04 mai 2008
Nos croyances-l'oeil de Sainte Lucie
L'oeil de Sainte Lucie
En Algérie, surtout sur la côte ,dans les familles,particulièrement celles ayant des racines siciliennes,on avait un oeil de sainte lucie!S'il perdait son éclat et devenait terne,on disait qu'il était mort.J'en ai toujours un que nous avons ramené et que je conserve précieusement.
Il
s'agit de l'opercule d'un mollusque gastéropode dit turbinidé,
genre de bigorneau appelé "biou"
mais d'une espèce particulière puisque sa coquille
n'est pas pointue comme la majorité des bious,mais..ronde .
Des
scientifiques signalent la présence de coquilles et opercules
du biou ou turbo en région Aquitaine sous la forme de fossiles
datant de l'Oligocène. lien : les
fossiles de Langoiran
Cet
opercule est en nacre orangée, magnifique, et sa forme l'a
fait appeler "oeil
de Sainte Lucie"
par les pêcheurs de la méditerranée. Ils le
conservent comme porte-bonheur, associé à l'argent ou
la prospérité puiqu'ils le glissent toujours dans leurs
porte-monnaies, dans leur tiroir-caisse, porte-feuille, tirelire.
Serti, il se porte en permanence comme bijou protecteur. Dans tous
les cas il éloignera le "mauvais oeil"! Il existe
d'autres espèces de mollusques fabriquant un très bel
opercule spiralé d'un côté, nacré de
l'autre et qui une fois poli et serti d'argent, or ou vermeil devient
un superbe et peut-être extraordinaire bijou.
mon oeil personnel
Sainte Lucie, la légende.
La mère de sainte Lucie souffrait d'une maladie incurable, mais lorsqu'elle fut guérie, Lucie distribua toutes leurs richesses aux pauvres. Ce geste irrita le fiancé de Lucie qui la dénonça comme étant une chrétienne convertie. Toutefois, le fiancé ne parvenait pas à oublier les beaux yeux de Lucie, si bien qu'elle s'arracha les yeux et les lui fit parvenir dans un plat. Après de nombreux sévices, elle mourut finalement d'un coup de poignard au cou. En Sicile, elle est considérée comme martyre et patronne protectrice des yeux. Elle est invoquée pour soigner les maux des yeux et de la gorge. On la représente portant un plat où reposent ses yeux et tenant dans l'autre main la palme des martyres.
01 mai 2008
Fête du 1er Mai 2008 à Limoges
Bonne fête du 1er Mai à vous tous!
à Limoges,le muguet est aussi dans la porcelaine
Voir:www.laureselignac.fr/ 9-muguets-du-bonheur.html
Les réchauds de nos parents
Les appareils de cuisson,dans'' l'Algérie de papa''
Réchaud à pétrole "Primus" Le Canoun
Cuire des
aliments à l'époque ou nous étions en Algérie,
dans les années1900/1940 , n'était pas aussi facile
que de nos jours.
Les "canoun"(ou''Kanoun'') étaient
en majorité en terre cuite l, ils étaient petits (comme
ceux des photos jointes) ou plus grands, il y en avait de diverses
tailles.
chaque foyer avait une réserve de charbon pour
alimenter ses "Canoun"
Le PRIMUS, importé de
Suéde était dans toutes les cuisines, il fallait
souvent le remplir presque tous les jours de pétrole, c'était
une véritable corvée,le pétrole avait une odeur
forte qui s'imprégnait sur nos mains et dans toute la cuisine.
Tous les foyers avaient un ou deux bidons de pétrole en
réserve et des entonnoirs pour charger les Primus.
Puis
nous avions les fours du boulanger, qui cuisaient nos gâteaux,
la volaille de Noël.....nos pizzas, bien d'autres mets
ancestraux.
.
22 avril 2008
Les escaliers d'Alger
Les escaliers d'Alger
......Je pensais, cette nuit, curieusement, d'abord aux escaliers d'Alger ; oui, les escaliers : ceux de la rue Montpensier, ceux de l'ancien Gouvernement général devenu Palais du Gouvernement qui fut la cible, en 2007, d'un attentat, ceux du boulevard Bougara qui mènent presque directement à El-Biar -après de longues années de délabrement, d'ailleurs, ils ont été restaurés-, ceux qui relient l'Opéra d'Alger à la rue de La Lyre, ceux qui grimpent vers Sidi Abderrahmane, ceux qui longent le lycée Emir Abdelkader, ceux qui se trouvent à la racine de la place Emir Abdelkader et qui montent vers quel mystérieux quartier -je ne les ai jamais empruntés- ... et puis, de là, j'ai vu la ville partagée entre le clair et l'obscur, il y a comme une ligne de démarcation qui se situerait, pour moi, au niveau de Port Saïd...
Merci à Jouljoul d'avoir écrit ces quelques lignes(source:algérie.xooit.com)
Voir aussi le trés bel article de J P Follacci:
Escaliers par Jean Paul Follacci
Rue Levacher
Rue dumont d'Urville
Rue joinville
06 avril 2008
Un italien à Laghouat
Giacomo Molinari à Laghouat
Lors
de la conquête de l'Algérie,la ville de Laghouat (al
Aghwât) représentait un point stratégique,car en
tant que porte du sahara,elle pouvait servir comme base pour une
expansion ultérieure vers le sud.Laghouat
fut conquise aprés de durs combats,en 1852.Le général
Du Barail,commandant de la place,fit débarasser les gravats de
la ville et, sans attendre les directives du gouverneur général
de l'Algérie,ordonna que l'on récupère briques
et pierres afin de construire les édifices nécessaires
à l'exercice de l'administration.Pendant la reconstruction de
la ville,on procéda aussi à l'édification de la
grande mosquée de El-Saffeh,qui commençà en
1853,année ou arrivèrent de Lombardie-Vénétie,sept
maçons italiens.L'un d'eux aurait donné son propre nom
à ce lieu de culte,qu'on nomme encore de nos jours:la mosquée de Mouninar.Mouninar était
Giacomo Molinari.Losqu'il arriva à Laghouat,il avait 39 ans,et avait une formation d'architecte. C'est lui qui conduisit les travaux.Il
était né le 28 aout 1814 à Cavagnano(aujourd'hui
province de Varese)de Giovani Molinari et Giuseppa Bianchi.Il fut
baptisé,sous le nom de Giacomo ,dans l'église de
Sant'Ambrogio di Cuasso al monte.
