04 novembre 2007
La Kabylie
La Kabylie(extrait d'un livre de R.de Bonand/1912,acheté dans une brôcante)
La Kabylie,qui commence à quelques cinquante kilomètres d'Alger,se termine de l'autre côté,à Bougie.Cette dernière ville,placée sur le versant d'une montagne,s'élèvant en presqu'île au milieu de la mer,a l'aspect d'une ville des lacs italiens.
C'est de Bougie,aprés avoir parcouru la route de la corniche algérienne,que l'on peut aller à Sétif par les gorges du Chabet el Akra.
Ces gorges ont huit kilomètres de longueur et de chaque côté de la route qui serpente le long du torrent se dressent les murailles verticales de montagnes de 1500 mètres de hauteur.Finie seulement en 1870,cette route permet au touriste de voir une des merveilles de l'Algérie.C'est une nouvelle variété de ces merveilles et elle laisse derrière elle toutes les gorges de Suisse et du Tyrol.
Toute la côte est essentiellement pittoresque et aussi le pays qui s'en rapproche.
Constantine,sur un rocher que le Rummel entoure de trois côté à 200 ou 300 mètres de profondeur,est une forteresse naturelle,accessible seulement du côté de Sétif,par un passage étroit.On se demande comment les Français purent jamais s'emparer de la ville.Il est vrai que les Arabes étaient bien mal commandés par ce Bey Ahmed dont on peut comprendre le caractère et l'existence en visitant son superbe palais.Ahmed aimait le luxe et la vie façile,mais n'était pas préparé pour une lutte contre de tels ennemis.Il construisit son palais durant les années qui précédèrent la prise de Constantine.
C'est ,en Algérie,le plus complet spécimen d'un grand palais arabe et on peut dire que c'est le seul de cette dimension.
Les murs sont recouverts de vieilles faïences admirables qu'Ahmed avait pris chez de riches habitants de Constantine.
Les colonnes de marbre des cours proviennent ,en partie des ruines romaines de Djilma.
La reconstitution de la vie du Bey, et de ses femmes,véritables esclaves,est façile à faire dans ce milieu.
Des fresques assez curieuses par leur simplicité et leur origine,recouvrent les murs du portique entourant la grande cour.Elles sont l'oeuvre du cordonnier français Lelong,prisonnier et esclave d'Ahmed pendant dix ou quinze ans,mais à qui il rendit la liberté comme récompense sans doute de son oeuvre.Ces fresques représentent les principales villes de l'Islam
25 octobre 2007
Les armoiries d'Alger
Ce blason fut adopté en 1862 par le Conseil Municipal d'ALGER pour doter la ville d'armoiries.
Ecu " byzantin en cœur "
Taillé d'azur et de sinople à la barre d'or brochant sur la partition chargée en chef d'un écusson de gueules à la croix latine d'argent et en pointe d'un lion au naturel contourné ayant la patte antérieure dextre posée sur un boulet du même.
L'azur chargé au chef dextre d'un bateau à voile d'argent contourné soutenu d'un croissant du même.
Le sinople chargé d'une gerbe liée d'or en barre.
Le tout enfermé dans une bordure d'or
(source :Larousse Encyclopédique)
On trouve le même écusson posé sur un rayonnement de feuilles d'argent.
20 octobre 2007
Limousin,ma terre d'adoption
Depuis le XVIIIe siècle, date des premières productions, la notoriété de la porcelaine de Limoges s’est développée au point que le nom de la ville évoque instantanément l’art de la porcelaine.
Avant cette date, l’histoire de la céramique européenne peut être considérée comme la longue recherche entreprise par l’Europe pour percer le secret de fabrication de la porcelaine, découverte en Chine à l’époque Tang. La fascination qu’elle exerça s’explique en grande partie par le mystère qui parut longtemps miraculeux d’une argile permettant d’obtenir, grâce à l’alchimie du feu, une matière blanche, translucide, brillante et sonore.
Même si les européens maîtrisaient alors certains arts du feu tels que le verre ou la faïence, il leur manquait un matériau indispensable, le kaolin, qui donne à la porcelaine blancheur, dureté et translucidité.
C’est au XVIIIe siècle que l’on trouva enfin des
gisements exploitables en Europe, en 1709 en Allemagne, puis en 1768 en
France, à Saint-Yriex-La-Perche, localité voisine de Limoges. C’est à
partir de cette découverte que naquit et se développa la porcelaine de
Limoges. Sous les auspices de Turgot, alors intendant du Limousin, qui
y vit une source de richesse pour sa région, la première manufacture
fut créée en 1771, puis protégée par le Comte d’Artois à partir de 1774.Le bleu de four et l'incrustation(coffret çi dessus) sont des spécialités de Limoges.
