Algerazur

01 décembre 2018

L'Hôtel Aletti-Palace d'Alger

 Hôtel Aletti

Charlie Chaplin

 

 

 

 

 

 

L’Aletti est une splendeur de l’Art déco et l’un des lieux les plus fascinants d’Alger.

Il fut construit à grands frais et inauguré lors de la célébration du centenaire de la présence coloniale en Algérie, l’été 1930,par Charlie Chaplin. Ce grand palace de classe internationale,où Joséphine Baker,sous lieutenant de l'armée de l'air des Forces Francaises libres(FFL)avait dansé aprés le débarquement Anglo Américain de 1942,appartenait aux frères Aletti (Jacques, Louis et Robert),d’où son nom.

Des personnalités de grand renom ont séjourné dans cette hôtel : Charlie Chaplin (Charlot), Caroline de Monaco, Albert de Monaco, Nelson Mandela, Patrice Lumumba, François Mitterand (quand il était ministre de l'Intérieur de l'Etat français), Jean Claude Brialy (qui a fimé des séquences sour son long métrage "Sur les traces de mon enfance"), Frédéric Mitterand, Ferhat Abbas, Houari Boumediene,Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf, Messali Hadj, Fdel Castro, Hassan II, Charles Aznavour, Georges Brassens..…..

L'hôtel Aletti disposait au sous-sol d'une salle de jeux et d'une salle de spectacles, "Le casino municipal", ainsi que d'une salle de cinéma, d'un restaurant, d'un bar, d'un salon de coiffure, de boutiques, d'un cabaret...Il a été rebaptisé Safir en 1984.

Voir aussi→Joseph_Aletti

 

Hôtel Safir

                                            Hôtel Safir (ex Aletti)

                    http://www.algerie-monde.com/hotels/alger/es-safir/

 

hotel Aletti-affiche

             Affiche d'époque

Posté par Algerazur à 05:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


11 novembre 2018

Centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918"

 

   

Antoine Bosc

à mon grand père,antoine Bosc.                           

      La fin de la grande guerre

 

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France(métropole et outremer), les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand. L'armistice a été signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne,  à 5h15 du matin.

L'armée d'Afrique  avait,elle aussi payé un lourd tribut.

 Armée -Alger 1914

 Nouba 1er RT(guerre de 1940)

                          Nouba 1er RTA

Au total, entre 1914 et 1918, plus de 290 000 soldats nord-africains ont combattu au service de la France :er RTA
- 173 019 Algériens, les plus nombreux ;
- 80 339 Tunisiens ;
- 40 398 Marocains.
À la fin de la guerre, en novembre 1918, leurs pertes s'élevaient à 28 200 morts et 7700 disparus.
( texte extrait de "Enseigner la mémoire ? Les soldats indigènes, oubliés de la 1ère guerre mondiale, Un lourd bilan)"

«C'est nous les Africains qui revenons de loin/Nous venons des colonies pour sauver la patrie/Nous avons tout quitté parents, gourbis, foyers/Et nous avons au coeur/Une invincible ardeur...» Ce refrain du Chant des Africains – composé par les tirailleurs Bendifallah et Marizot lors de la bataille de la Marne en 1914 – appartient peut-être au passé de la France républicaine et coloniale, il n'en suscite pas moins de forts sentiments de gratitude chez celles et ceux qui l'ont entendu un beau jour de 1944-45. Car ses paroles signifiaient la libération de la mère patrie du joug nazi..

Les Africains2.mp3 (Objet audio/mpeg)

Posté par Algerazur à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 novembre 2018

Rémy Laven et le Jazz

Remy Laven

Le Jazz...de l'école normale d'Alger à Arcachon..

Né à Ménerville, aux portes de la Kabylie, Rémy Laven est initié très jeune au solfège, au piano puis à la clarinette par un grand-oncle professeur de musique aveugle. Au sortir de l'enfance, il poursuit en autodidacte l’étude du saxophone, de la guitare et plus généralement de tous les instruments qui lui tombent sous la main.......

