11 novembre 2009
1914/1918-Nos grands parents venus d'Afrique
-
Cette guerre a conduit des millions d'hommes à s'entre-tuer pendant
4 années durant pour un carré de terre de quelques kilomètres. Les
soldats vécurent sur une terre pourrie des cadavres de leurs
camarades, dans un canardage incessant , enfouis dans des tranchées
n'étant la plus part du temps que des trous boueux sans réel abri .
Ces soldats connaîtront la sordide réalité de la guerre
moderne, les mitrailles, l'artillerie, les gaz, les lance-flammes,
les bombardements aériens.
Et pourtant quand ils
sont partis la fleur au fusil c'était pour la DER
DES DERS
Voir:
12 septembre 2009
Abdelkader à Amboise
Amboise...
Sur les traces d'Abdelkader
Cette semaine a été l'occasion pour nous de faire une escapade de trois jours avec visite de deux châteaux :Chenonceau et Amboise .
Chenonceau Amboise
A Amboise,à l'intérieur comme à l'extérieur, Abdelkader nous rappelle sa présence en 1848.
Portrait d'Abdelkader dans le salon de musique
Abdelkader prisonnier d'Etat
le duc d'Aumale,fils de Louis Philippe, joue un rôle déterminent dans la colonisation de l'Algérie notamment lors de la prise de la Smala en 1843.il accepte la rédition d'Abdelkeder,qui est transporté à Toulon ,puis ensuite assigné à résidence au château d'Amboise(1848) avec sa famille et sa suite soit environ quatre vingts personnes. L'émir passe quatre ans au château avant d'être personnellement libéré par Louis Napoléon Bonaparte ,Prince Président,le 16 octobre 1852.Il quitte la France pour la Turquie,puis la Syrie. Ilconsacre l'essentiel de savie à la méditation et l'enseignement jusaqu'à sa mort le 26 mai 1883 à Damas.
Un monument à la mémoire des membres de sa suite décédés à Amboise a été érigé dans le haut du parc du château ,lieu dit ''jardins d'Orient''
Monument et sépultures
En savoir plus sur l'Emir,Voir le blog de Djalila Dechache :
L'Emir Abd el Kader
___________________________________________________
Je ne peux résister à l'envie de vous faire lire le texte suivant paru sur Forum Zlabia 2007:
''L’Emir
Abdelkader a montré que la religion n’excluait pas la science, que
la science n’excluait pas l’humanisme, que la foi n’excluait
pas le spiritualisme», initiateur du dialogue islamo-chrétien, il
montre le chemin de la réconciliation entre les deux rives de la
Méditerranée ''...
M. Boutaleb, président de la fondation
Emir Abdelkader.
Lors de la prise de la Smala de l’émir
Abdelkader, les Français avaient découvert une bibliothèque très
riche en manuscrits qu’il avait lui-même rédigés et divers
livres.
Ces derniers traitaient de théologie et autres sciences.
Plus tard, il écrira un ouvrage percutant qui s’intitule : Lettres
aux Français. Dans cet ouvrage, il aborde le mérite de la science
et des savants, l’histoire de l’écriture, des nations qui l’ont
mise au point et des raisons qui sont à l’origine de son
invention.
Ce qui montre encore une fois la grande érudition de
l’émir. Il est important de noter qu’il avait une mémoire
extraordinaire. Dans le livre qu’il avait écrit alors qu’il
était prisonnier des Français, il cite de mémoire des philosophes
grecs et des écrits de nombreux savants, tel Ibn Khaldoun.
Pour
montrer la tolérance de l’islam, il se rend à Notre-Dame, à la
Madeleine et à Saint-louis des Invalides. Reçu par tout ce que
Paris compte de sociétés savantes et par le Grand Orient de France,
il estime que religion et raison ne sont pas antinomiques. En 1867,
sur l’invitation de l’empereur, il retrouve le Paris de
l’Exposition universelle et est reçu avec faste par les autorités
françaises. Âgé et fatigué, il décline alors l’offre de
Napoléon III qui lui propose d’être le monarque d’un « Royaume
arabe » de Syrie.
En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent
l'occasion de l'illustrer comme un personnage hors série. Il sauve
des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers.
Plusieurs chefs d'état lui adressent des félicitations et des
décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de France...
Célèbre et honoré , il s'éteint à Damas le 26 Mai 1883. Une
foule considérable assiste à ses funérailles. Il est inhumé à côté de la tombe d’Ibn `Arabi, dans
une mosquée de Damas.
