Algerazur

ce blog est dédié à ma marraine Renée,décédée à l'age de 23 ans ,qui repose au cimetière d'hussein dey sur cette terre d'algérie ou je suis né.ce sera un lieu d'échange et de souvenir

16 octobre 2009

France Egypte Limoges à Bougon...



Agrandir le plan

France Egypte Limoges à Bougon...

Pensée pour le''Tombeau de la Chrétienne''

 

Le Samedi 10 octobre,lors du voyage au site archéologique de Bougon avec mes amis de France Egypte Limoges,les souvenirs ont ressurgi au fil de la visite, et j'eus tendance à comparer ces deux lieux chargés de mémoire et pourtant édifiés à 4000 ans d'intervalle.une seule différence dans la constuction:une pierre plate monumentale sert de toit aux tumulus de Bougon,alors que celui de Tipasa est bati jusqu'au sommet ,formant une coupole.

Quelques exemples de tumulus dans le monde...Voir :

Atlantide :: Similitudes dans les Civilisations anciennes :: Architechture :: Les Mégalithes :: Les Tumulus


Tumulus_1tumulus_2

Tumulus de Bougon(Deux sèvres)  voir:

Tumulus de Bougon - Wikipédia

Tombeau_de_la_chr_tienne

Tombeau de la chrétienne à Tipasa(Algérie) Voir:

Mausolée royal de Maurétanie - Wikipédia

La nécropole de Bougon est datée de 4700 ans avant J.-C., ce qui en fait la plus ancienne d'Europe.

Le tombeau de la chrétienne(mausolée royal maurétanien ) remonte lui au premier siècle de l'ère chrétienne


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01 octobre 2009

Humaniste,sculpteur et poète:Antoine Paucard

A St Salvadour,

village de naissance de mon épouse,

Un poète humaniste...

antoinePAntoine Paucard

En Algérie après la conquête française fut formée en octobre 1830 une cavalerie indigène, les chasseurs algériens, commandée par le chef d'escadron Marey-Monge et le capitaine Yusuf, brillant cavalier arrivé de Tunisie. Le 17/11/1831 elle fut incorporée dans les deux régiments de chasseurs d'Afrique crées le même jour à l'aide de chasseurs à chevall provenant des trois escadrons débarqués en 1830 et de volontaires provenant de la cavalerie metropolitaine.En 1841, il y avait quatre régiments de chasseurs d'Afrique (trois entre 1856 et 1867), ces unités étaient une des composantes de l'Armée d'Afrique.En 1870 , à Floing, les chasseurs d'Afrique chargèrent à quatre reprises sous un feu intense et se firent massacrer. Le roi de Prusse Guillaume 1er qui observait les charges depuis La Marfée s'exclama devant leur courage: "Ah! les braves gens!"

Ils eurent à combattre en Algérie, Tunisie et Maroc mais aussi en Europe en 14-18 et en 39-45.

Fils de meunier, Antoine Paucard nait en 1886 à Saint Salvadour. Bon élève, il suit des études primaires jusqu'au certificat d'étude. En 1905, il s'engage dans les Chasseurs d'Afrique et est réformé l'année suivante après avoir perdu un œil. Il passe ensuite quelques années à Paris avant de revenir à Saint-Salvadour pour s'y marier en 1912. Cultivateur, il devient maçon après la première guerre mondiale et dédie une chanson à chacune des maisons qu'il construit. En 1931, il répond à l'appel du gouvernement français qui cherche une famille pour aller s'installer sur l'îlot désert de Clipperton, mais sa candidature n'est pas retenue.

En savoir plus sur Clipperton:

Clipperton - Ile de La Passion

Devenu communiste, il effectue un voyage en Russie en 1934, d'où il revient désabusé. Pendant la seconde guerre mondiale, il s'engage aux côtés de la résistance et entre dans la clandestinité en 1943. Après la guerre, il est maire de Saint-Salvadour pendant une année. Déçu de la politique menée tant par les russes que par les américains, il s'en désintéresse progressivement pour se consacrer à la sculpture. Au cours d'une longue période de sa vie, il a consigné ses réflexions, souvenirs, poèmes et chansons dans des carnets, datés, pour ceux qui le sont, de 1930 à 1975.

