Algerazur

02 décembre 2014

L'Algérie en hiver

 

Ténès -neige-2005

    Neige à Ténés en 2005                        

                                                         

chrea_b15

Station de Chrea

- Voir plus ici :http://algeriadz.com/sites_under.php?site=15

La côte méditerrannéenne

La douceur de l'hiver reste indéniable sur les rivages algériens. Les températures moyennes sont en effet comprises entre 9 et 11°C la nuit, 16 et 17°C la journée; il est cependant possible de voir apparaître un peu de gelée blanche au petit matin au cours du mois de janvier, mois le plus froid.
L'hiver est aussi la saison des pluies, la quantité d'eau reçue au cours d'un mois d'hiver étant alors deux fois supérieure à celle qui tombe à Paris à la même saison. Ces précipitations prennent le plus souvent la forme d'averses intenses, souvent orageuses (on note 3 jours d'orage en janvier à Alger), mais de courte durée: il est ainsi relativement rare de passer une journée entière sous un ciel gris et pluvieux.
A cause du relief proche, la région d'Alger est deux fois plus arrosée que celle d'Oran.
Décembre et janvier sont les deux mois les plus pluvieux de l'année, mais les séries d'averses laissent cependant une large place au soleil qui brille en moyenne 5 à 6 heures par jour au long de l'hiver.
Côté vents, les vents d'ouest sont les plus forts et les plus fréquents à cette saison, alors que la température de l'eau de mer se situe autour de 14°C en février.

La chaîne de l'Atlas et les plateaux intérieurs

L'hiver est également la saison où tombent les précipitations sur l'Atlas Tellien principalement (le plus proche de la bordure côtière).
Dès 1000 mètres d'altitude, il n'est pas rare de voir des chutes de neige et l'on peut ainsi skier sur quelques pentes enneigées non loin d'Alger.
Par contre cette première barrière montagneuse marque un frein aux précipitations: elles sont 7 à 8 fois inférieures à Biskra (au sud du massif des Aures) qu'à Constantine (700 mètres d'altitude, plus proche de la Méditerranée).
Comme sur le littoral, les journées sans soleil sont rares, l'ensoleillement atteint une moyenne de 5 heures par jour.

Le Sahara (jusqu'au 30ème parallèle)

C'est en hiver que la chaleur est la plus supportable: il fait en moyenne 17 à 20°C au maximum de la journée à Ouargla, avec une humidité relativement faible; par contre les nuits sont relativement froides, il peut même geler en décembre et en janvier.
L'ensoleillement est maximum, entre 9 et 10 heures de soleil par jour en moyenne.
Quant aux précipitations, elles sont très faibles mais tombent plutôt en hiver, des orages ponctuels faisant parfois déborder les oueds.
Les vents sont globalement moins violents à cette période là de l'année mais connaissent une recrudescence en février.

 

Posté par Algerazur à 10:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 novembre 2014

15 Novembre 1914-Jour du baptème d'Albert Camus

 

Eglises-St charles-Ste bonaventure -Alger

 

Le 15 novembre 1914,Albert Camus fut baptisé, en l'église Ste bonaventure,à Alger, et fit sa confirmation dans la même église le 18 mai 1923,contrairement à ce que l'on pourrait retenir en lisant le premier homme,comme en attestent les registres paroissiaux,(Article publié dans le n° 36 de La Société des Études Camusiennes le 01/1995)

Voir ici résultat des recherches ▼

Albert_Camus_Communion_solennelle1

Autres articles  sur le blog ▼

http://algerazur.canalblog.com/archives/2009/03/01/12748720.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2008/01/24/7676138.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2011/08/02/21627669.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2010/01/04/16444901.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2013/01/02/26051095.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2009/03/01/12748720.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2010/01/16/16540536.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2009/11/22/15883343.html

http://algerazur.canalblog.com/archives/2009/12/01/15994447.html

Posté par Algerazur à 05:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 octobre 2014

24 octobre 1870,les juifs d'Algérie deviennent Francais

24 octobre 1870, Crémieux donne la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie



Cremieux_136

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 Juifs d’Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d’Europe (Italie, Espagne, Malte…) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d’Algérie, ils sont maintenus dans le statut d’indigène. C’est le début d’une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

L’une des premières décisions de la République

Le décret concernant les Juifs d’Algérie est promulgué à Tours, où s’est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l’Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l’une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Adolphe Cremieux

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l’un des chefs du parti républicain. C’est le fils d’un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d’une grande réputation d’intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l’émotion soulevée par l’affaire Mortara, il avait participé à la création de l’«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l’objectif de protéger les Juifs où qu’ils soient.

Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l’Algérie, Napoléon III préconise l’instauration d’un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d’une grande générosité, les musulmans d’Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu’il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L’indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d’être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France». La nationalité fait d’eux des sujets français mais non des citoyens ; elle ne leur accorde pas le droit de vote.

Le projet se heurte à l’opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l’Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

- les Juifs :

Une partie des Juifs sont établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC. Ils sont à l’origine d’une langue aujourd’hui perdue, le judéo-berbère. Les autres sont originaires d’Espagne d’où ils ont été chassés en 1492. De là leur appellation de juifs sépharades (d’après le nom de l’Espagne en langue hébraïque).

La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d’Alger, avec le concours actif des israélites de la métropole et du Consistoire central de France. Celui-ci obtient dès 1832 le droit de fonder en Algérie des écoles mixtes, avec enseignement donné en français. Comme en France, les Juifs d’Algérie se font représenter par des consistoires à partir de 1844.

- les musulmans :

Les musulmans, très majoritaires, sont issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu’au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restent globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires

Le décret Crémieux offre la citoyenneté pleine et entière aux Juifs d’Algérie sous réserve du renoncement à la loi mosaique et à ses prescriptions contraires au droit civil en matière matrimoniale (ce renoncement avait déjà été entériné sous le Premier Empire par les consistoires métropolitains).

Pétri de bonnes intentions et de préoccupations électorales moins avouables, notamment à Oran où les israélites sont nombreux, le décret s’avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d’Europe et auxquels s’assimilent désormais les Juifs.

Dès l’année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d’une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d’abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

En France, où toute forme d’antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des Juifs. L’antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l’affaire Dreyfus.

Les colons européens d’Algérie se montrent plus réceptifs que quiconque aux discours antisémites. C’est ainsi qu’en 1898, en pleine affaire Dreyfus, ils élisent Édouard Drumont, éditeur du journal antisémite La Libre Parole, comme député d’Alger.

Joseph Savès – © herodote.net

Voir aussi...Ses mandats à l'Assemblée nationale →http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8582

Posté par Algerazur à 11:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

01 octobre 2014

Inauguration de la statue des rapatriés à Alicante

En avril 1939,l'Algérie accueillait des réfugiés Espagnols.....En 1962,l'Espagne accueillait leurs enfants......

http://algerazur.canalblog.com/archives/2014/03/11/29412070.html
    

Statue rapatriés -Alicante                                    Statue qui sera dévoilée le 4 octobre  

 GRACIAS ALICANTE !

C´est avec ces mots que les Pieds-Noirs d´Alicante offriront, Samedi 4 octobre 2014 ,à cette charmante ville méditerranéenne deux sculptures symboliques réalisées par un artiste local qui laisseront, face à l'Histoire et aux générations  futures, un témoignage de ce que fut notre drame algérien, notre exode de ce côté-ci de la Méditerranée et l´accueil chaleureux de la population alicantine.
Cette initiative, prise par le comité du Cinquantenaire créé en 2012 sur une initiative de M. Guy Huertas, et placée sous l'égide de la Maison de France, prévoit une série de manifestations qui, dès maintenant, accompagneront ce don à Alicante et sa région, tout en exaltant l'intensité du souvenir commun.

L'inauguration doit avoir lieu sur le port , face à la Méditerranée et à l’Algérie

Ces magnifique sculptures, de 2,3 mètres de hauteur,ont été réalisée par Toni Mari Sart. Elles représentent un habitant d’Alicante ouvrant ses bras pour accueillir un « Pied-Noir » débarquant d’Oranie avec son maigre bagage.