La suite ici ▼

http://remylaven.free.fr/page_bio.html

.... avec l'âge de la retraite vint le goût du bénévolat, le simple plaisir de faire plaisir, le besoin de se sentir utile en apportant à ceux qui en sont sevrés quelques instants de distraction, quelques îlots de bonheur dans l'océan de leur solitude. Alors, avec le concours de son vieil ami Serge Ducasse - un fou de chant par ailleurs membre du prestigieux chœur basque ANAIKI - Rémy a mis au point un petit tour de chant que les deux compères ont baptisé "Chansons à travers le temps".

 Remy Laven- maison de retraite

   
                                          En 2012 ...▲

 

 

Posté par Algerazur à 07:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 octobre 2018

24 octobre 1870,les juifs d'Algérie deviennent Francais

24 octobre 1870, Crémieux donne la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie



Cremieux_136

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 Juifs d’Algérie.

Dans la foulée, les colons originaires d’Europe (Italie, Espagne, Malte…) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d’Algérie, ils sont maintenus dans le statut d’indigène. C’est le début d’une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.

L’une des premières décisions de la République

Le décret concernant les Juifs d’Algérie est promulgué à Tours, où s’est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l’Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l’une des premières grandes mesures de la IIIe République.

Adolphe Cremieux

Sa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l’un des chefs du parti républicain. C’est le fils d’un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d’une grande réputation d’intégrité dans le pays.

En 1863, suite à l’émotion soulevée par l’affaire Mortara, il avait participé à la création de l’«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l’objectif de protéger les Juifs où qu’ils soient.

Du royaume arabe à la colonie

Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l’Algérie, Napoléon III préconise l’instauration d’un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».

Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d’une grande générosité, les musulmans d’Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu’il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L’indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d’être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France». La nationalité fait d’eux des sujets français mais non des citoyens ; elle ne leur accorde pas le droit de vote.

Le projet se heurte à l’opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.

La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l’Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.

- les Juifs :

Une partie des Juifs sont établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC. Ils sont à l’origine d’une langue aujourd’hui perdue, le judéo-berbère. Les autres sont originaires d’Espagne d’où ils ont été chassés en 1492. De là leur appellation de juifs sépharades (d’après le nom de l’Espagne en langue hébraïque).

La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d’Alger, avec le concours actif des israélites de la métropole et du Consistoire central de France. Celui-ci obtient dès 1832 le droit de fonder en Algérie des écoles mixtes, avec enseignement donné en français. Comme en France, les Juifs d’Algérie se font représenter par des consistoires à partir de 1844.

- les musulmans :

Les musulmans, très majoritaires, sont issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu’au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restent globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires

Le décret Crémieux offre la citoyenneté pleine et entière aux Juifs d’Algérie sous réserve du renoncement à la loi mosaique et à ses prescriptions contraires au droit civil en matière matrimoniale (ce renoncement avait déjà été entériné sous le Premier Empire par les consistoires métropolitains).

Pétri de bonnes intentions et de préoccupations électorales moins avouables, notamment à Oran où les israélites sont nombreux, le décret s’avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d’Europe et auxquels s’assimilent désormais les Juifs.

Dès l’année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d’une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.

Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d’abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.

En France, où toute forme d’antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des Juifs. L’antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l’affaire Dreyfus.

Les colons européens d’Algérie se montrent plus réceptifs que quiconque aux discours antisémites. C’est ainsi qu’en 1898, en pleine affaire Dreyfus, ils élisent Édouard Drumont, éditeur du journal antisémite La Libre Parole, comme député d’Alger.

Joseph Savès – © herodote.net

Voir aussi...Ses mandats à l'Assemblée nationale →http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8582

Posté par Algerazur à 11:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 octobre 2018

Indicatif Radio Alger

Souvenir.....l'indicatif de Radio Alger
Radio Alger, dont les studios étaient situés rue Hoche, face au lycée Gautier, diffusait les succès de l’époque.

 

Poste de radio des années 50/60 (celui de mes parents)▼

poste de radio schneider -1958

 

Posté par Algerazur à 07:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


19 septembre 2018

19 septembre 1944,l'Armée B prend le nom de 1ère Armée

   ...Le 19 septembre 1944, l'Armée B prend le nom de Première Armée française. La décision est ratifiée par le Général de Gaulle le 24 septembre.