Antoine Paucard laisse une trentaine de sculptures et 120 carnets de notes.

Dans ses carnets, on trouve toutes sortes de réflexions et notes personnelles, des poèmes et 143 chansons.

Ses sculptures, pour l'essentiel réalisées sur granit, sont présentées dans un petit musée qu'il a lui-même aménagé dans son village de Saint-Salvadour. Relevant de l'art brut, elles figurent des personnages emblématiques ("Richelieu'', le plus grand chef d'état", "Napoleon", "Charlemagne'', "Vercingetorix'' et la mère de l'artiste"...) ou illustrent des symboles ou aphorismes ("La femme de demain: le grand espoir du genre humain", "Jean qui pleure et Jean qui rit", "Fécondité", "Eve'', notre mère à tous"...).

Décédé en 1980,Il est également l'artisan de son tombeau dans le cimetière du village.

tombe

Source:wikipédia

 

A sa mort ,son fils Roland Paucard laissa le  local du musée ouvert gratuitement à tous.A l'intérieur un enregistrement commente la visite.

Lien vers le musée:

Musée Paucard

En 2008 ,le musée Paucard est devenu propriété de la commune.En effet,un acte notarié a été passé avec monsieur Roland Paucard pour la donation de ce bien.La commune a pour projet de transférer le Musée derrière la Mairie.Un dossier doit être déposé auprés de la communauté de communes afin d'obtenir des subventions pour son aménagement.

mus_e_paucard_2

st_salvadour_mus_e_Paucard

Photos que j'ai prises lors d'une visite(antoine Paucard avait une grande admiration pour le Général Marguerite)

voir:

Jean-Auguste Margueritte - Wikipédia

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21 août 2009

De Blida à Uzerche...Les deux Perles

Kiosque_BlidaLes deux perles........Vue_Uzerche

 

Dans ma jeunesse,à environ 50 km d'Alger,une ville , Blida, la ville des roses,était surnommée ''la Perle de la Mitidja''.....

Voir:

La perle de la Mitidja - Algerazur

Signe du destin...à une cinquantaine de Km de Limoges,se trouve Uzerche :''la Perle du Limousin''

Voir :

Uzerche-perle du Limousin - Algerazur


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15 juin 2009

Question d'un ami Limousin:''Pied noir'' mon ami,qui es tu?

                   

Pieds noirs,Oui mais qui sommes nous?

DCP_0356

La dénomination "pied-noir" véhicule une caricature, un portrait unique, une entité abstraite presque invariable, ébauchée à la faveur de certaines circonstances et qui reste quasiment intacte au fil du temps. La méconnaissance de cette communauté, de son originalité identitaire, de la complexité de sa construction en juxtaposition de communautés et non pas en un magma obscur et homogène, est encore très vivace. Qui sont-ils? Tous les français d’Algérie non musulmans. Définition consensuelle et globalisante, cependant acceptable et claire historiquement. Toutefois, dans le monde pied-noir les ambiguïtés sont nombreuses entre ce qui est d’origine française et ce qui ne l’est pas et constituent d’une certaine manière les fondements de la communauté. Cette donnée est essentielle pour appréhender l’histoire et l’identité des pieds-noirs.

