Algerazur

03 février 2023

André Ravereau -architecte Limousin au M'ZAB

André RAVEREAU est un architecte français né à Limoges en 1919. Il cumule aujourd’hui une oeuvre construite et écrite qui est un manifeste en faveur d’une architecture « cohérente » et « située ». Il s’est beaucoup consacré à l’étude des architectures et cultures méditerranéennes, toujours dans le souci de comparer la pertinence du geste « savant » à celle du savoir-faire « vernaculaire ».

Elève d’Auguste PERRET à l’École des Beaux Arts de PARIS entre 1946 et 1950, André RAVEREAU reçoit l’enseignement rigoureux d’un « poète, qui parle et pense en construction ». En 1949, alors qu’il est encore étudiant, il se rend dans la vallée du M’ZAB en Algérie, qui lui dévoile la cohérence d’une architecture adaptée aux contraintes d’un milieu ; ce voyage lui inspirera une véritable « leçon d’architecture ». « Comme tout le monde, j’ai reçu la séduction de GHARDAÏA avant d’en faire l’analyse. On a l’intuition que les choses possèdent un équilibre que l’on appelle esthétique, et cela avant de savoir comment c’est, un équilibre […]. C’est l’analyse qui me l’a appris par la suite, j’ai vu dans le M’Zab à la fois la rigueur que j’aimais chez Perret, dont j’étais l’élève, et les formes exaltantes que l’on trouve chez Le CORBUSIER

En effet au Sud de l'Algérie, dans une oasis du désert cachée par les ergs, se nichent les cinq cités du M'ZAB: GHARDAIA, MELIKA, BENI-ISGUEN, BOUNOURA et EL ATTEUF, alignées le long du lit de l'oued. Chaque ville a ses maisons blanches serrées sur un monticule autour de sa mosquée avec à ses pieds, la palmeraie. Les Mozabites ont trouvé refuge dans ce désert fuyant jadis les envahisseurs arabes. Ils y ont développé une architecture simple et superbe, toute en courbes, trouvant naturellement la voie de la lumière et de l'ombre, du travail et de la détente. Quand l'architecte français André RAVEREAU découvre cette oasis de beauté, c'est le choc émotionnel et, par-delà, la conscience que cette architecture séculaire peut apporter à l'architecture contemporaine de nouvelles pratiques.

A GHARDAIA, RAVEREAU fonde l'« atelier du désert » qui verra se succéder des générations de jeunes architectes venus se confronter à cette gestion du territoire respectueuse du contexte naturel et des cultures locales. Un livre, « André RAVEREAU, l'atelier du désert », dirigé par Rémi BAUDOUÏ et Philippe POTIE (éditions Parenthèses), regroupe plusieurs articles sur l'oeuvre de cet architecte. Pour RAVEREAU, « l'architecture se devait de revenir aux sources de l'histoire pour mieux échapper à ses propres démons d'une modernité sans usage, sans présent ni futur». Là, dans le désert, il propose de «s'intéresser au lieu, aux traditions, au climat, pour inscrire le projet d'architecture dans l'épaisseur d'une culture, privilégiant l'enracinement dans le site ».

 

M'ZAB

 

La leçon du M'ZAB, c'est faire table rase de ses multiples préjugés pour se mettre à l'écoute des besoins, dans leur nudité originelle. L'architecture selon RAVEREAU était déjà écologiste et de développement durable avant que ces concepts ne fleurissent.

En 1965, André RAVEREAU est nommé architecte en chef des monuments historiques en Algérie, s’efforçant alors d’obtenir le classement de la vallée du M’ZAB en 1970 avant de créer à GHARDAÏA le premier atelier du ministère. En quelques années, la réputation de l’atelier dépasse les frontières et des étudiants de toutes origines viennent s’affronter à la leçon du désert, comme en écho des leçons du célèbre Construire avec le peuple d’Hassan FATHY.