Cette manifestation sera un grand succès et l’occasion de prouver aux Alicantinos et Alicantinas que la reconnaissance des « Pieds-Noirs » sera éternelle parce qu’ils n’oublieront jamais !

52 ans plus tard, il est nécessaire de rappeler que plus de 30000 « Pieds-Noirs », « colons » qui, génération après génération ont construit l’Algérie Française et pour la grande majorité d’origine espagnole ont choisi de rejoindre l’Espagne plutôt que la France métropolitaine. Heureuse a été leur décision car ils ont été reçus par les espagnols comme leurs enfants, leurs frères, leurs familles.

Organisée par « La maison de France » d’Alicante sous le parrainage de la Mairie d’Alicante.Le sculpteur...

voir → Programme_Statue_Alicante_

   Le sculpteur...▼                                    

   http://www.tonimari.es/galeriae.htm

 

Posté par Algerazur à 05:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 septembre 2014

19 septembre 1944,l'amée B prend le nom de 1ère Armée

   ...Le 19 septembre 1944, l'Armée B prend le nom de Première Armée française. La décision est ratifiée par le Général de Gaulle le 24 septembre.

"L’ "Armée B" – le terme générique pour désigner le commando d’Afrique – débarque en Provence à partir du 16 août, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, avec "50% de combattants maghrébins, 30 % de Pieds-Noirs, 10% d’Africains et d’Antillais et 10% de métropolitains

Toulon fut libérée le 27 août et Marseille le 28. Il n'avait fallu que treize jours aux premiers éléments de cette armée, moins de 30 000 hommes, pour remporter simultanément deux batailles d'importance, sur un front de quatre vingt dix kilomètres.

Gal Monsabert-Marseille -1944

Voici ce qu'a dit le Général de Monsabert qui conduisit l'Armée d'Afrique à l'assaut pour libérer la France :
"Tous unis, chrétiens, musulmans, israélites, vous étiez venus écarter les voiles de deuil de la mère patrie, briser ses chaînes de captive et lui rendre la vie, cette vie que 130 ans plus tôt elle vous avait donné.
C'est l'Afrique Française, l'armée d'Afrique, l'armée de votre sang et de votre amour qui a accompli le miracle.
Quelle amère destinée que la vôtre !! Vous n'avez trouvé d'autre reconnaissance que l'arrachement de votre sol et de vos biens, l'éloignement de vos tombes et de vos aîtres familiers, le débarquement, dans une fuite éxigée par une métropole sans entrailles, sur ces mêmes plages où vous lui aviez apporté la générosité de votre attachement jusqu'au sacrifice suprême sous les plis de vos drapeaux"

.Après un temps de repos et de réorganisation, la campagne reprend en direction des Vosges et de l'Alsace. La Trouée de Belfort est forcée le 17 novembre et le Rhin est atteint deux jours plus tard, le 19 novembre. La poche de Colmar est réduite le 9 février 1945.
.....Le 30 mars, la Première Armée française franchit le Rhin en six points, dont celui de Germersheim, au sud de Spire, sous un feu intense. Elle s'empare, le 21 avril de Stuttgart, le 24 d'Ulm et le 26 de Constance. Elle atteint le Voralberg le 8 mai 1945. Au soir de ce même jour, le Général de Latte de Tassigny, sur instruction du Général de Gaulle, signe, au nom de la France, à Berlin, l'acte de capitulation inconditionnelle du Reich allemand.
.....Ainsi, en 8 mois et 23 jours, la Première Armée Française a parcouru 1500 km, de la Méditerranée à l'Autriche. Elle a libéré le tiers du territoire métropolitain. Elle a envahi 80 000 km² de l'Allemagne ; elle a anéanti deux armées allemandes, les 19ème et 24ème armées. Son action victorieuse, la ferveur, les efforts et l'héroïsme de ses soldats ont contribué à redonner à la France son rang de grande puissance.

 

1ère armée Française

1ère Armée Source :http://www.fondationmarechaldelattre.fr/armee.htm

http://www.huffpostmaghreb.com/2014/08/15/story_n_5681268.html

 

Hommage du Président hollande le 15 aout 2014(Extrait)

il était temps!! car les pieds noirs n'ont pas oublié l'accueil du maire de Marseille en 1962....Pourtant Gaston Deferre,membre de la SFIO puis du Parti socialiste, est maire de Marseille d'août 1944 à novembre 1945, puis de mai 1953 à sa mort en 1986.Pauvre homme ..il ne se souvenait plus qu'il avait été maire grace à l'armée d'Afrique qu'il avait remerciée alors!

