Algerazur

ce blog est dédié à ma marraine Renée,décédée à l'age de 23 ans ,qui repose au cimetière d'hussein dey sur cette terre d'algérie ou je suis né.ce sera un lieu d'échange et de souvenir

23 février 2008

Pour tous ceux qui luttent

Poème à l'intention de tous ceux qui luttent pour la nature et la génération future .

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !

Victopr Hugo(les chatîments)

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02 octobre 2007

La babouche et le pied noir

babouche_home_70_role La Babouche et le pied-noirpiednoir2

Il était un petit pied noir
Qui logeait dans une babouche
Tous deux faisaient plaisir à voir
Marchant du matin jusqu'au soir
La babouche autour du pied noir
Et le pied noir dans la babouche.

La babouche un jour dit : "Pourquoi
Traîner ce pied noir avec moi?
Marcher ensemble, quel calvaire
Il est lourd, moi je suis légère
S'il voulait libérer les lieux
Seule, je marcherais bien mieux !"

Dès lors, la babouche travaille
Pour blesser le pied, le tenaille,
Le comprime, et fait tant d'efforts
Que le pied noir ayant un cor
Et prenant brusquement la mouche
Se retire de la babouche.

Le pied noir, lui s'est replié
Bien sûr dans ses petits souliers
Mais il a poursuivi sa route
Et la plus étonnée sans doute
fut la babouche qui n'a pas compris, mais vu
Que sans petit pied noir, elle ne marche plus.

Christian VEBEL

 

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20 avril 2007

Nos ancêtres"les gaulois"

imagesNos ancêtres « les Gaulois »



Nos ancêtres,les gaulois,
C'est ce que l'on nous apprenait
Dans ce beau pays ou je suis né,
Là bas,bien loin du froid.

Oui, là bas,nous étions français
Nous, les petits fils d'immigrés,
Et la république nous éduquait,
A sa façon,comme elle voulait.

Mais,aprés l'exode,tout a changé
Nous sommes devenus"pieds noirs"
Bien encombrants,insupportables à voir,
Car il fallait nous "intégrer".

Bien loin,alors la discrimination positive,
On pensait:"retournez sur l'autre rive"!
Mais après coup..et réflexions
On nous courtisa...pour chaque élection

Et c'est comme cela,au fil des temps,
Que des petits fils d'immigrés
Sont devenus de vrais Français
Et c'est très bien pour leurs enfants

                                        René Rando

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07 avril 2007

A ma marraine

Vue_du_cimeti_re_Chr_tien___partir_de_la_passerelleLivres_ren_e_Bosc_et_Antoine_BoscA ma marraine

 

Toi qui m'aimait,moi qui t'aimais,
La vie nous a séparé,trop tôt à mon gré
Tu n'as pas pu me voir grandir,
Car la maladie t'a fait mourir.

Voila soixante et un ans que tu nous a quitté,
Et ton souvenir est toujours vivant.
Dans mon vieux coeur bléssé,
Ton souvenir est toujours présent.

Dans mes rêves,tel une hirondelle,
Je passe toujours sur la passerelle,
Pour aller te voir avec Pépé,
Dans ce cimetière d'hussein dey.

Mais,patience,car le jour viendra,
Ou nos ames vagabondes
Se retrouveront là bas
Et nous danserons une ronde

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L'exil(victor Hugo)



Exil
Si je pouvais voir, ô patrie,
Tes amandiers et tes lilas,
Et fouler ton herbe fleurie,
Hélas !

Si je pouvais, - mais, ô mon père,
O ma mère, je ne peux pas, -
Prendre pour chevet votre pierre,
Hélas !

Dans le froid cercueil qui vous gêne,
Si je pouvais vous parler bas,
Mon frère Abel, mon frère Eugène,
Hélas !

Si je pouvais, ô ma colombe,
Et toi, mère, qui t'envolas,
M'agenouiller sur votre tombe,
Hélas !

Oh ! vers l'étoile solitaire,
Comme je lèverais les bras !
Comme je baiserais la terre,
Hélas !

Loin de vous, ô morts que je pleure,
Des flots noirs j'écoute le glas ;
Je voudrais fuir, mais je demeure,
Hélas !

Pourtant le sort, caché dans l'ombre,
Se trompe si, comptant mes pas,
Il croit que le vieux marcheur sombre
Est las.

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