Transfert des cendres d’Abd el-Kader
de Damas à Alger.
Le 5 juillet 1966, un avion en provenance de
Damas en Syrie rapportait à Alger les cendres de l’émir. Ce
retour fut accueilli triomphalement par la population.
« Mon
cœur est devenu apte à revêtir toutes les formes
Il est
pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines
Temple
pour les idoles et Kaaba pour le pèlerin
Il est les tables de
la Torah et le livre du Coran
Je professe la religion de
l’amour, quel que soit le lieu
Vers lequel se dirige ses
caravanes
Et l’amour est ma loi et ma foi ».
Les
valeurs morales et spirituelles de l'Emir Abdelkader, véritables
modèles pour tout être et toute société, devraient figurer dans
une charte commune franco-algérienne et inspirer les gouvernements
respectifs à plus de vérité et de respect mutuel.
L'Emir
Abdelkader, véritable modèle de paix et de tolérance pour les
générations futures nous enseigne une universalité de l'amour et
de l'ésotérisme religieusement puisée dans les versets coraniques
mais aussi dans les loges maçonniques auxquelles il a appartenu.
Une place de l'Emir a été inaugurée le 26 juin 2007 à St
Pierre de la Réunion
Source :Touil-Forum Zlabia 2007
Voir aussi mon article du 08/02/09 :
La Franc maçonnerie et l'Algérie - Algerazur
16 août 2009
Des Pieds-Noirs et des larmes
Des Pieds-Noirs et des larmes...
Aujourd'hui dans le journal «Sud Ouest», Jean -claude Guillebaud signe ce bel article très émouvant pour tous nos compatriotes:
Voir artcle :
Article_Sud_Ouest_Des_pieds_noirs_et_des_larmes
Pour en savoir plus sur Jean-claude Guillebaud :
Jean__claude_Gillebaud_biographie
15 août 2009
15 Aout 1944-Les troupes d'afrique à l'assaut du Cap Nègre
Débarquement des troupes d'Afrique en Provence
Le Cap Nègre, est devenu le lieu de résidence du Chef de l'Etat français. Appartenant à la famille Bruni-Tedeschi depuis 1970, la solide batisse surmontée de deux tours est bâtie sur un promontoir rocheux, au coeur d'une pinède, avec une vue panoramique sur la Méditerranée....
Voir:
C'est par l'escalade du cap Nègre le 15 aout 1944,à minuit, que commença la libération de la Provence.
Voir:
www.witzgilles.com/ commandos_afrique.htm
Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, avait permis d'ouvrir un deuxième front en France après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. De juin 1940 à mai 1945, cinquante-cinq mille Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. Vingt-cinq mille d'entre eux servaient dans les rangs de l'armée d'Afrique. Cette armée compta quatre cent mille hommes, dont cent soixante-treize mille Africains, cent soixante-huit mille Français d'Afrique(en majorité d'Afrique du nord). (Source:le monde)
05 juin 2009
5 juin 1944,les Africains à Rome
5 Juin 1944,l'armée d'Afrique entre à Rome
Les Nord-Africains s'illustrent en mai 1944 dans l'attaque des fortifications allemandes de la ligne Gustav, entre Naples et Rome, à hauteur du monastère du Mont-Cassin.
Le 5 juin 1944, à la veille du débarquement de Normandie, les troupes d'Italie font une entrée triomphale à Rome. Les tirailleurs africains participeront quant à eux au débarquement allié de Provence, le 16 août 1944, deux mois après celui de Normandie. Le 25 août 1944, des fusiliers marocains et des tirailleurs africains figurent aussi parmi les soldats de la IIe DB du général Leclerc qui libère Paris. A la fin de l'année, la 2e division d'infanterie marocaine est la première unité française à franchir le Rhin.
À la fin 1945, les différents corps d'armée français et les résistants de l'intérieur sont rassemblés dans une 1ère Armée française sous le commandement du général Jean de Lattre de Tassigny. Sur un total de 550.000 hommes, on compte alors 134.000 Algériens, 73.000 Marocains, 26.000 Tunisiens et 92.000 ressortissants d'Afrique noire.
Source :Hérodote
Voir :
La
France et ses soldats des colonies
Entrée des troupes françaises à Rome
08 février 2009
La Franc maçonnerie et l'Algérie
La
franc-maçonnerie et l'Algérie . . .