 

deferre

 

fanion-Monsabert-1944

 Fanion offert au général de Monsabert en remerciement en Aout 1944

 

Posté par Algerazur à 05:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]



01 août 2014

Il y a cent ans début de la guerre de 1914- L'Algérie concernée

 

Mobilisation

 

DECRET prescrivant la mobilisation des Armées de terre et de mer.
Du 1er Août 1914
(Publié au Journal officiel du 2 août 1914.)

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE,
Vu l'article 3 de la loi du 25 février 1875, relative à l'organisation des pouvoirs publics ;
Vu les titres III et IV de la loi du 24 juillet 1873, relative à l'organisation générale de l'armée ;
Vu la loi du 19 mars 1875, relative à la mobilisation par voie d'affiches et de publications sur la voie publique ;
Vu la loi du 3 juillet 1877 sur les réquisitions militaires, modifiée par les lois des 5 mars 1890, 27 mars 1906 et 23 juillet 1911 ;
Vu la loi du 22 juillet 1909, relative à la réquisition des voitures automobiles ;
Vu la loi du 28 décembre 1888, modifiant les articles 23 à 27 (service militaire des chemins de fer) de la loi du 7 août 1875 ;
Vu la loi du 21 mars 1905, modifiée par la loi du 7 août 1913 sur le recrutement de l'armée ;
Vu l'avis du Conseil des ministres,

DECRETE :
Art. 1er. La mobilisation des armées françaises de terre et de mer est ordonnée sur toute l'étendue du territoire français, de l'Algérie, dans les autres colonies et dans les pays de protectorat.
2. En France, en Corse, en Algérie et en Tunisie, la mobilisation sera portée à la connaissance des populations au moyen d'affiches qui seront immédiatement placardées sur la voie publique.
Tout Français soumis aux obligations militaires devra se conformer aux prescriptions contenues dans ces affiches, sous peine d'être puni avec toute la rigueur des lois.
3. Dans les colonies (autres que l'Algérie), la mobilisation sera portée à la connaissance des populations par les soins des gouverneurs.
Dans les pays de protectorat (autres que la Tunisie), elle sera portée à la connaissance des Français soumis aux obligations militaires par les soins des résidents généraux.
4. Le présent décret entraîne l'appel à l'activité des hommes qui ont été désignés, dès le temps de paix, pour constituer les unités de douaniers ou de chasseurs forestiers ainsi que les services accessoires de l'armée (trésorerie et postes, télégraphie militaire, sections de chemins de fer de campagne, etc.) et qui ont reçu, en conséquence, une affectation spéciale.
5. Le droit de réquisition est ouvert sur tout le territoire français, en Algérie et aux colonies. Il s'exercera conformément aux lois et décrets en vigueur.
Dans les pays de protectorat, les réquisitions s'opéreront d'après les conventions arrêtées avec les gouvernements de ces pays de protectorat.
6. Les autorités civiles, militaires, maritimes et coloniales sont chargées, sous leur responsabilité, de veiller à l'exécution des disposcitions du présent décret.

Fait à Paris, le 1er Août 1914.
Signé : R. Poincaré.

Le ministre de la guerre,
Signé : Messimy.

Le ministre de la marine,
Signé : Gauthier.

Source :
Bulletin des lois de la République française, Tome 6, 1ère section, Imprimerie nationale des lois, Paris, 1914, pages 2228 et 2229.
Accès direct à la page dans Gallica

 

Tirailleurs-Alger-Aout 1914 Embarquement d'un régiment de tirailleurs à Alger - le 10 août

Posté par Algerazur à 05:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

06 juillet 2014

Mémoire et racines de l'éxilé.....