Dès 1830 les foules ne se bousculèrent pas pour conquérir ce nouvel El Dorado. L’immigration s’est faite lentement. Petit peuple ouvrier-paysan parisien, paysans du midi, petits négociants, pas plus de 2000 à 3000 individus. Entre 1848 et 1852 la création de colonies agricoles attire "les indésirables parisiens" la plupart sont des ouvriers. Sur 20 000 départs pour l’Algérie, 3000 décèdent et environ 7000 rentrent en France. Les concessions sont abandonnées et redistribuées aux Espagnols en Oranie, à quelques allemands à la Sitida et le reste est concédé aux paysans venus du Sud de la France. Pour renforcer la colonie, des déportations successives sont nécessaires. D’abord les républicains opposés à Louis-Philippe, puis à Napoléon III mais à ce moment-là, il s’agissait davantage de donner un coup de balai dans les rues de Paris que de coloniser réellement l’Algérie. Cette mosaïque de population, allait du riche propriétaire terrien français de souche au petit paysan du midi, quelques alsaciens qui s’enfuirent de leur Alsace natale après 1870, tous les "miséreux" du bassin méditerranéen, les espagnols, les quarante huitards exilés, les communards, les maltais, les italiens, les "déclassés", puis les judéo-arabes. Tous vont former progressivement une société qui s’affirmera comme appartenant à une France algérienne. Les français de France étant perçus comme des compatriotes différents. La France, bien que lointaine, est omniprésente dans leur univers, alors que la grande majorité d’entre eux ne la connaissent pas. Elle participe à la part du rêve, elle est comme une mère qui présente un visage multiple, la force et l’autorité, la grandeur et la puissance, l’amour et le rejet.

Source:Parole sans frontière-extrait du mémoire de:

Patricia Alonso-Bessaoud

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17 avril 2009

La maternelle Horace Vernet et la Mouna

Maternelle_horace_Vernet_1946                                                

Mouna_MUne belle histoire:

Suite à l'article précédent,je viens de recevoir une Mouna ....comme là bas dis!

En effet une copine de maternelle(la jolie petite fille à ma gauche sur la photo,Anne marie)m'avait reconnu sur cette photo de classe publiée dans l'album photo de jacques Abbonato .Son frère qui est patissier non loin d'Avignon,m'a contacté pour avoir mon adresse et m'a envoyé une mouna comme on les faisait chez nous,parfumée à l'orange et à l'amitié. Délicieuse,sublime....rien à voir avec celle que j'avais achetée,mais je pardonne à mon boulanger qui avait fait ce qu'il pouvait...

Heureux clients que ceux de ce patissier ''pied noir du vaucluse''

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11 avril 2009

La Mouna est arrivée à Limoges

                Mouna_2009

               JOYEUSES FËTES DE PAQUES

                                      2009

         Cette année,la mouna est arrivée à Limoges!

 

Ce matin,j'ai eu l'heureuse surprise de trouver une mouna chez mon boulanger,dans mon quartier. C'était peut être un essai,car il n'y en avait que deux . Evidemment,je me suis empressé d'en acheter une,bien sûr .je pense que la recette a été appliquée  car l'orange et l'extrait d'anis étaient indiqués sur l'étiquette du prix. Ce ne sera pas  comme à l'Arba en 1900(photos ci dessous aimablement donnée par la famille Molbert) ou dans la forêt de Baïnem,mais pour moi ce sera la première mouna du 21ème siècle achetée à Limoges !

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Mouna du siècle-1900 à L'Arba(Photo Molbert)


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05 mars 2009

La famille Molbert...d'Alger en Limousin

              Mon école à Alger :Molbert

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                                                             Photo yves Jalabert

Voir plan du quartier(source ES'MMA):

école_Molbert_Alger_Plan_quartier

L'école MOLBERT,aujourd'hui, Collège Cap. Noureddine MENNANI. qui se trouve  rue Horace VERNET,est dans le souvenir de tous les anciens du quartier meissonier. Mais qui est ce Molbert qui avait donné son nom à notre école? à la suite de cette question posée par un compatriote sur ES'MMA,ce site ami,j'ai voulu en savoir plus et encouragé par mon ami Georges Levy,j'ai pu retrouver Michel Molbert,le fils de l'ingénieur en chef de la ville d'Alger dont tout le monde se souvient. Et là,surprise de taille,j'apprends que c'est le nom de son grand père qui fut donné à notre école:Edmond Molbert.