Le
livre de Bruno Etienne remet les pendules à l'heure. C'est bien au
nom d'une autre vision de l'Islam, ouverte et tolérante,
bienveillante envers tous les êtres humains, que l'Emir, en pleine
connaissance de cause, a accepté d'être initié franc-maçon en
1864 par la loge "les
Pyramides d'Egypte"
du Caire pour le compte de la loge "Henri
IV",
du Grand Orient de France. Il s'était bien renseigné avant de
commencer sa démarche auprès de frères vivant à Damas comme Nâzif
Meshaka et surtout Shanin Mâkarius, un franc-maçon libanais auteur
de plusieurs ouvrages sur l'Ordre.
L'Emir était pleinement,
totalement musulman. Et c'est au nom de l'Islam qu'il pratiquait
qu'il a associé sa démarche maçonnique. D'ailleurs 4 de ses 7 fils
furent initiés francs-maçons.
Ce livre m'a interpellé,car les relations entre Abdelkader et la Franc maçonnerie ,sont connues des spécialistes,mais assez curieusement,pas assez des spécialistes de l'Algérie ou de l'islam.
Quelques mots sur Bruno Etienne:
(Lien rajouté le 5 mars 2009( lendemain de son décés suite à une longue maladie)
Voir aussi:
[LDH-Toulon] Abd el-Kader et la franc-maçonnerie
Les francs-maçons en terres d'islam
En
2002,le 23 avril,Dalil Boubakeur,recteur de la mosquée de Paris,lui
même natif de Skyda,en Algérie,a été l'invité spécial à la
loge maçonniqueAequitas,
Ma
curiosité m'a incité ,ce samedi 7 février 2009,lors d'une escapade à l'exposition ''Bonaparte et l'Egypte'' de l'IMA,à aller à la
mosquée de Paris,dans le même quartier,où j'ai pu avoir un dialogue
riche en reflexions philosophiques avec le guide qui nous a
accueilli,s et qui m'a permis de prendre ces photos.
08 novembre 2008
Débarquement américain en Algérie-1942
Souvenirs d'un Algérois,l'année de ses 14 ans
8
novembre 1942, ce que j'ai vu de mon balcon de la rue Sadi-Carnot, à
1500 mètres environ de la page d'Histoire qui allait se
produire.
Cette nuit là mon Père vint me
réveiller''Entends ce bruit bizarre qui vient de la mer, je me
levais et nous allâmes sur le balcon, effectivement un
bourdonnement imperceptible venant de l'horizon se faisait
entendre.
Ce bruit inquiétant et sourd se rapprochait, nous
avons devinés plus tard que c'était celui de centaines
de moteurs, le jour commençait à se lever, et alors
spectacle inouï nous avons vus sur la mer bleue ce que nous
pensions être des ballons dirigeables, il y en avait des
centaines (C'EST QUOI). Ces ballons avançaient en grossissant, et
soudain, sous chacun d'eux naviguait un bateau, il y en avait une
multitude. Chaque ballon était relié par un câble à
un bateau, nous avons appris par la suite qu'ils étaient
destinés à éviter que des avions ennemis les
survolent et coulent ces bateaux.
Nous allumons notre poste de TSF
à lampes PATHE-MARCONI LA VOIX DE SON MAITRE que je possède
toujours en état de marche (je ne veux pas faire de publicité)
Radio Alger nous apprend qu'un débarquement Américain
était en cours.
Je revois un sous-marin français
sortir de l'arrière-port et plonger,presqu'aussitôt un
avion anglais (cocarde de la R.A.F) le survoler et lâcher 3
bombes (gravées encore dans ma mémoire). Anxieux nous
attendions l'explosion qui ne se produisit pas, la cible avait été
ratée, puis un torpilleur Américain fonça sur le
barrage de chalands acheminé en hâte afin d'empêcher
l'entrée de l'arrière port et le détruisit ,
alors il se mit à tirer sur l'ambassade Allemande située
dans la villa Susini, (drapeau à croix gammée au vent)
sur la colline (ou nous faisions auparavant voler nos cerfs
volants)surplombant le Hamma à environ 1000 mètres à
vol d'oiseau de mon balcon.
L'artillerie défendant
l'ambassade riposta et toucha le bateau, je le revois endommagé,
les obus sifflaient au dessus de nos têtes, nous avions
l'insouciance de nos 14 ans et assistions inconscients à la
page d'histoire qui se déroulait.