En 2006, à 86 ans, il constate que l'environnement s'est à ce point dégradé qu'il devient difficile de bâtir encore à partir des solutions locales et séculaires. « Le M'Zab, nous dit-il, était traditionnellement protégé des moustiques et on pouvait l'été dormir sur les terrasses. Mais aujourd'hui, on a tant rejeté d'eau dans les nappes phréatiques que les moustiques sont venus. Il n'y a plus moyen de dormir sur les terrasses et les gens doivent installer un conditionnement d'air dans leurs chambres. On doit dorénavant construire des scaphandres pour habiter sur terre. A la Méditerranée, il y a tant de pollutions diverses, y compris sonore, que les modes de vie anciens ne sont plus possibles. On cherche à habiter sur la lune mais on ne sait plus habiter sur terre. Il faut absolument retrouver un art de vivre sur terre. Même le climat fout le camp, si important pourtant dans la manière de concevoir l'architecture, y compris le gothique du Sud qui n'a pas les verrières du Nord. Si j'ai un conseil à donner aux jeunes architectes, c'est de s'attaquer à la pollution et à tout ce qui détruit notre mode de vie. J'ai cru satisfaire un milieu physique par mon architecture mais ce dernier disparaît. Cette nature à qui j'ai tout dédié, il faut la préserver, c'est la leçon de ma vie.»

(http://www.lalibre.be/culture/arts/ravereau-l-architecte-du-desert-51b88d24e4b0de6db9ad5ca4)

En novembre 2012,L’ Algérie lui a rendu hommage et la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, lui a remis la médaille du mérite national au rang de « Achir » dans le cadre de la clôture du 1er festival international de promotion des architectures de terre « Archi’terre », en présence d’architectes ayant pris part à cette manifestation et des cadres du ministère de la Culture,

 

André Raveleau-médaille

(http://www.algerie1.com/magazine/larchitecte-francais-andre-ravereau-recoit-la-medaille-du-merite-national/)

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24 janvier 2023

Semaine des barricades-24 janvier au 1er fevrier 1960

 

Barricades 1960

Pour avoir, dans un journal allemand, pris ses distances avec la politique menée et déclaré notamment que "l’armée ne pouvait s’attendre à une telle attitude" de la part du chef de l’État, le général Massu, commandant du corps d’armée d’Alger, adulé dans la ville blanche pour y avoir brisé les réseaux terroristes en 1957, est rappelé à Paris. La nouvelle fait éclater une contestation qui grondait depuis des mois. Une grève générale est décrétée à Alger par les nationalistes les plus virulents, massivement soutenus par les Européens.

A l’issue d’une manifestation de soutien au général Massu, des barricades sont dressées. L’une d’elles est surmontée d’un drapeau français et d’une des banderoles de la manifestation : "Vive Massu !". Pour ériger des barricades et faire obstacle à l’avancée des forces de l’ordre, les manifestants utilisent les pavés prélevés sur place. Outre des civils, on repère - à leurs bérets noirs - de nombreux membres des Unités territoriales (UT), en uniforme. Ces unités armées, composées des réservistes d’Algérie et organisées par l’état-major afin d’assurer l’autodéfense des quartiers dans les premiers temps du conflit, se sont fortement mobilisées pour organiser les barricades et les camps retranchés. Ils forment un contingent non négligeable face aux forces de l’ordre.

Le premier soir, les affrontements avec les gendarmes font plus de vingt morts mais, les jours suivants, les fraternisations entre insurgés et parachutistes l’emportent. La situation est bloquée. Dans un discours renvoyant dos-à-dos les nationalistes du FLN et les organisateurs des barricades, accusés tous deux de rejeter sa politique, le général de Gaulle trouve la voie de l’apaisement en promettant surtout de s’en tenir à l’autodétermination. Les barricades sont levées. Mais les UT sont dissoutes et, quelques mois plus tard, le général Challe doit quitter son commandement.

Source : Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault, La guerre d’Algérie, la Documentation photographique, août 2001.

En savoir plus ici...https://books.openedition.org/psorbonne/1226?lang=fr

Voir aussi ..https://tenes.info/nostalgie/20JANVIER1960

Alger - janvier 1960 (AFP)

Drapeau barricade Alger 1960

Drapeau taché du sang d'Hernandez

Un an plus tard, le 22 avril 1961, les Algérois pourront de nouveau entendre l’ancien commandant en chef - lors du putsch d’Alger

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31 décembre 2022

Le Journal lumineux d'Alger

Le journal lunimeux avait été placé sur la facade d'un immeuble d'angle, au carrefour du boulevard Bugeaud, de la rue d'Isly et du boulevard Laférriere.

Journal Lumineux -Alger

Mis en service le 18 janvier 1930, son emplacement avait été judicieusement choisi,  car il donnait sur deux grandes artéres animées :
La rue d' Isly et le boulevard Laférriere.
Il faisait face aussi à une zone très dégagée.

