23 février 2008
Pour tous ceux qui luttent
Poème à l'intention de tous ceux qui luttent pour la nature et la génération future .
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ;
ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le
front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre
cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but
sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou
quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète
saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur,
pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux
dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les
autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les
enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans
vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le
sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent
vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure,
applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille,
dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom
;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit,
prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule
triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle,
et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants
froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre
humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît
pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les
volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge
et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain
crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le
bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.
Quoi
! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe
en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant
soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à
Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la
femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour
de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien
d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de
ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou
cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains
leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être,
ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux,
coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une
âme en vos cohues !
Victopr Hugo(les chatîments)
02 octobre 2007
La babouche et le pied noir
Il était un petit
pied noir
Qui logeait dans une babouche
Tous deux faisaient
plaisir à voir
Marchant du matin jusqu'au soir
La
babouche autour du pied noir
Et le pied noir dans la babouche.
La babouche un jour dit :
"Pourquoi
Traîner ce pied noir avec moi?
Marcher
ensemble, quel calvaire
Il est lourd, moi je suis légère
S'il
voulait libérer les lieux
Seule, je marcherais bien mieux
!"
Dès lors, la babouche
travaille
Pour blesser le pied, le tenaille,
Le comprime, et
fait tant d'efforts
Que le pied noir ayant un cor
Et prenant
brusquement la mouche
Se retire de la babouche.
Le pied noir, lui s'est
replié
Bien sûr dans ses petits souliers
Mais il a
poursuivi sa route
Et la plus étonnée sans doute
fut
la babouche qui n'a pas compris, mais vu
Que sans petit pied noir,
elle ne marche plus.
Christian VEBEL
20 avril 2007
Nos ancêtres"les gaulois"
Nos ancêtres,les gaulois,
C'est ce que l'on nous apprenait
Dans ce beau pays ou je suis né,
Là bas,bien loin du froid.
Oui, là bas,nous étions français
Nous, les petits fils d'immigrés,
Et la république nous éduquait,
A sa façon,comme elle voulait.
Mais,aprés l'exode,tout a changé
Nous sommes devenus"pieds noirs"
Bien encombrants,insupportables à voir,
Car il fallait nous "intégrer".
Bien loin,alors la discrimination positive,
On pensait:"retournez sur l'autre rive"!
Mais après coup..et réflexions
On nous courtisa...pour chaque élection
Et c'est comme cela,au fil des temps,
Que des petits fils d'immigrés
Sont devenus de vrais Français
Et c'est très bien pour leurs enfants
René Rando
07 avril 2007
A ma marraine
Toi qui
m'aimait,moi qui t'aimais,
La vie nous a séparé,trop
tôt à mon gré
Tu n'as pas pu me voir
grandir,
Car la maladie t'a fait mourir.
Voila soixante et
un ans que tu nous a quitté,
Et ton souvenir est toujours
vivant.
Dans mon vieux coeur bléssé,
Ton souvenir
est toujours présent.
Dans mes rêves,tel une
hirondelle,
Je passe toujours sur la passerelle,
Pour aller te
voir avec Pépé,
Dans ce cimetière d'hussein
dey.
Mais,patience,car le jour viendra,
Ou nos ames
vagabondes
Se retrouveront là bas
Et nous danserons une
ronde
L'exil(victor Hugo)
Exil
Si je pouvais voir, ô patrie,
Tes amandiers et tes lilas,
Et fouler ton herbe fleurie,
Hélas !
Si je pouvais, - mais, ô mon père,
O ma mère, je ne peux pas, -
Prendre pour chevet votre pierre,
Hélas !
Dans le froid cercueil qui vous gêne,
Si je pouvais vous parler bas,
Mon frère Abel, mon frère Eugène,
Hélas !
Si je pouvais, ô ma colombe,
Et toi, mère, qui t'envolas,
M'agenouiller sur votre tombe,
Hélas !
Oh ! vers l'étoile solitaire,
Comme je lèverais les bras !
Comme je baiserais la terre,
Hélas !
Loin de vous, ô morts que je pleure,
Des flots noirs j'écoute le glas ;
Je voudrais fuir, mais je demeure,
Hélas !
Pourtant le sort, caché dans l'ombre,
Se trompe si, comptant mes pas,
Il croit que le vieux marcheur sombre
Est las.