"L’ "Armée B" – le terme générique pour désigner le commando d’Afrique – débarque en Provence à partir du 16 août, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, avec "50% de combattants maghrébins, 30 % de Pieds-Noirs, 10% d’Africains et d’Antillais et 10% de métropolitains

Toulon fut libérée le 27 août et Marseille le 28. Il n'avait fallu que treize jours aux premiers éléments de cette armée, moins de 30 000 hommes, pour remporter simultanément deux batailles d'importance, sur un front de quatre vingt dix kilomètres.

Gal Monsabert-Marseille -1944

Voici ce qu'a dit le Général de Monsabert qui conduisit l'Armée d'Afrique à l'assaut pour libérer la France :
"Tous unis, chrétiens, musulmans, israélites, vous étiez venus écarter les voiles de deuil de la mère patrie, briser ses chaînes de captive et lui rendre la vie, cette vie que 130 ans plus tôt elle vous avait donné.
C'est l'Afrique Française, l'armée d'Afrique, l'armée de votre sang et de votre amour qui a accompli le miracle.
Quelle amère destinée que la vôtre !! Vous n'avez trouvé d'autre reconnaissance que l'arrachement de votre sol et de vos biens, l'éloignement de vos tombes et de vos aîtres familiers, le débarquement, dans une fuite éxigée par une métropole sans entrailles, sur ces mêmes plages où vous lui aviez apporté la générosité de votre attachement jusqu'au sacrifice suprême sous les plis de vos drapeaux"

.Après un temps de repos et de réorganisation, la campagne reprend en direction des Vosges et de l'Alsace. La Trouée de Belfort est forcée le 17 novembre et le Rhin est atteint deux jours plus tard, le 19 novembre. La poche de Colmar est réduite le 9 février 1945.
.....Le 30 mars, la Première Armée française franchit le Rhin en six points, dont celui de Germersheim, au sud de Spire, sous un feu intense. Elle s'empare, le 21 avril de Stuttgart, le 24 d'Ulm et le 26 de Constance. Elle atteint le Voralberg le 8 mai 1945. Au soir de ce même jour, le Général de Latte de Tassigny, sur instruction du Général de Gaulle, signe, au nom de la France, à Berlin, l'acte de capitulation inconditionnelle du Reich allemand.
.....Ainsi, en 8 mois et 23 jours, la Première Armée Française a parcouru 1500 km, de la Méditerranée à l'Autriche. Elle a libéré le tiers du territoire métropolitain. Elle a envahi 80 000 km² de l'Allemagne ; elle a anéanti deux armées allemandes, les 19ème et 24ème armées. Son action victorieuse, la ferveur, les efforts et l'héroïsme de ses soldats ont contribué à redonner à la France son rang de grande puissance.

 

1ère armée Française

1ère Armée Source :http://www.fondationmarechaldelattre.fr/armee.htm

http://www.huffpostmaghreb.com/2014/08/15/story_n_5681268.html

 

Hommage du Président hollande le 15 aout 2014(Extrait)

il était temps!! car les pieds noirs n'ont pas oublié l'accueil du maire de Marseille en 1962....Pourtant Gaston Deferre,membre de la SFIO puis du Parti socialiste, est maire de Marseille d'août 1944 à novembre 1945, puis de mai 1953 à sa mort en 1986.Pauvre homme ..il ne se souvenait plus qu'il avait été maire grace à l'armée d'Afrique qu'il avait remerciée alors!

 

deferre

 

fanion-Monsabert-1944

 Fanion offert au général de Monsabert en remerciement en Aout 1944

 

Posté par Algerazur à 05:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 septembre 2018

