
numéro de ce bulletin paraît en janvier 1948.
En
1949, une ligue algérienne de lutte contre le cancer était
constituée sous la présidence de madame
Charles-Vallin.
En 1950, le Centre Algérien de Lutte Contre
le Cancer quitte les locaux de la clinique universitaire pour
s’installer dans les bâtiments de la place Pierre et Marie
Curie, la direction ayant été confiée au
professeur Montpellier le 9 novembre 1949.
En 1955, M. Montpellier
crée les centres anti-cancéreux d’Oran et
Constantine.
En 1956, la première pierre du centre
anti-cancéreux Pierre et Marie Curie (CPMC) est posée
avenue Batandier. Le professeur J. BREHANT, chirurgien des hôpitaux,
après le départ à la retraite du professeur
Montpellier prend la direction du CPMC (et la chefferie de service de
chirurgie) au mois de mars 1958.
15 novembre 2007
Hammam Meskoutine(Kabylie/suite)
Hammam Meskoutine
Lorsque l'on est à Constantine,il ne faut pas manquer d'aller à Hammam Meskoutine.
Il y a là, des sources d'eau chaudes donnant 90.000 litres à la minute.Les terrasses formées par les dépots calcaires des eaux sont fort curieuses.Elles n'égalent pas les fameuses terrasses roses de la Nouvelle Zélande,mais donnent l'idée de ce que pouvaient être celles-c avant l'éruption volcanique dans laquelle elles ont disparu.Hammam Meskoutine jouit, pendant l'hiver,d'un climat très doux et en même temps d'un air fort pur en raison de sa situation au milieu des montagnes.(souce:R; de Bonnand- La france et l'afrique du nord/1912)
11 novembre 2007
Anniversaire"11 novembre 1918"
à mon grand père,antoine Bosc.
La fin de la grande guerre
Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France(métropole et outremer), les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand. L'armistice a été signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, à 5h15 du matin.
L'armée
d'Afrique avait,elle aussi payé un lourd tribut.
Au total,
entre 1914 et 1918, plus de 290 000 soldats nord-africains ont
combattu au service de la France :
- 173 019 Algériens, les
plus nombreux ;
- 80 339 Tunisiens ;
- 40 398 Marocains.
À
la fin de la guerre, en novembre 1918, leurs pertes s'élevaient
à 28 200 morts et 7 700 disparus.
( texte extrait de
Enseigner la mémoire ? Les soldats indigènes, oubliés
de la 1ère guerre mondiale, Un lourd bilan)
«C'est nous les Africains qui revenons de loin/Nous venons des colonies pour sauver la patrie/Nous avons tout quitté parents, gourbis, foyers/Et nous avons au coeur/Une invincible ardeur...» Ce refrain du Chant des Africains – composé par les tirailleurs Bendifallah et Marizot lors de la bataille de la Marne en 1914 – appartient peut-être au passé de la France républicaine et coloniale, il n'en suscite pas moins de forts sentiments de gratitude chez celles et ceux qui l'ont entendu un beau jour de 1944-45. Car ses paroles signifiaient la libération de la mère patrie du joug nazi...



