12 octobre 2007
L'exil des pieds noirs
En quelques mois entre la fin du printemps et septembre 1962, 900 000 Français, Européens de toutes confessions, quittèrent le pays dans une situation de chaos et un mouvement de désespoir. Les journaux à l’époque ont parlé d’une invasion de gens douteux, note l’historien Jean-Jacques Jordi. Très vite, Marseille, cité ouvrière déjà en proie à une crise du logement, a été au bord de l’explosion. Elle a mal accueilli les rapatriés.Rentrant en France avec mon régiment en octobre 1962,j'ai vu des pancartes... »retournez chez vous » (et pourtant le plus gros du rush était passé!)L’éparpillement des familles en Métropole, la mauvaise image des Pieds Noirs et le racisme dont ils sont victimes provoquent ensuite dépressions et silence.Nombreux sont les rapatriés agés qui ne supporteront pas les rigueurs de l'hiver 1963.Ma grand mère anastasie Muntaner ne se réveillera pas aprés une nuit glaciale dans un logement pratiquement sans chauffage.(un tout petit poèle à pétrole insuffisant!)allongée avec ma mère dans le même lit. Ma mère,elle subit de nombreuses dépréssions jusqu'à sa mort ,en janvier 1971.D'autre part,aux difficultés de logement s'ajoutait celle de trouver un emploi pour survivre.Seuls les fonctionnaires n'avaient pas ce souci.(ainsi que les pieds noirs aisés qui avaient anticipé leur retour et qui étaient déjà installés!!!)Convaincus de ne pas revenir, les Pieds Noirs chercheront alors à s’intégrer à tout prix et laisseront, pendant des années, les rumeurs, les idées fausses et les moqueries se multiplier.Aujourd'hui,bien que je sois pour une réconciliation totale,je pense que nous devons transmettre l'histoire de notre communauté contrainte à la plus importante migration du vingtième siècle, à nos enfants et petits enfants.
notre rose résiste aux attaques du temps .Elle est magnifique.....
et éternelle !
Pour terminer,ce joli poème d'une compatriote:
Respire à pleins poumons cette
odeur généreuse C'était
la joie, le rire, c'était le bonheur ! Odette TREMELAT LEGAY |
04 octobre 2007
Le théatre des trois baudets-Alger
Le théatre des trois baudet se trouvait rue Mogador, juste à côté des escaliers de la rue Levacher
Ses chansonniers : Pierre-Jean Vaillard, Christian Vebel et Georges Bernardet qui plus tard, poursuivirent à Paris sous le nom des " Deux Ânes ".
Pierre-Jean Vaillard est né à Sète le 12 mars 1918 .
Chansonnier, , auteur d'aphorismes,comédien de théatre et de radio , il a été à l'origine, avec jacques Canetti, de la fondation, en 1943, de ce théatre .
Bloqué ou réfugié à Alger pendant la guerre P.J Vaillard a tenu plusieurs années de suite, avec un autre pied noir Christian Vebel, la scène des Trois Baudets au théâtre Mogador, animant à cette même époque de nombreuses émissions de radio. Le théâtre de 10 heures à Paris devint le rendez des chansonniers d'après guerre. La télévision, disait il, en fermant les yeux, c'est presque aussi bien que la radio.
Il a vécu les dernières années de sa vie au Vésinet. il est mort le17 février 1988 .
P.j.Vaillard en compagnie de Georges Brassens
17 septembre 2007
Le "bromège"(ou "'broumiche")
Nous avons tous fait des parties de pèche dans notre enfance(bord de mer oblige) et chacun de nous avait son secret pour le "bromège".moi,je récupérais des sardines lors de l'arrivée des lamparos,je les salais(comme on procède pour les anchois:une couche de sardine..une couche de sel ...le tout dans un pot ,l'orifice obturé par un bouchon de liège avec un poids dessus) lorsque je voulais faire du "bromège" ,je prenais des sardines et un peu de saumure,je les écrasais en les mélangeant à du sable et l'affaire était faîte!
Je me suis aperçu depuis ,qu'à Marseille,on proçédait de la même façon,comme l'atteste l'article çi dessous:
Le
bromège :
Prévoir
un seau de 7 à 8 kilos par pêcheur et par partie
de pêche. Broyer quantité de sardines à la
moulinette, le plus finement possible. Saler abondamment
pour éviter le pourrissement et pouvoir les conserver pour
plusieurs parties de pêche. Avant de pêcher, mélanger
avec du sable fin, je pense 1 à 2 kg parmi le tout . Le
sable sert à alourdir le bromège qui du coup ne part
pas avec le courant mais reste sur le lieu de pêche. Au dernier
moment, ajouter du " fromage ".