  • Eteint pendant la guerre il fut remis en service le 31 décembre 1946

  •                        Extrait Echo d'Alger du 31 décembre 1946  ▼
  • extrait Echo d'Alger 31 décembre 1946

  • Ce recul important qui allait jusqu'à la rue Charles Péguy
    permettait aux passants de s'arrêter sans trop de gêne.

    Le texte défilait en boucle à partir de la tombée de la nuit.

    l donnait les nouvelles importantes presque instantanément.

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24 décembre 2022

Souviens toi des Noëls de là bas....

 

Noel de là bàs

 


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30 novembre 2022

Joséphine Baker à Alger

1479119846Le 30 novembre 2021, Joséphine Baker entrait au Pantheon.....

Remember....
En 1931, la chanteuse et actrice Joséphine BAKER devient la marraine du RUA. (Racing Universitaire d'Alger)
A Paris, en novembre, elle dédicace une photographie au président de l’époque, Paul PERRIAU. Elle avait un véritable amour pour Alger. Elle l’avait découvert lors d’une tournée en 1931. En 1936, avec la chanson « Nuit d’Alger » elle lui rend hommage.
Elle part à Alger début 1941 avec Jacques Abtey, à qui elle offre une couverture : il devient « monsieur Hébert », son secrétaire artistique, et peut ainsi la suivre plus facilement lors de ses déplacements en Europe. L’artiste profite une fois encore de son statut pour passer les frontières sans encombre et faire circuler des informations « sous le manteau » – ou, en l’occurrence, sous ses sous-vêtements ! En effet, lorsqu’elle n’utilise pas des partitions pour transmettre des informations cryptées inscrites à l’encre invisible, Joséphine Baker n’hésite pas à cacher des informations dans son soutien-gorge. « […] mes passages en douane s’effectuent toujours dans la décontraction… explique-t-elle dans ses Mémoires. Les douaniers me font de grands sourires et me réclament effectivement des papiers… mais ce sont des autographes ! »
Joséphine Baker tombe malade en juin 1941 et reste hospitalisée au Maghreb pendant dix-neuf mois. Elle continue néanmoins de soutenir la France libre depuis son lit d’hôpital, où elle reçoit de nombreux militaires et diplomates, notamment américains, qu’elle tente de convaincre d’aider la France – il faudra attendre l’attaque de Pearl Harbor, menée par les Japonais le 7 décembre 1941, pour que les États-Unis prennent part au conflit. Alitée, c’est depuis sa chambre d’hôpital que Joséphine Baker assiste à la bataille de Casablanca en novembre 1942, lorsque les Alliés débarquent en Afrique du Nord.
le 23 mai 1944 elle s’engage dans les Formations féminines de l’Air comme « élève stagiaire rédactrice » . et est détachée en tant que « sous-lieutenant » auprès de l’état-major général Air qui l’envoie sur les différents théâtres d’opérations comme symbole d’une scène artistique française qui ne s’est jamais compromise avec l’occupant. Elle débarque à Marseille en octobre 1944, deux mois à peine après le débarquement des Alliés en Provence. Missionnée par le général de Lattre de Tassigny, elle suit l’avancée de la Première armée et chante dans les villes françaises libérées. Selon les circonstances, elle troque ses exubérants costumes pour un uniforme militaire.
1958,tournée en Afrique du nord. En Algérie elle chante pour le public et les soldats.

joséphine baker- alger 1944

Paroles de Nuit d'Alger
.Joséphine Baker▼
Oh, douce nuit d'Alger
Quand la brise se lève
Et caresse mon rêve
D'un parfum d'oranger
Je voudrais que le jour
Plus jamais ne se lève
Comme paraissent brèves
Les minutes d'amour
Je sens au fond de mon coeur
Une force qui m'attire
Tout me parle de bonheur
Chaque étoile est un sourire
Oh douce nuit d'alger
Quand la brise se lève
Et caresse mon rêve
D'un parfum d'oranger
Cachant la tête sous une aile
Les oiseaux se sont endormis
Dans l'air une fraîcheur nouvelle
Renait enfin voici la nuit
Oh douce nuit d'alger
Quand ta brise se lève
Et caresse mon rêve
D'un parfum d'oranger.

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01 novembre 2022

Le couple Limousin victime de la toussaint rouge...

La culture assassinée...

68 ans ont passé!