La loterie Algérienne-1936

 Remi st andré-CaptureLa loterie Algérienne que nous avons connu date du 15 mars 1936 – premier tirage organisé par M. Rémi Saint André au théâtre Municipal d’Alger.Rattaché d'office à la Direction des Finances, il s'était vu confier une tâche dont ce service ne voulait pas se charger : créer en Algérie une Loterie, concurrente de la Loterie Nationale, le premier tirage devant avoir lieu dans trois mois! Il faudra toutes ses capacités d'invention, connaissances financières, astuces techniques, toute sa force de persuasion devant l'hostilité des financiers eux-mêmes, pour mener à bien cette entreprise. La Loterie Algérienne connaît un grand succès et rapporte au budget de l'Algérie des sommes considérables pour les œuvres sociales. Il en fait une réalisation profitable au pays à plus d'un titre, les élus locaux rivalisant pour que le tirage se fasse sur leur territoire. Il a l'idée de jumeler les tirages, non seulement avec les fêtes (pâques, Noël), mais aussi avec de grandes manifestations historiques, traditionnelles ou sportives, notamment boulistes et aéronautiques, matches de boxe, ce qui, tout en assurant la publicité pour la Loterie, donne un essor particulier au sport en Algérie.

Voir :Remi_St_André_

 

Echo d'Alger 03-1936Loterie-1936

L'écho d'Alger du dimanche 15 mars 1936 ▲

Le second tirage aura lieu à Oran le 30 mai.L'écho d'Alger du dimanche 15 mars 1936

Le billet ci-dessous date de 1881, une autre loterie différente, puisque tirée en France, à Paris.

 

loterie Algerienne-1881

Un article du journal Le petit Stéphanois de 1881 mentionne:

Le comité de la loterie nationale algérienne informe le public que le

Tirage de la loterie aura lieu irrévocablement le jeudi 26 janvier dans la salle du Cirque-d ’Eté, aux Champs-Elysées, à dix heures précises du matin, avec des appareils nouveaux construits spécialement à cet effet par la maison Fichet. Le paiement des lots sera effectué huit jours après la présentation, au siège de la loterie, des billets gagnants.Billet 1937

 

loterie 1937

                                                     Billet 1937

 

 

loterie 1652

 

                                               Noël 1952

 

Posté par Algerazur à 05:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 août 2018

Serge Lama en Algérie

 

 

                    Hammaguir et Serge Lama

 

 

 

Hammaguir

 

 C'est là ,dans le Sahara algérien à proximité de Colomb Béchar,que Serge Lama a éffectué son service militaire jusqu'en décembre 1963.,affecté au standard. Il y a  écrit les chansons de ses futurs premiers disques .

Serge Lama - Wikipédia

Après la seconde guerre mondiale, la France y a établi une base pour tester ses missiles du programme Pierres Précieuses (Agate, Emeraude, Saphir) ainsi que ses fusées sonde Vesta, Véronique. Le 23 décembre 1960, la Société pour l'Etude et la Réalisation d'Engins Ballistiques propose de modifier Saphir en lui ajoutant un troisième étage pour en faire un lanceur de satellite, ce sera Diamant.Cinq ans plus tard, le 26 novembre 1965, Diamant A réussit son premier vol avec succès et place sur orbite le petit satellite technologique Astérix. La France devient la troisième puissance spatiale après la Russie et les Etats-Unis. L'Algérie, qui a acquis son indépendance en 1962, n'est plus un territoire français. La France se voit dans l'obligation de chercher un autre endroit pour ses expérimentations spatiales, ce sera Kourou en Guyane-Française. Le 15 février 1967, Diamant A vole pour la dernière fois coïncidant avec la fermeture du champ de tir d'Hammaguir.

En savoir plus,voir :

http://www.air-cosmos.com/il-y-a-50-ans-la-france-quittait-la-base-d-hammaguir-en-algerie-97203

Les installations de lancement Diamant

Posté par Algerazur à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

05 juillet 2018

Massacre d'Oran-5 juillet 1962

Message reçu  d'un ami........."Honte à ceux qui "oublient".