Des soldats Américains
arrivaient sur le trottoir longeant les ateliers des chemins de fer,
puis des soldats Français sont venus à leur rencontre,
l'Armée d'Afrique allait renaître, celle qui prit une
très grosse part dans la libération de la France,
Merci
à André Vincent,pour ce très joli texte.Voir message intégral sur:
En ce qui me concerne,j'allais avoir un an! Peu de temps aprés le débarquement,mes parents m'ont baptisé et ont pu faire une fête grâce à l'apport de victuailles d'amis américains. J'ai toujours une médaille représentant trois anges offerte par un pilote américain.
10 octobre 2008
1944-les volontaires de l'armée d'afrique étaient en Normandie
1er Août 1944:le général Leclerc accueilli par le général Patton
Voir un extrait du discours de Madame Ratte actuellement Prefet de Région à Limoges,lors de l'inauguration de la Stèle aux quatre maréchaux,à Laon,le 18 juin 2006:
Hommage_au_mar_chal_Leclerc_2006
Sur les traces de mon cousin......
64 ans aprés!
J'en avais entendu parler,mais je ne les connaissais pas.Nous rentrons d'une escapade en Normandie,qui nous a permis de voir...les plages du débarquement de 1944.Nos compatriotes des anciens territoires français d'Afrique y étaient, même si ,sur place ,les guides y font peu d'allusion.
Aprés son long périple depuis l'Afrique,la 2ème DB sous les ordres du général Leclerc passe en Angleterre pour se ré-équiper et recevoir de nouveaux chars afin de débarquer en Normandie en renfort des troupes déjà présentes depuis le 6 juin 1944
Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1944, les premiers éléments de la 2° DB débarquent donc à Saint Martin de Varreville, sur une plage plus connue sous le nom d’ Utah Beach. Après son regroupement à La Haie du Puits (Manche) , la division reçoit l’ordre d’avancer plein sud sur les routes du Cotentin, puis vers le Mans .D'emblée, la division Française est donc placée sous le commandement de Patton avec la IIIe Armée engagée dans l'opération Cobra. Elle voit le feu à Granville, et se distingue une fois de plus par l'héroïsme et la détermination de ses hommes. Profitant de l'avantage du "goulot" d'Avranches, Leclerc lance sa division vers Vitré et Chateau-GonthierChateau-Gonthier, puis vers Le Mans.
La 2 ème Division blindée du
général Philippe "Leclerc" de Hautecloque
est sans conteste l'unité la plus célèbre de
l'Armée française.
En août 1943, elle comptait un
effectif total de 14454 hommes,
dont 3600 Algériens et
Tunisiens, ainsi que plusieurs centaines
de volontaires
espagnols.
Cette division d'exception, dont faisait partie mon cousin georges Pascuito,continuera,fidèle au serment de Kouffra et ira jusqu'en allemagne.
Le23 novembre 1944,Strasbourg, fut libérée. Lorsque le lieutenant-colonel Rouvillois fut entré dans Strasbourg, il lança la célèbre phrase codée «Tissu est dans iode» pour signaler sa réussite dans la prise de la capitale alsacienne.
Le 4 mai 1945, vit l'arrivée d'un détachement de la 2e DB à Berchtesgaden. Elle investit le Berghof quelques heures avant les parachutistes de la 101e division aéroportée américaine.
Bilan de la campagne
L'unité compta 1 687 tués dont 108 officiers, 3 300 blessés et 58 tanks légers et moyens perdus. Elle tua 4500 soldats de l'Axe, en captura 8800 et détruisit 118 tanks lourds et moyens.
Elle a reçu la Presidential unit citation notamment pour la libération de Strasbourg.
Elle fut dissoute le 31 mars 1946(source:Wilkipedia).
En savoir plus:
1944 : La 2eme D.B du général LECLERC en Normandie
LA 2EME DB 1944 avant le debarquement--INEDIT--, Leclerc, 72, sarthe
Voir aussi:
Les Dunes de Varreville en Normandie 1944
Serment de KOUFFRA:
Soldat du
Régiment de Marche du Tchad,2ème DB de Leclerc.
"Jurez
de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs,nos belles
couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg".
Le Serment a été tenu.
Maquette des jetées du port artificiel d'Arromanches
Caisson Phénix sur la plage d'Arromanches(élément des jetées artificielles)
Derniers vestiges des jetées du débarquement
Aujourd'hui,la plage a retrouvé sa sérénité...ici,les chevaux ont remplacé les chars!
22 novembre 2007
L'hôpital Maillot/Alger-Bab el oued
L’hôpital de Bab El Oued
La résidence du Dey est toujours là!