 

Nèfle

 

Ces deux textes résument à merveille le ressenti des éxilés ,(volontaires ou obligés hélas)

-A mesure que la vie passe,la griserie de la Métropole s'évanouit et l'Algérie revient,J'aime l'écouter bruire en moi comme une source que la poussière des années n'a pas réussi à altérer,Peutêtre n'y aije pas toujours été heureux-l'ombre de la guerre recouvrait souvent les terrasses-,mais je crois avoir tout appris là-bas,dans le parfum des blés et des nèfles gorgées de suc : le goût du plaisir,la volupté de l'instant,laliberté des gestes et des paroles,Sans doute suis-je enclin à tout mythifier-les rues,le ciel et les belvédères-,mais j'ai besoin de cet idéal,même perdu,pour continuer à rêver sur son absence,et donc écrire,

Jean Noël Pancrazi

né à Sétif en 1949

 

-Les racines, c'est un peu comme si on replongeait en apnée dans la mémoire. Le souffle est alors obligatoire sinon les larmes remontent à la surface.

Le Pays qui vient de loin
[ André Bucher ]

Posté par Algerazur à 06:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 juillet 2014

2 juillet 1869-Rimbaud écrit "Jugurtha"

 Rimbaud

le 2 juillet 1869 à Charleville-Mézières, ville natale de Rimbaud, un concours général de vers latins oppose plusieurs académies du Nord. Le sujet proposé aux candidats est « Jugurtha », roi numide.

 Parmi les compétiteurs se trouve le collégien Arthur Rimbaud, alors âgé de 15 ans. Tandis que les plumes crissent sur le papier, Rimbaud affamé n’écrit rien. Il demande des tartines au concierge. Une fois rassasié, Arthur saisit son porte-plume et écrit ses 75 vers latins sans consulter une seul fois son « Gradus ad parnassum » [manuel composé par des Jésuites du Collège Louis-le-Grand à Paris au milieu du XVIIe siècle, NDLR]. A midi, il rend sa copie et obtient le prix.

Arthur RIMBAUD est né le 20 octobre 1854 à Charleville-Mézières dans le département des Ardennes. Il est mort et inhumé le 10 novembre 1891 dans cette même ville.

Son père Frédéric RIMBAUD (1814-1878) était un officier d'infanterie français, ayant participé à la conquête de l'Algérie, où il était aussi administrateur, écrivain, journaliste, linguiste et ethnologue, ainsi qu'à la guerre de Crimée et à la campagne d'Italie.

 La carrière militaire et l'esprit baroudeur de Frédéric Rimbaud font de lui un mari et un père absent. Ce n'est d'ailleurs que lors de ses brèves permissions qu'il conçoit ses quatre enfants puînés. À la naissance de sa fille cadette, Isabelle, en 1860, le capitaine, écoutant son goût de l'aventure et las de l'austérité de sa femme, quitte définitivement le foyer conjugal.

 Ce poème est dédié à l'Emir ABD-el-KADER est aussi une façon d’extérioriser ses ressentiments à l’encontre de son père militaire ayant participé à la conquête d’Algérie …..

 Jugurtha (1869)