Autre surprise,Michel Molbert me dit,au téléphone, qu'il a des attaches en Limousin et qu'il compte y venir début Mars!Rendez vous est donc pris pour une rencontre...Enfin,le dimanche 1er mars,Michel Molbert me téléphone et nous décidons de nous voir lundi 2 mars après midi chez sa fille à une quarantaine de km de Limoges. Je prends la décision d'emmener des photos d'école  et pour Michel,un souvenir d'Alger bien spécial:une boîte d'allumettes Caussemille avec la fameuse photo du cheval de course(qui avait été réalisée par notre prof de dessin du lycée Gautier,Jacques Burel)voir un article de Georges Lévy sur Jacques Burel:

Cimaises-1 - des souvenirs dans un mouchoir

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Arrivé à destination ,je suis accueilli par Michel Molbert très chaleureusement. L'émotion est bien là et nous ne perdons pas une minute. En présence de sa fille Juliette née en Métropole,il me remet quelques documents extraits d'un livre sur sa famille écrit conjointement avec son père Pierre(l'ingénieur en chef de la ville d'Alger et nous entamons une conversation d'échange de souvenirs. J'apprends que ses arrières grands parents   sont à l'origine de la poterie de Kouba,d'où provenaient les lions en terre cuite du Parc de Galland.

Extrait écrit par Pierre Molbert:

Avant que ce lieu s'appelle le Parc de Galland,c'était une propriété,où l'on avait bâti la première école normale d'instituteurs,pour fournir  des enseignants à l'Algérie Française. Cette école devait instruire de nombreux jeunes gens de la métropole.

Elle fut démolie plus tard,car elle était victime des mouvements de terrain qui durent encore,et reconstruite prés de la bouzareah,où elle était jusqu'à l'indépendance.

L'école normale avait une classe où les futurs instituteurs s'exerçaient à l'enseignement. Les enfants du quartier allaient donc à l'école annexe.

Les élèves de l'école annexe passaient de plein pied à l'école normale;c'est ainsi qu'Edmond Molbert,fils de Pierre Richard ,devint instituteur,comme son cousin Charles,fils de François.

Edmond,à la sortie de l'école normale d'instituteurs,fut nommé Maître primaire au lycée d'Alger(devenu depuis lycée Bugeaud) où il y avait ,à cette époque,plusieurs classes primaires. Il y travaille énormément à parfaire son éducation-philosophie et mathématiques- et il avait certainement l'intention de faire des études supérieures. Mais son mauvais état de santé l'empêche de le faire. Il avait contracté une pleurésie qui, mal soignée, le suivra toute sa vie et qui est la cause de ce qu'il mourut à soixante deux ans.

Après le lycée,il passa dans l'enseignement primaire,à l'école du champ de manœuvre,dont était directeur Monsieur Chazot. L'école Chazot,au champ de manœuvre,faisait partie d'un groupe scolaire qui comportait une école de garçons,une école de filles,une école maternelle. En 1890,mon père a épousé une jeune institutrice du groupe scolaire,Virginie Aloîse.

De l'école Chazot où je suis né en 1891,Edmond passe comme directeur d'école à l'Arba où nous sommes restés quelques années et où mon frère Fernand est né en 1895.puis,il voulut se rapprocher d'Alger,à cause de nos études,fut nommé successivement,comme directeur d'(école,à Hussein Dey puis à Alger,rue Edmond Adam (sous le lycée Gautier),rue Caussemille ,rue edgard Quinet(devenue plus tard ''école Molbert'' )-1-, et rue Dupuch.

Il était titulaire du brevet d'arabe et du brevet de kabyle.