"Plus vous voulez que les hommes exercent eux-mêmes une portion plus étendue de leurs droits, plus vous voulez, pour éloigner toute emprise du petit nombre, qu'une masse plus grande de citoyens puisse remplir un plus grand nombre de fonctions, plus aussi vous devez chercher à étendre l'instruction."(Nicolas de Condorcet)
Voir:
  MEMOIRE_SUR_L_INSTRUCTION_PUBLIQUE

Voir aussi: Lettre_aux_instituteurs__Jules_Ferry

Entre le 1er novembre 1954 et fin 1962, 76 instituteurs sont morts en Algérie!!!!! Guy Monnerot ,originaire de Limoges fut le premier.......

Couple_Monnerot

Ce lundi 1er novembre 1954 à 7 heures sur la route qui va de Biskra à Arris, un car avance lentement. La voie est étroite, sinueuse. Dans le car, des Musulmans et deux Européens. Un jeune garçon de 23 ans et son épouse de 21 ans, des nouveaux mariés, Guy et Jeanine Monnerot, instituteurs auxiliaires à Tiffeflel.  Tous deux Limousins,en Algérie depuis trois semaines, ils ont profité du week-end pour visiter un peu la région. Le vieux car bringuebalant s’engage dans les gorges sauvages de Tighanimine… Guy Monnerot bavarde avec un personnage pittoresque dont l’élégance un peu voyante tranche avec la pauvreté des vêtements des autres passagers. Il porte un magnifique turban et un somptueux burnous. C’est Hadj Sadock, le Caïd de M’Chounèche, une petite localité des environs. Au kilomètre 77, la route qui surplombe le vide s’élargit, le chauffeur aperçoit un mince barrage de pierres au milieu du chemin. Au lieu d’accélérer et de bousculer le fragile obstacle, il stoppe. Un homme surgit à la portière, il est armé d’un vieux fusil allemand. L’homme somme le Caïd et les Monnerot de descendre du car. Une dizaine d’hommes entourent le car. Chihani Bachir, chef du groupe de rebelles, s’adresse au Caïd et lui demande s’il a reçu la proclamation du F.L.N. « de quel côté passes-tu ? Avec nous ou chez les Français ? » Hadj Sadok n’a qu’un rire méprisant pour ces « brigands » loqueteux, puis sèchement déclare : »Vous n’avez pas honte de vous attaquer à ces enfants…Ce sont des instituteurs, ils viennent pour nous aider… » Chihani Bachir marque le coup. Sadok, profitant d’un moment d’inattention, sort un pistolet de son baudrier de cuir rouge qu’il porte toujours caché sous sa gandoura. Sbaïhi Mohamed, l’un des hommes de Chihani, a surpris son geste. Il lâche une rafale de Sten en direction du Caïd. Le Caïd s’écroule atteint au ventre ; Guy Monnerot est touché à la poitrine et sa jeune épouse à la hanche. Les rebelles embarquent le corps de Hadj Sadok dans le car qui s’éloigne, laissant sur le bord de la route les jeunes gens moribonds. Une heure plus tard, l’ethnologue Jean Servier, le seul homme à n’avoir pas perdu la tête dans Arris encerclé, est mis au courant de l’attentat. Il accourt avec un vieux Dodge et deux maçons Italiens. Monnerot est déjà mort ; sa femme sera sauvée. Elle mourra, à 61 ans, peu de jours après le quarantième anniversaire du déclenchement de la guerre. (source:http://encyclopedie-afn)

Le corps de guy Monnerot fut rapatrié à Limoges où une cérémonie funèbre eut lieu le 29 novembre 1954. François Mitterand ,alors ministre de l'intérieur dans le gouvernement de Pierre Mendès France,adressa à son père ,le télegramme suivant:

''Dans l'épreuve qui vous frappe,je tiens à vous dire,tant en mon nom personnel qu'au nom du gouvernement,l'émotion qui nous étreint devant la mort si injuste de votre fils,au moment même où il se préparait à apporter aux jeunes Français d'Algérie,le témoignage de notre civilisation et de notre culture. Je m'incline devant votre douleur.''