Les quelques personnes qui s’y rendent ne s’en doutent aucunement : l’hôpital Debaghine à Bab El Oued renferme la résidence du dey de la régence. Avant d’être baptisé du nom de Maillot, praticien en chirurgie de la structure sanitaire de Bab El Oued, la résidence fut désignée durant presque toute la présence française sous le nom de l’hôpital du dey.
La construction de la résidence de campagne des deys d’Alger fut l’œuvre du souverain Hassan Pacha et fut édifiée en 1798. Vers 1805, cette propriété royale passera de Mustapha Pacha à son successeur au pouvoir Ahmed Pacha, appelé également Khodja Bey, dey d’Alger entre 1805 et 1808. « Ali Khodja, de son vrai nom Ali Ben Ahmed, s’emparera de la résidence avant qu’elle ne devienne la propriété de Hussein Dey, lequel édifia en 1820 un bâtiment dans le grand jardin pour contenir les écuries et autres silos. L’entrée principale fut réalisée par son Kheznadji (trésorier) du nom de Braham, auteur de toutes les installations, telles que les conduites d’irrigation », soutient M. Benmeddour, chercheur en patrimoine. En 1830 deux pavillons de la résidence furent habités, l’un par le général Berthezène et l’autre par le général Clauzel. Sous les ordres du général Rovigo en date du 10 février 1832, les occupants furent évacués pour établir la résidence de ce dernier. « En date du 18 juillet 1832, ce général y installa le premier hôpital militaire français », soutient M. Benmeddour. Neuf baraques seront construites dans le jardin, autour de deux pavillons du dey qui seront remplacées par des constructions en dur. En 1833, un jeune chirurgien de 26 ans, du nom de Baudens, réaménagea les infrastructures pour en faire un hôpital militaire d’instruction. Trois ans plus tard, sur ordre du général Clauzel l’hôpital fut transformé de telle sorte à l’adapter aux besoins de l’armée ainsi que des civils. « Le maréchal Randon confia en 1852 au médecin Berthrand, la mise sur pied d’une école de médecine et de pharmacie dans cet hôpital dans lequel les installations nécessaires furent achevées en 1857 », précise M. Benmeddour. En 1891, il fut fondé, encore dans cet hôpital le premier laboratoire de bactériologie de l’armée. Depuis l’indépendance, cet hôpital était au service de l’ANP puis, cédé, par la suite à la population civile. Ce que d’aucuns ne soupçonneront guère, c’est la présence d’un jardin entourant cette résidence. Celui-ci couvrait l’ensemble des terres de Bab El Oued. « Elle comprenait d’après un inventaire établi en 1862 : 161 orangers, 81 citronniers, 167 figuiers, 20 abricotiers, 190 poiriers, 5 amandiers, 10 cerisiers, 5 caroubiers, 17 grenadiers, 2 pêchers, 14 oliviers, 6 cognassiers, 21 pruniers, 6 merciers, des quantités de palmiers, des cèdres, des sapins, des cyprès, d’eucalyptus, de bambous et d’autres arbres très diversifiés. En plus de ces types d’arbres, le jardin disposait de 819 pieds de vignes de toutes sortes de qualité de la royale à la princière », relève le chercheur qui soutient que cette « ancienne Mitidja » des Turcs s’étendait sur une superficie de 18 960 m2. S’y ajoute le jardin potager qui était cultivé par des esclaves chrétiens, dirigés sur instruction de la Garde des janissaires. Ces espaces agricoles existaient, et ce n’est qu’en 1850 que plusieurs parcelles furent détruites. Le jardin fut loué à deux officiers militaires du nom de Crevelli et Saint-Hyppolite, le 8 mars 1831 (Source:Nadir Iddir-El wattan)
Buste du docteur Maillot
Voir Biographie du docteur Maillot ici:
Le Docteur François Clément Maillot
21 novembre 2007
L'Algérie médicale
La pratique
médicale en Algérie est très ancienne et
plusieurs écrits témoignent de cette activité
bien avant la colonisation française. Cependant la médecine
moderne telle que nous la connaissons actuellement a débuté
avec l'armée française qui a installé les
premiers hôpitaux dès 1833 et surtout avec la création
de l'école de médecine, dont la première
installée par l'armée (Baudens) en 1931, cessa son
activité en 1936 sur ordre du maréchal Valée.