-1-Cette école a du être débaptisée par la suite  au profit de celle que nous connaissons

                                                         Edmond_Molbert_vers_1890

              Edmond Molbert vers 1890

Réflexions de Michel Molbert:

(extrait du livre de famille)

N'est il pas curieux de voir,un siècle après la fin de la dynastie de Molbert Maîtres d'école en Franche-Comté,renaître dans la famille,cette vocation? Bien sûr,le souvenir des Gervais,Antoine,Gérard ou Richard ,instruisant les petits Franc- comtois,au milieu des problèmes religieux du dix huitième siècle,était bien oublié. Mais quelle coïncidence,de retrouver là,en Algérie,et sur une génération née autour de 1860,une accumulation d'instituteurs dans la même famille:Mon grand père Edmond,son cousin Charles,mais aussi,mes deux grands-mères,Virginie,femme d'Edmond,et Maria,mère de ma mère;et ma grand-tante,Marie Thérèse,son mari Pierre Lacoste,et mon grand père maternel,secrétaire d'Académie. Et encore,chez nos cousins protestants,Paul,professeur à Dijon,et son neveu Georges,instituteurs en retraite à Sainte marie. Et puis enfin ma mère,Robert Gornès et ma sœur Suzanne qui seront Professeurs.

Famille_d_Edmond_Molbert___droite_

Edmond Molbert (à droite) son épouse et ses deux fils en 1902

Ma propre réflexion à la lecture de ces différents documents:

Le grand père Edmond a été parmi les premiers élèves de la première école normale d'Alger.il a passé sa vie dans l'enseignement avec une passion sans pareille n'hésitant jamais à prendre sur son temps et faire des heures supplémentaires lorsqu'un élève avait besoin d'aide. Il était titulaire du brevet d'arabe et du brevet de kabyle. Ce sont des hommes comme lui qui ont construit l'Algérie que nous avons connue et notre école a donc eu l'insigne honneur de porter son nom

Remerciements:

Je remercie Michel Molbert ,sa fille et son fils pour leur accueil et l'aide apportée pour la réalisation de ce document. Je tiens à rendre hommage à Pierre Molbert,leur père et grand père dont tout algérois se souvient,car par sa fonction d'ingénieur en chef de la ville d'Alger,il a supervisé la plupart des grands travaux  qui ont transformé la ville (dont ''le trou des facs''-tunnel des facultés).

Je tiens à citer ces quelques mots qu'il a écrit sur la première page de son livre:

                                  1844-1962

Entre ces deux dates,s'inscrit l'aventure Africaine de la famille Molbert.1844,c'est du moins la date inscrite sur le buste de Jean Baptiste Molbert,buste en terre cuite,par Fourquet,grand prix de Rome,et qui trônait sur le terre plein de la poterie de Kouba,au milieu de milliers de pots,lampes arabes,tuyaux de terre stockés pour la vente.

Devant ce buste,les ouvriers indigènes faisaient leur prière,comme devant le tombeau d'un marabout. Faute de mieux ,on admet dans la famille que 1844 est la date d'arrivée en Algérie..

1962-les 9 et 10 juin,ce qui restait des Molbert,en Afrique,s'embarque sur les bateaux de la Transat,les uns pour Marseille,les autres pour Port Vendres,avec deux valises pour tout bagage

         C'était la fin de l'aventure Africaine qui dura 118 ans!

               Sauf que les morts sont restés en Algérie!

Pierre_Molbert_et_sa_femme__Chrea_1952_

                       Pierre Molbert et son épouse-1952

Pierre Molbert,qui avait servi dans l'aviation comme officier(Capitaine)pendant la guerre 1914/18,fut de 1942,année du débarquement des forces alliées en Algérie,jusqu'en 1945,Directeur de la défense passive à Alger.

Voir témoignage de Jean Hebert,fils d'Emile Hebert,Son chauffeur:

Defense_passive_Molbert


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10 janvier 2009

''la casquette'' d'un Limousin célèbre

le_marechal_bugeaud1_2_cr          Le maréchal Bugeaud

Thomas Bugeaud de La Piconnerie, né à Limoges en 1784, est le héros de la conquête de l'Algérie. Il fut fait maréchal de France et duc d'Isly.