 

CaptureGuy monnerot

 

En 2004,à l'occasion du cinquantenaire de sa mort,le nom de Guy Monnerot fut donné à une rue de Limoges ▼

     Pdf→     Inauguration_allée_Monnerot

Voir aussi  :http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/terreur-toussaint-monnerot.html

PDF ici : Couple_Monnerot_Algerie_1_11_1954

 Certains polémiquent sur"les premiers morts  de la guerre d'Algérie". Le couple Monnerot  fut victime le matin du 1er Novembre,mais il est vrai que d'autres périrent la veille ,d'autres plus tôt  ce jour là. .ce fut le cas  de deux Français d'Algérie : un chauffeur de taxi de confession juive, Georges-Samuel Azoulay et Laurent François, libéré depuis 6 mois du service militaire.▼

Temoignage_REGIS_GUILLEM

Toutes les victimes de la Toussaint rouge,métroplolitains, pieds noirs ou musulmans, méritent de figurer dans la mémoire collective

voir Aussi:

Instituteurs_morts_en_Algérie

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02 octobre 2022

Convention de 1830 après la prise d'Alger

capitulation Alger 1830

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08 septembre 2022

La loterie Algérienne-1936

 Remi st andré-CaptureLa loterie Algérienne que nous avons connu date du 15 mars 1936 – premier tirage organisé par M. Rémi Saint André au théâtre Municipal d’Alger.Rattaché d'office à la Direction des Finances, il s'était vu confier une tâche dont ce service ne voulait pas se charger : créer en Algérie une Loterie, concurrente de la Loterie Nationale, le premier tirage devant avoir lieu dans trois mois! Il faudra toutes ses capacités d'invention, connaissances financières, astuces techniques, toute sa force de persuasion devant l'hostilité des financiers eux-mêmes, pour mener à bien cette entreprise. La Loterie Algérienne connaît un grand succès et rapporte au budget de l'Algérie des sommes considérables pour les œuvres sociales. Il en fait une réalisation profitable au pays à plus d'un titre, les élus locaux rivalisant pour que le tirage se fasse sur leur territoire. Il a l'idée de jumeler les tirages, non seulement avec les fêtes (pâques, Noël), mais aussi avec de grandes manifestations historiques, traditionnelles ou sportives, notamment boulistes et aéronautiques, matches de boxe, ce qui, tout en assurant la publicité pour la Loterie, donne un essor particulier au sport en Algérie.

Voir :Remi_St_André_

 

Echo d'Alger 03-1936Loterie-1936

L'écho d'Alger du dimanche 15 mars 1936 ▲

Le second tirage aura lieu à Oran le 30 mai.L'écho d'Alger du dimanche 15 mars 1936

Le billet ci-dessous date de 1881, une autre loterie différente, puisque tirée en France, à Paris.

 

loterie Algerienne-1881

Un article du journal Le petit Stéphanois de 1881 mentionne:

Le comité de la loterie nationale algérienne informe le public que le

Tirage de la loterie aura lieu irrévocablement le jeudi 26 janvier dans la salle du Cirque-d ’Eté, aux Champs-Elysées, à dix heures précises du matin, avec des appareils nouveaux construits spécialement à cet effet par la maison Fichet. Le paiement des lots sera effectué huit jours après la présentation, au siège de la loterie, des billets gagnants.Billet 1937

 

loterie 1937

                                                     Billet 1937

 

 

loterie 1652

 

                                               Noël 1952

 

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16 août 2022

Débarquement de Provence-Aout 1944

C'était en 1944 ,les 16 et 17 aout....nos parents furent mieux accueillis qu'en 1962...et pour, cause

debarquement Provence 1944

 

débarquement provence_1944

 

 

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02 août 2022

Jean Brune écrivain Algérois et Camus


Jean Brune et Albert Camus

Deux écrivains pieds-noirs face à la guerre d’Algérie

 

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    à lire aux éditions Atlantis

Jean Brune (1912-1973) a été le condisciple d’Albert Camus (1913-1960) au lycée d’Alger et, comme il le dit « au cours de la vie parfois son ami ».
A comparer les deux écrivains pieds-noirs prestigieux on découvre des ressemblances surprenantes entre Cette haine qui ressemble à l’amour et La Révolte d’un côté, et Noces, L’Eté, L’Hôte et Le Premier Homme de l’autre.
Face au drame de l’Algérie française, leur réaction a été unanime : ils insistaient sur le « droit des hommes à ne pas être chassés de leurs souvenirs d’enfance ».Voir son reportage sur la naissance du quartier mythique d'Alger: Bab El Oued :

Bab_el_Oued__Jean_Brune

Ses livres(Ed. Atlantis) :

https://editionatlantis.de/autoren/details/?aut_id=0&lang=

En savoir plus sur Jean Brune ▼

Jean_Brune_biographie

Jean Brune -Devise

                            Sa devise

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