Source:www.marseille-sympa.com
09 septembre 2007
La colonisation-les mahonnais
Monsieur
Guy TUDURY a fait paraître en 1992 : « La
prodigieuse histoire des Mahonnais en Algérie ». Ce
livre contient des reproductions des lettres échangées
entre l’administration centrale et les consuls délivrant les
visas. Vous trouverez ci dessous la reproduction de correspondances
qui ne manque pas de sel !!!
Régence d’Alger
Intendance Civile
Alger, le 6 Novembre 1832
Monsieur le Consul général.
L’ordre que vous avez reçu de S.E. le Ministre des Affaires étrangères qui défend de viser les passeports aux Espagnols pour les ports de la Régence d’Alger fut sollicité dans le temps par messieurs les Généraux Berthezéne et Boyer. Le but de ces autorités était d’empêcher à Alger et Oran l’affluence d’une population sans ressource et dont la présence pouvait devenir pour la colonisation un obstacle plutôt qu’un moyen.
Un an d’expérience nous a démontré que la décision du Ministre des Affaires étrangères aurait besoin de quelques modifications. D’abord nous avons remarqué que les Espagnols qui ont trouvé le moyen de pénétrer dans la Régence sont des gens qui, à Alger, Oran et Bône exercent la plus grande partie des professions utiles. Un peu de complaisance de votre part, Monsieur le Consul général, pour les hommes pourvus de quelques moyens d’existence tel qu’un petit capital, des marchandises, une profession, ne violerait pas l’esprit de la décision sollicitée par nos prédécesseurs et vous ne vous désobligerez nullement en leur accordant des passeports.
Vis-à-vis des femmes surtout, si elles étaient jeunes, une indulgence plus grande de votre part rendrait maintenant un véritable service à notre armée. Les soldats qui la composent sont tous jeunes et peu occupés ; deux circonstances qui leur font regretter plus vivement les passe-temps et les douceurs dont ils jouissaient dans la mère patrie. Le devoir des chefs est de chercher un remède à ces regrets pour empêcher les dérèglements et la nostalgie qui en sont les suites terribles.
Le plus infaillible de nous tous peut être réprouvé par une morale austère ; mais la charité compatit à des besoins qu’elle ne peut réprimer. L’intérêt, bien entendu finit par les diriger au profit d’une morale plus large. La tolérance pour certaine faiblesse du soldat est la sauvegarde de son courage, de la santé et la discipline. C’est par elle qu’à Alger et Oran des troupes nombreuses se sont maintenues en contact avec la population indigène sans qu’aucun scandale ne soit venu affliger la jalousie des Maures ou des Juifs.
A Bône, ce malheur serait possible puisque la population indigène a émigré presque en totalité. Tous les autres inconvénients de la rareté des femmes sont imminents pour la garnison. Aussi, c’est surtout aux Espagnols qui voudraient se diriger vers Bône que le Conseil supérieur d’administration vous prie de ne pas refuser de passeports. A Bône, en comptant les femmes de tous âges qui s’y trouvent actuellement, une pour soixante trois hommes.
Le Maître de requêtes au Conseil d’Etat, Intendant civil de la Régence.
Le Consul de France à Palma : A. Linares.
Pour copies conformes.
Palma, le 6 Décembre 1832
Lettre au vice-Consul de Ciutadella.
Palma, le 6 Décembre 1832
Monsieur,
J’ai l’honneur de vous envoyer la copie d’une lettre que je viens de recevoir de Monsieur l’Intendant Civil de la Régence à Alger. Vous jugerez que cette lettre n’est pas de nature à être publiée ; vous y verrez que des considérations puissantes font désirer que des femmes encore jeunes puissent se rendre à Alger et notamment à Bône. Vous voudriez donc ne pas refuser le visa des passeports à toutes celles qui annonceraient l’intention d’aller en Afrique. Vous pourrez même, sans en faire l’objet d’une communication officielle, dire ouvertement que vous êtes autorisé à ne point vous opposer au départ pour la colonie française en Afrique, des personnes qui s’y trouvent désignées dans la lettre de Monsieur l’Intendant Civil de la Régence.
Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
Le Consul de France à Palma : A. LINARES
« Honni soit qui mal y pense »
01 août 2007
La Corrèze
La corrèze,département du Limousin dont est originaire mon épouse et qui m'a accueilli en 1969. Blottie entre les contreforts du Massif Central et la vallée de la Dordogne, la Corrèze, pays nature, porte haut ses couleurs et son passé médiéval. La richesse de son histoire, les couleurs et la diversité de ses paysages, les savoir-faire de ses enfants, font de ce pays une terre d'exception. Elle a porté trois papes en Avignon, des vicomtés aussi célèbres que celles de Turenne, Noailles ou Ventadour, et un président de la Vème République. De son passé, elle a gardé ses valeurs terriennes qui font que les hommes et les femmes de Corrèze se tournent vers l'avenir avec la richesse de leur passé.
Propriété
du président Jacques Chirac
Le département de la Corrèze
Le
département de la Corrèze a été créé
en 1790 par la réunion au bas Limousin de territoires détachés
du Quercy et du Périgord. Les premières traces de
peuplement remontent à l'époque paléolithique.
Le territoire fut occupé à l'époque gauloise par
les Lémovices; il fut incorporé à l'Aquitaine,
mais la romanisation y fut lente. Puis ce fut la domination des
Wisigoths, des Francs (cinquième-sixième siècles),
les ravages des Sarrasins (huitième s.) et des Normands
(neuvième s.). La christianisation s'épanouit du
sixième au treizième. Quatre vicomtés se
partagèrent le territoire de la Corrèze : Ventadour,
Turenne, Comborn et Limoges. Le Limousin, dépendant de
l'Aquitaine, fut rattaché à l'Angleterre, lors du
remariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt.
La guerre et le brigandage sévirent en permanence jusqu'au
règne de Charles VII. Le quatorzième fut marqué
par l'élection de papet, le Limousin fut
définitivement rattaché à la France par Henri
IV. Le dix-huitième siècle vit l'essor de l'industrie
et de l'agriculture sous l'administration des intendants (dont
Turgot). L'expansion industrielle du dix-neuvième siècle
provoqua là aussi une baisse de natalité due à
l'exode rural. La Corrèze fut un des centres importants de la
Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale. Patrie du
troubadour Bernard de Ventadour, des papes Clément VI,
Innocent VI et Grégoire XI, du cardinal s corréziens en Avignon, qui
entraîna une ère de prospérité pour la
région : de nombreux Limousins devinrent évêques
ou s'enrichirent aux côtés des papes. Intégré
par mariage aux immenses domaines des AlbreDubois, ministre du
Régent.
08 juillet 2007
La pêche au poulpe
Pendant
les vacances,la proximité de la mer nous fournissait une
multitude d'occupations..la baignade,les jeux de plage ,la plongée
sous marine,les oursins(avec le fameux carreau ou en plongeant)Mais
il y avait aussi la pêche au poulpe. Armés d'un bâton
ou un vulgaire roseau, avec au bout un gros hameçon de
palangre (qu'on appelait "un Gantche") on suivait les
rochers, en cherchant les trous. on baladait un bout de chiffon blanc
devant et quand l'animal, quoique méfiant, avait l'imprudence
de se montrer, il était harponné. Pas de "game
boy" en ce temps là mais quelle belle jeunesse!
03 juillet 2007
Nos ports de pêche-Chiffalo
À moins de 10 km de Bou Haroun toujours en direction d'Alger, nous rencontrons le village de Chiffalo actuellement dénomé Khemisti Port en comparaison de Khemisti Ville un plus en retrait de la mer et au sud de la nationale reliant Tipaza à Alger.
Chiffalo est un petit village de pêcheurs qui s'étendant tout le long de la côte turquoise. Chiffalo est accessible par une petite route qui descend de la nationale reliant Alger à Tipasa.
Les premiers Siciliens sont arrivés là vers 1872.
Ainsi, les anciens aiment à conter
l'anecdote survenue à un des leurs : «Comment vous
appelez-vous ? avait demandé le responsable du service
d'immigration à l'inconnu qui se présentait devant lui
à Alger.
- Chiffalo.
- Et d'où venez-vous ?
-
Chiffalo.
- Et où allez-vous ?
- Chiffalo.»
Le
responsable était persuadé que l'homme, un Sicilien,
n'était pas encore familiarisé avec la langue
française. En réalité, il s'appelait bien
Chiffalo, il venait bien de Chiffalo (Cefalù à 40 km de
Palerme), il allait bien à Chiffalo nous conte F.J Lucca.
Les pêcheurs chiffalotains étaient des gens très pieux. Aussi il faut rappeler la cérémonie de l'immersion de "Notre-Dame-de-la-Mer" dans une grotte,première chapelle sous marine en Algérie qui abrite la statue, par dix mètres de fond, cérémonie qui eut lieu le 22 août 1954.
