La statue érigée à Alger,sur la place du même nom en 1852,a été rapatriée en 1962 et se trouve aujourd'hui à Excideuil,en Dordogne, à environ 80 Km de Limoges.

Voir:

Bugeaud, le soldat laboureur - Office de Tourisme du Haut-Perigord, Dordogne Aquitaine

Il existe deux hypothèses sur l’origine de ce chant. Selon la première, une nuit, alors que les Français ont installé un camp, ils sont attaqué par surprise par les troupes de l’émir. La garde est surprise et les officiers montent à l’assaut. Le général Bugeaud en personne, sortant de sa tente, se rue à la bataille. A la fin de l’assaut, il s’aperçoit que tout le monde le regarde en souriant : il s’aperçoit qu’en lieu et place de sa casquette se trouve son bonnet de nuit en coton. Il réclame sa casquette et tout le camp de rendre « la casquette, la casquette… ». La fameuse casquette qu'il avait inventée était, en fait, un simple shako auquel il avait fait ajouter une deuxième visière pour protéger la nuque. Un nommé Binder, devenu plus tard chef de fanfare au 3e Bat' d'Af', composa la chanson un brin irrévérencieuse qui fera entrer «le père Bugeaud» dans la légende .
Selon une seconde version, lors d’une marche forcée sous un soleil de plomb, Bugeaud remarque un tirailleur sans képi, perdu au cours d’un affrontement. Le général lui aurait alors donné sa propre casquette. Aux interrogations du soldat s’inquiétant de voir son chef tête-nue, le général répond : «
tu m'apporteras le burnous d'un des premiers Arabes qui nous attaqueront ». Le tirailleur aurait lors de l’engagement suivant récupéré un drapeau à l’ennemi.
                             As tu vu la casquette, la casquette,
                             As-tu vu la casquette du père Bugeaud ?
                             Elle est faite, elle est faite, la casquette,
                             Elle est faite, avec du poil de chameau.

écouter un extrait ici:


Découvrez Matthieu Le Nestour!


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18 novembre 2008

L'Algérie à la BFM de Limoges

BFM_Limoges         

                        BFM de Limoges

Actuellement,à la Bibliothèque mutimédia de Limoges a lieu une expo en rapport avec l'Algérie. On y découvre des aquarelles,dessins et lino gravures de Jean Pierre Bigon,soldat appelé en Algérie ,ainsi que des poèmes d'Antoine Scicluna, français de Tunisie(ancien combattant 39/45 de la 1ère DFL)et des textes en rapport avec notre pays. Celui ci  de Marie Elbe,m'a interpelé: 

 

                  Pieds noirs: une joie d'exister brisée

 

Peut être fallait il chercher dans la terrible difficulté des premiers jours de la colonisation,une joie d'exister typiquement pied noir. Ils nous prenaient chez eux,perpétuellement à témoin de ce qui était saveur,beauté du ciel,parfums,bien être..Ce qu'éprouvaient déjà leurs pionniers d'ancêtre,à l'ombre du premier arbre planté,à l'abri du premier toit posé,les mains dans l'eau du premier puits foré,les pieds dans la motte du premier sillon tracé. Ces émerveillements et ces jouissances n'avaient pas eu le temps de s'émousser.

Leur univers?Il s'étirait entre une mer bleue,devant laquelle ils avaient dressé leurs villes éclatantes,et une mer jaune..le Sahara. C'était une île en quelque sorte où essaimaient des villages dont les noms français formaient  un hymne à la gloire du sabre,de la plume et du goupillon:Changarnier,Voltaire,Bossuet,Duvivier,Affreville,Victor Hugo. Dans ce pays si vaste,la France était étrangement partout: une rue,une école,une église,la mairie,un marché,les Français au milieu,avec leur gaîté,leur acharnement,leurs conseils. Les Arabes se risquant,installant la mosquée pas loin de l'église,puis des rapports de bon voisinage,des amitiés nouées entre les hommes,sous un ciel qui n'épargnait ni les uns,ni les autres. Chez les Arabes,il y avait la nonchalance maghrébine de ceux qui laissent longtemps macérer leur fatalisme au soleil. Ils remâchaient la confidence,ou bien l'insulte. Nous étions des gens de toute sortes,avant qu'un malheur commun nous modifiât au long de ces huit années de tumulte. Il y avait les gros colons,parfois odieux,les petits colons,parfois communistes,les libéraux infiniment plus nombreux,et que les violences,parfois,rejetèrent dans le camp des''ultras''.