index



 5 juillet 2018 12:30:55 UTC+02:00

> Il y a aujourd'hui 56 ans, a Oran, dans une Algérie indépendante depuis trois jours ,a eu lieu une effroyable chasse a l'homme et un massacre de Pieds Noirs et de Musulmans pro-français . Les chiffres exacts du nombre de victimes sont difficiles a connaitre. L'estimation " haute " par des oranais présents ou justifiée par la colère a posteriori de la communauté PN a atteint 2 a 3000 morts et blessés.Elle est certainement au-dessus de la réalité. En s'appuyant sur des historiens serieux ,(mais parfois trop pondérés ,comme Jean Monneret ,ou le Général Maurice Faivre ,trés honnete et fiable),on peut penser qu'il y eut entre 5 et 700 morts ou disparus ,ce qui revient au meme,(Sauf qu'on ne peut qu'imaginer avec un frisson d'horreur le sort des personnes "enlevées" ce jour la.....) et plusieurs centaines de blessés. Essentiellement des Européens mais aussi des Musulmans qui avaient été du coté français. Abattus a coups de feu ou lynchés, égorgés,pendus a des crocs de bouchers,femmes violées puis éventrées etc....Une partie de ces actes furent commise par des hordes de civils qui se répandirent dans les quartiers européens ,mais une partie aussi par des militaires en uniforme de l'ALN.
> A la suite des accords d'Evian du 19 mars la bataille avait été féroce entre l'OAS d'une part et l'Armée Française sous les ordres du Général Katz,soutenue par son allié,le FLN.
> En nombre finalement assez faible et malgré le soutien de 95% de la population européenne l'OAS allait perdre,aprés de violents combats.
> L'Armée et les Autorités(?)Civiles ,devant le début de l'exode massif des PN ( qu'inexplicablement le Gouvernement Français n'avait pas prévu) lança sur les ondes et par voie de tracts une campagne pour expliquer aux PN que leur sécurité était garantie par les accords d'Evian et.......par la présence résiduelle de l'Armée......

tract garantie après indépendance


> Or de Gaulle avait déclaré ,a l'issue du Conseil des Ministres du 24 mai 62 a son ministre Alain Peyrefitte (Qui l'a rapporté dans son livre "C'était de Gaulle") :"La France ne doit plus avoir aucune responsabilité dans le maintien de l'ordre aprés l'autodétermination". Et il avait donné aux exécutants de sa politique ,Ministres et Généraux ,des instructions dans ce sens.
>
> La partie de ces hommes présente en Algérie en fut clairement divisée en deux : d'un coté les "Ponce Pilates " sans scrupules de conscience qui allaient se laver les mains de ce qui allait arriver ,associés aux gens d'extreme gauche que DG avait utilisés et aux gaullistes "féroces" ,outrés de ce que l'on ait osé "résister a Dieu "...(On peut y ajouter quelques naifs ,par exemples des "Chretiens de gauche" qui voulurent croire "aux hommes de bonne volonté du FLN,leurs amis ,qu'ils avaient aidés....)et de l'autre coté ceux qui s'étaient résignés a l'indépendance algerienne ou qui tout simplement ne haissaient pas suffisamment les PN pour les laisser massacrer, bref ceux qui sentaient venir les drames et le vivaient mal....
> Il en résulta une invraisemblable confusion dans la politique menée sur le terrain dans cette periode clé de juin et juillet .
> Clairement toutefois l'Armée reçut ordre de n'intervenir que pour se défendre si elle était attaquée , et a proximité de ses casernements ,dont elle devait sortir le moins possible Quelques Officiers ,de tous grades, outrepasserent ces ordres et intervinrent parfois pour sauver des personnes (Ils furent réprimandés par leur hiérarchie ,parfois séverement) Beaucoup ,alertés ,refuserent de bouger.
> A Oran c'est ce qui se produisit.
> Parmi ceux qui désobéirent aux ordres figura un lieutenant musulman de l'Armée , Rabah Kheliff. (Et quelques autres officiers d'autres unités)
> Il a raconté quelques années plus tard sur France Culture: ( Je résume :"Ayant su que des PN et musulmans pro-français étaient ramassésdans Oran et sur les routes pour les executer au "Petit Lac" j'ai télephoné au Secteur ,le commandant adjoint du colonel m'a dit "Kheliff je comprends ce que vous ressentez,faites selon votre conscience,mais...attention! Je ne vous ai rien dit....." Alors avec la moitié de ma compagnie je suis allé devant l'ancienne prefecture ou j'aitrouvé ,en colonnes par trois ou quatre PLUSIEURS CENTAINES de femmes ,enfants et vieillards qu'on s'appretait a embarquer pour une destination inconnue ,sous la garde d'une section du FLN (Pas des civils incontrolés.....) Le prefet Algerien (FLN) était présent ,je l'ai menacé (Tout ça se passait sous son ses yeux....) et nous avons libéré ces gens".
> Kheliff s'étant un peu éloigné fut blessé par des musumans déçus. Et il fut plus tard sanctionné par sa hiérarchie pour avoir agi sans ordre....