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
Du second Jugurtha de ces peuples ardents,
Les premiers jours fuyaient à peine à l’Occident,
Quand devant ses parents, fantôme terrifiant,
L’ombre de Jugurtha, penchée sur leur enfant,
Se mit à raconter sa vie et son malheur :
"Ô patrie ! Ô la terre où brilla ma valeur !"
Et la voix se perdait dans les soupirs du vent.
"Rome, cet antre impur, ramassis de brigands,
Echappée dès l’abord de ses murs qu’elle bouscule,
Rome la scélérate, entre ses tentacules
Etouffait ses voisins et, à la fin, sur tout
Etendait son empire ! Bien souvent, sous le joug
On pliait. Quelquefois, les peuples révoltés
Rivalisaient d’ardeur et, pour la liberté,
Versaient leur sang. En vain ! Rome, que rien n’arrête,
Savait exterminer ceux qui lui tenaient tête !…."
Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
"De cette Rome, enfant, j’avais cru l’âme pure.
Quand je pus discerner un peu mieux sa figure,
A son flanc souverain, je vis la plaie profonde !…
La soif sacrée de l’or coulait, venin immonde,
Répandu dans son sang, dans son corps tout couvert
D’armes ! Et une putain régnait sur l’Univers !
A cette reine, moi, j’ai déclaré la guerre,
J’ai défié les Romains sous qui tremblait la terre !…."
Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Lorsque dans les conseils du roi de Numidie,
Rome s’insinua, et, par ses perfidies,
Allait nous enchaîner, j’aperçus le danger
Et décidai de faire échouer ses projets,
Sachant bien qu’elle plaie torturait ses entrailles !
Ô peuple de héros ! Ô gloire des batailles !
Rome, reine du monde et qui semait la mort,
Se traînait à mes pieds, se vautrait, ivre d’or !
Ah, oui ! Nous avons ri de Rome la Goulue !
D’un certain Jugurtha on parlait tant et plus,
Auquel nul, en effet, n’aurait pu résister !’’
Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Mandé par les Romains, jusque dans leur Cité,
Moi, Numide, j’entrai ! Bravant son front royal,
J’envoyai une gifle à ses troupes vénales !…
Ce peuple enfin reprit ses armes délaissées :
Je levai mon épée. Sans l’espoir insensé
De triompher. Mais Rome était mise à l’épreuve !
Aux légions j’opposai mes rochers et mes fleuves.
Les Romains en Libye se battent dans les sables.
Ils doivent prendre ailleurs des forts presqu’imprenables :
De leur sang, hébétés, ils voient rougir nos champs,
Vingt fois, sans concevoir pareil acharnement !’’
Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Qui sait si je n’aurai remporté la victoire ?
Mais ce fourbe Bocchus… Et voilà mon histoire.
J’ai quitté sans regrets ma cour et mon royaume :
Le souffle du rebelle était au front de Rome !
Mais la France aujourd’hui règne sur l’Algérie !…
A son destin funeste arrachant la patrie.
Venge-nous, mon enfant ! Aux urnes, foule esclave !…
Que revive en vos cœur ardent des braves !…
Chassez l’envahisseur ! Par l’épée de vos pères,
Par mon nom, de son sang abreuvez notre terre !…
Ô que de l’Algérie surgissent cent lions,
Déchirant sous leurs crocs vengeurs les bataillons !
Que le ciel t’aide, enfant ! Et grandis vite en âge !
Trop longtemps le Français a souillé nos rivages !…’’
Et l’enfant en riant jouait avec un glaive !…
Napoléon ! Hélas ! On a brisé le rêve
Du second Jugurtha qui languit dans les chaînes…
Alors, dans l’ombre, on, voit comme une forme humaine,
Dont la bouche apaisée laisse tomber ces mots :
" Ne pleure plus, mon fils ! Cède au Dieu nouveau !
Voici des jours meilleurs ! Pardonné par la France,
Acceptant à la fin sa généreuse alliance,
Tu verras l’Algérie prospérer sous sa loi…
Grand d’une terre immense, prêtre de notre droit,
Conserve, avec la foi, le souvenir chéri
Du nom de Jugurtha !…N’oublie jamais son sort:
Car je suis le génie des rives d’Algérie !…"

 

Posté par Algerazur à 05:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 juin 2014

4 juin 1958-un mensonge d'Etat

 

21_05_1958_depeche

 

Discours du Forum d' Alger, 4 juin 1958 ▼

 

vous ai compris-4 juin 58

 

 Dès le vote du projet de loi qui délègue à son Gouvernement la charge de soumettre à l'approbation du peuple français une nouvelle Constitution, le général de Gaulle se rend en Algérie du 4 au 7 juin 1958, pour y manifester la restauration du pouvoir de l'Etat. Des diverses allocutions qu'il prononce au cours de ce voyage, seule celle du Forum d'Alger a été rédigée à l'avance.

Je vous ai compris !

Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité.

Je dis la rénovation à tous égards. Mais très justement vous avez voulu que celle-ci commence par le commencement, c'est à dire par nos institutions, et c'est pourquoi me voilà. Et je dis la fraternité parce que vous offrez ce spectacle magnifique d'hommes qui, d'un bout à l'autre, quelles que soient leurs communautés, communient dans la même ardeur et se tiennent par la main.

Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de la France et je déclare, qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Cela signifie qu'il faut ouvrir des voies qui, jusqu' à présent, étaient fermées devant beaucoup.

Cela signifie qu'il faut donner les moyens de vivre à ceux qui ne les avaient pas.

Cela signifie qu'il faut reconnaître la dignité de ceux à qui on la contestait.

Cela veut dire qu'il faut assurer une patrie à ceux qui pouvaient douter d'en avoir une.

L'armée, l'armée française, cohérente, ardente, disciplinée, sous les ordres de ses chefs, l'armée éprouvée en tant de circonstances et qui n'en a pas moins accompli ici une œuvre magnifique de compréhension et de pacification, l'armée française a été sur cette terre le ferment, le témoin, et elle est le garant, du mouvement qui s'y est développé.

Elle a su endiguer le torrent pour en capter l'énergie, Je lui rends hommage. Je lui exprime ma confiance. Je compte sur elle pour aujourd'hui et pour demain.

Français à part entière, dans un seul et même collège ! Nous allons le montrer, pas plus tard que dans trois mois, dans l'occasion solennelle où tous les Français, y compris les 10 millions de Français d'Algérie, auront à décider de leur propre destin.

Pour ces 10 millions de Français, leurs suffrages compteront autant que les suffrages de tous les autres.

Ils auront à désigner, à élire, je le répète, en un seul collège leurs représentants pour les pouvoirs publics, comme le feront tous les autres Français.

Avec ces représentants élus, nous verrons comment faire le reste.

Ah ! Puissent-ils participer en masse à cette immense démonstration tous ceux de vos villes, de vos douars, de vos plaines, de vos djebels ! Puissent ils même y participer ceux qui, par désespoir, ont cru devoir mener sur ce sol un combat dont je reconnais, moi, qu'il est courageux...car le courage ne manque pas sur la terre d'Algérie, qu'il est courageux mais qu'il n'en est pas moins cruel et fratricide !

Oui, moi, de Gaulle, à ceux-là, j'ouvre les portes de la réconciliation.

Jamais plus qu'ici et jamais plus que ce soir, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux, la France !

Vive la République !

Vive la France !

source :http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/accueil/discours/le-president-de-la-cinquieme-republique-1958-1969/discours-du-forum-d-alger-4-juin-1958.php

 

Posté par Algerazur à 05:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

02 mai 2014

L'Hôtel Aletti-Palace d'Alger

 Hôtel Aletti

Charlie Chaplin

 

 

 

 

 

 

L’Aletti est une splendeur de l’Art déco et l’un des lieux les plus fascinants d’Alger.

Il fut construit à grands frais et inauguré lors de la célébration du centenaire de la présence coloniale en Algérie, l’été 1930,par Charlie Chaplin. Ce grand palace de classe internationale,où Joséphine Baker,sous lieutenant de l'armée de l'air des Forces Francaises libres(FFL)avait dansé aprés le débarquement Anglo Américain de 1942,appartenait aux frères Aletti (Jacques, Louis et Robert),d’où son nom.

Des personnalités de grand renom ont séjourné dans cette hôtel : Charlie Chaplin (Charlot), Caroline de Monaco, Albert de Monaco, Nelson Mandela, Patrice Lumumba, François Mitterand (quand il était ministre de l'Intérieur de l'Etat français), Jean Claude Brialy (qui a fimé des séquences sour son long métrage "Sur les traces de mon enfance"), Frédéric Mitterand, Ferhat Abbas, Houari Boumediene,Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf, Messali Hadj, Fdel Castro, Hassan II, Charles Aznavour, Georges Brassens..…..

L'hôtel Aletti disposait au sous-sol d'une salle de jeux et d'une salle de spectacles, "Le casino municipal", ainsi que d'une salle de cinéma, d'un restaurant, d'un bar, d'un salon de coiffure, de boutiques, d'un cabaret...Il a été rebaptisé Safir en 1984.

Voir aussi→ Le_soir_d_Algérie_societe

 

Hôtel Safir

                                            Hôtel Safir (ex Aletti)

                    http://www.algerie-monde.com/hotels/alger/es-safir/

 

 

Posté par Algerazur à 05:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,



Fin »