Il y avait ceux qui se contentaient des grands principes,vivant avec une belle sérénité,dans une superbe ignorance des Arabes(à part leur Mozabite épicier et leur femme de ménage) et ceux qui se laissaient porter par les élans de leur cœur.

Voilà ce que nous étions avant que la tornade vint secouer nos belles certitudes: une race adolescente,qui n'allait pas comprendre ce qu'on lui demandait d'expier,le couteau sur la gorge,et dont la révolte irait finalement jusqu'au suicide.

                             Témoignage de Marie Elbe(historia magazine)

Marie Elbe est une compatriote et a écrit plusieurs livres dont:

"A l’heure de notre mort" a été écrit et édité en 1965 avec un succès considérable, car beaucoup y ont reconnu l’expression même de leur drame. Trente ans plus tard, Marie Elbe, qui a vécu les angoisses du bled, le délire des villes, la furie des rues, l’a refondu et amplifié d’une mémoire intacte, celle de leurs mots, de leurs gestes, de leur douleur, de cet amour immense qu’ils portaient à leur terre et de leur brutal déracinement. Le roman témoin d’une tragédie...

 

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10 novembre 2008

Limoges et le colloque sur l'hispanité en Oranie

                                  SantaCruzOran

Limoges et l'hispanité en Oranie

Le colloque s'est tenu les 4 et 5 novembre 2008, à la bibliothèque de la Faculté des Sciences du campus Professeur M.S. Taleb (Oran). Consacré à l’œuvre d’Emmanuel Roblès, le colloque a abordé l’hispanité en Oranie ou l’impact de la culture espagnole dans la région et l’apport d’Emmanuel Roblès, intellectuel oranais de tout premier ordre.

En effet, Il n’est que de se promener dans Oran et en Oranie pour mesurer la dimension profondément hispanique de l’Ouest algérien: de Tlemcen l’andalouse aux arènes d’Eckmühl tout un passé, lointain ou plus récent, rappelle cet impact historique. C’est la proximité, géographique avec la péninsule ibérique qui favorisa, tout au long du XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe, une forte immigration en Oranie.

Dans les années 30 la guerre civile espagnole fit longuement débat dans l’ouest algérien où se réfugièrent de nombreux républicains après la victoire du franquisme. Emmanuel Roblès, né à Oran en 1914, de père et de mère espagnols, incarne cette disponibilité oranaise.

Fondateur en 1947, à Alger, de la revue Forge à laquelle ont collaboré Mohamed Dib, Yacine Kateb, Jean Sénac, Ahmed Sefrioui, Malek Ouary... , contemporain du cinéaste espagnol Luis Buñuel avec qui il réalise le film : Cela s’appelle l’aurore, il reçoit le prix Femina en 1948 pour Les hauteurs de la ville et entre en 1973 à l’Académie Goncourt. A la suite des hommages rendus à Jean Sénac en 2004 et à Albert Camus en 2005, des personnalités oranaises telles que Kouider Métaïr, Brahim Hadj Slimane, Yaya Belaskri avaient émis l’idée de consacrer un colloque à l’œuvre d’Emmanuel Roblès et grâce aux efforts conjugués de l’université d’Oran et du Centre culturel français d’Oran, et grâce au soutien du fonds Roblès-Patrimoine méditerranéen de l’université Paul Valéry de Montpellier, de la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges (pôle associé de la Bibliothèque nationale de France) et de l’Institut Cervantès, ce colloque a vu le jour.

Source:.lecap-dz.info

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