Voir lecture du témoignage du lieutenant Rabah Kheliff :Massacre d'Oran 1962 Rabah Kheliff - YouTube


> Le général Katz (Gendarme) qui haissait les PN n'autorisa que trés tardivement des sorties des troupes,quand il était déja trop tard et probablement sous la pression d'officiers du secteur.Il tenta de falsifier son attitude plus tard dans un livre-plaidoyer truffé de mensonges que des historiens serieux ont mis en évidence(Monneret)
> Les "historiens" de gauche ont eux aussi tenté de minimiser ou falsifier ces faits . (L'un d'eux ,C.R.Ageron a écrit que "les Européens et les Musulmans se sont entretués ce jour-la......!").
> Aujourd'hui de nombreux PN, qui se souviennent ,comme moi ,ont attaché a leur balconun chiffon noir en signe de deuil jamais effacé.

Posté par Algerazur à 14:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 juillet 2018

Vision du Sud Algérien en 1925

Jardins_de_Laghouat_1920

Jardins de Laghouat-1920

Le desert....le Sahara

Deux mots autour desquels,se sont cristalisées tant de légendes et groupées tant de passions scientifiques ou politiques,sans que l'opinion publique soit encore bien éclairée par leur définition. " Pays du mirage " écrit M. Demontès,aussi bien pour les auteurs qui en ont disserté doctement,ou avec humour,que pour les touristes dont la curiosité s'est arrêtée à la visite de quelques oasis proches de Biskra.

Que savait on du Desert Algérien,au milieu du 19ème siècle?...Relisez telle page «d'un été au sahara»,écrite en 1853 à Laghouat ou l'auteur,les yeux tournés vers le sud,se perd en rêveries géographiques,imagine des villes mozabites «aussi grandes qu'Alger»,un archipel d'oasis merveilleusement arrosées et fertiles.....Ces rêveries furent celles de la génération des bacheliers du tout début du 20ème siècle.Maint poète leur préféra le Desert aride et inorganisé,pays de fantômes assoifés et de caravanes martyres....En 1925,Laghouat est tout ronronnant d'autocars,dont le moindre mécano a vu Ghardaia ou même Timimoun.

Une visite à Bou Saada,en mars ou avril 1925,laisse l'impression d'un merveilleux climat et donne une idée parfaite des plaines desertiques du sud.On ne peut y arriver qu'en automobile,aussi bien qu'à Laghouat.

-à propos de Laghouat,voir ces documents sur Giacomo Molinari ,architecte constructeur de la mosquée:

Voir ▼

Giacomo_Molinari___Laghouat

LA MOSCHEA MOLINARI A LAGHOUAT

La ville est entourée de 30 à 40000 palmiers et l'aspect qu'ils présentent,du minaret d'une des moquées, est celui d'une mer de verdure.

Enigme encore,cependant,pour la majorité des francais qui ne sait pas que,en 1886,un géographe allemand,Rohlfs,daignait concéder à la France ,le Sahara comme le prolongement logique de l'Algérie....

Source: livres(L'Algérie par Georges Rozet) et documents personnels

Copie_de_p_re_De_FoucauldComment parler du Sahara sans avoir une pensée pour le père Charles De Foucauld

On ne peut qu’être frappé par l’itinéraire de cet homme. Un exemple de résilience après une enfance très éprouvée par les deuils. Une vie d’explorateur en Afrique et de défricheur. Une conversion qui bouleverse peu à peu sa vie, cet homme très volontaire apprenant – difficilement – à « lâcher prise » et à accueillir l’autre. Un prêtre en pays musulman, tout à tous, qui n’a jamais converti personne et dont la vie a une mystérieuse fécondité. Un frère universel pour tous ceux qu’il côtoie dans le désert. Un homme joyeux malgré la misère qu’il partage avec les Algériens de son village

Voir: Charles de Foucauld - Wikipédia

 

Posté par Algerazur à 06:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]