A
partir de 1855, fut créée la seconde école de
médecine et de chirurgie d'Alger qui devint faculté
mixte de médecine et de pharmacie d'Alger en 1909, sous la
direction d'un chirurgien lyonnais, le doyen Curtillet (1863-1933).
Son développement fut rapide et deux nouvelles facultés
de médecine sont créées, en 1958, à Oran
et à Constantine.
Beaucoup de grands noms de la médecine,
de la chirurgie, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire ont
marqué l'histoire de l'Algérie médicale, que se
soit pendant la période coloniale ou pendant la période
post-indépendance, où un noyau de médecins
algériens formés soit à Alger soit en France a
pris la relève et a fait la faculté de médecine
algérienne. (souce:Santemaghreb.com)
La pratique
médicale en Algérie est très ancienne et
plusieurs écrits témoignent de cette activité
bien avant la colonisation française. Cependant la médecine
moderne telle que nous la connaissons actuellement a débuté
avec l'armée française qui a installé les
premiers hôpitaux dès 1833 et surtout avec la création
de l'école de médecine, dont la première
installée par l'armée (Baudens) en 1931, cessa son
activité en 1936 sur ordre du maréchal Valée.
A
partir de 1855, fut créée la seconde école de
médecine et de chirurgie d'Alger qui devint faculté
mixte de médecine et de pharmacie d'Alger en 1909, sous la
direction d'un chirurgien lyonnais, le doyen Curtillet (1863-1933).
Son développement fut rapide et deux nouvelles facultés
de médecine sont créées, en 1958, à Oran
et à Constantine.
Beaucoup de grands noms de la médecine,
de la chirurgie, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire ont
marqué l'histoire de l'Algérie médicale, que se
soit pendant la période coloniale ou pendant la période
post-indépendance, où un noyau de médecins
algériens formés soit à Alger soit en France a
pris la relève et a fait la faculté de médecine
algérienne. (souce:Santemaghreb.com)
Par le professeur Larbi Abid (18 août 2005):
La
lutte anticancéreuse en Algérie débuta sous
l’occupation française. C’est en 1928 qu’intervient la
création de principe du centre anticancéreux d’Alger,
suivant de peu la réalisation des centres de Bordeaux, Paris
et Lyon en 1923 ; De Montpellier, Strasbourg, Lille Rennes,
Reims, Caen et Toulouse en 1924 ; de Marseille et Angers en
1925 ; et de Nancy en 1927.
Le centre anticancéreux
d’Alger était installé par le professeur Constantini
dans les locaux de la clinique A de l’hôpital Mustapha. Ce
centre, s’il avait le mérite de constituer le premier
maillon dans la chaîne de la lutte anticancéreuse en
Algérie ne pouvait prétendre à assumer ni le
dépistage, ni le traitement de tous les cancers observés.
Néanmoins le départ était ainsi donné et
une consultation anticancéreuse fut instituée par les
docteurs Laffont, Ferrari, Viallet et Duboucher.
La seconde
guerre mondiale interrompit l’essor de l’institut qui reprit ses
activités à la fin de l’année 44. Mais ce
n’est qu’en 1947 que le professeur Montpellier, chef de service
d’anatomie pathologique et d’oncologie humaine, obtint la
possibilité d’asseoir la lutte anticancéreuse selon
des bases géographiques. Il créa alors l’organisation
appelée RALAC : Réseau Algérien de Lutte
Anti-Cancéreuse de même que naissait la Société
de Carcinologie. La publication d’un Bulletin Cancérologique
organe officiel du RALAC et de la société de
carcinologie fut également décidée. Le premier
numéro de ce bulletin paraît en janvier 1948.
En
1949, une ligue algérienne de lutte contre le cancer était
constituée sous la présidence de madame
Charles-Vallin.
En 1950, le Centre Algérien de Lutte Contre
le Cancer quitte les locaux de la clinique universitaire pour
s’installer dans les bâtiments de la place Pierre et Marie
Curie, la direction ayant été confiée au
professeur Montpellier le 9 novembre 1949.
En 1955, M. Montpellier
crée les centres anti-cancéreux d’Oran et
Constantine.
En 1956, la première pierre du centre
anti-cancéreux Pierre et Marie Curie (CPMC) est posée
avenue Batandier. Le professeur J. BREHANT, chirurgien des hôpitaux,
après le départ à la retraite du professeur
Montpellier prend la direction du CPMC (et la chefferie de service de
chirurgie) au mois de mars 1958.

