Une
fois la construction de la mosquée achevée,le groupe de
maçons italiens quitta Laghouat,à l'exception de
Giacomo Molinari qui resta et se convertit à l'islam,prenant
le prénom d'Ahmed.Nous ne savons pas la date exacte ni les
circonstances de sa conversion,mais il est incontestable qu'il
s'intégra parfaitement à la population et aux coutûmes
musulmanes.Il épousa une femme de la tribu de Sidi Bouzid avec qui il eut quatre enfants:un garçon(Mohammed) et trois filles.Astronome à ses heures,Laghouat avait une situation privilégiée pour lui permettre d'explorer la voie lactée.La
dernière trace laissée par Ahmed Molinari,consiste en
son testament,daté du 28 juillet 1908 et déposé
en l'étude du notaire français Paul Carel.
Le
testament se termine ainsi:« Je ne possède rien. J’avais
un jardin que j’ai vendu aujourd’hui même, moyennant le
prix de douze cents francs, somme qui m’a servi à payer une
dette de pareille somme, que je devais à M. Isaac ben Lalou
».
« Je désire être inhumé,
après ma mort, dans le cimetière musulman de Sidi-Yanès
».
Source :Claudio mutti(traduction par mes soins)et divers
Un poème de son petit fils:
J'avais oublié que les roses sont roses J'avais oublié que le ciel est bleu,j'avais oublié tant de belles choses, j'avais oublié, où avais je les yeux ,des vers à mediter en silence dans le brouhaha de l'ame qui se transcende pour s'arrimer à la quintessence de cette ville pleine de grace ,de charme, et de beaucoup d'amour .
Amine Lotfi Soukhal petit fils de Giacomo Molinari (souce:Blog-city info)
29 mars 2008
Promenade à Limoges
Voir ce lieu dans Google Earth
Ce pont est l'un
des ponts médiévaux les mieux conservés de
France du XIII" siècle, il est à huit arches en
arcs brisés et piles avec avant-becs vers l'amont, brisant les
courants, et contreforts vers l'aval, protégeant des remous.
Quand la ville se retrouva coupée en deux cités
rivales, les habitants du quartier de la cathédrale étaient
quelque peu tributaire du vieux pont St Martial situé plus en
aval. Vers 1210, ils construisirent un pont, permettant de
désenclaver la cité vis à vis de sa rivale.
A
l'époque industrielle, il marquait la fin du flottage des bois
venus de la montagne, retenus en amont par un «ramier» de
charpente, le bois était alors stocké sur la berge au
Port du Naveix.
Il fut longtemps le pont le plus animé de
Limoges, en contrebas de la ville commerçante, d'où
partaient rive gauche les routes de Toulouse et Clermont-Ferrand. Il
est emprunté de nos jours encore par les pèlerins de
Saint-Jacques de Compostelle.
Côté ville, rive
droite, le pont était encadré par les maisons des
laveuses qui se chargaient jusqu'au milieu du XXème siècle
de la lessive de la population bourgeoise de la ville. Agenouillées
sur leur «bachou», les femmes bataient le linge à
grands coups de «peiteu».(Il existait
autrefois une corporation de lavandières dans le quartier des
ponts à Limoges. Elle était placée sous la
protection de Notre-dame du Peiteu -nom du battoir utilisé à
l'époque-.Elles lavaient le linge dans la Vienne et le séchait
sur des fils tendus dans les champs avoisinants.)
Côté rive
gauche, le clos Saint-Marie, qui constituait un faubourg populaire
truffé d'auberges et de cafés, fait aujourd'hui figure
de cité-jardin.
Source:Limoges 360
Siècle dernier:Place de compostelle,entrée du pont St Etienne et vue sur la cathédrale
Le Pont St Martial
23 mars 2008
Paques 2008 en Limousin

Ce matin,jour de Paques .....Réveil sous la neige à Limoges!!
22 mars 2008
Paques 2008
En algérie,pour Pâques, la tradition voulait que l'on déguste la mouna cette brioche délicieuse,soit à la maison,en famille,soit en pique nique,de préférence au bord de la mer,le lundi.
Plusieurs légendes circulent sur l'origine de la Mouna,mais celle là me plait assez:
Au XVI siècle, les rois d'Espagne
enfermaient leurs courtisans indésirables dans les forteresses
qu'ils possédaient sur les côtes d’Afrique du Nord.
La
forteresse d'Oran était sur l'avancée de la rade de
Mehrs-El- Khébir.
De nombreux singes (monos) habitaient ce
rocher qui fût appelé Fort Lamoune. Une fois par an,
lorsque les prisonniers étaient autorisés à
recevoir leur famille, pour Pâques, elles leur faisaient passer
à travers les barreaux, des brioches parfumées, et
depuis ce gâteau se nomme La Mouna.
Des familles exilées
d'Espagne s'étaient installées à Oran dans le
quartier de La Blanca.
La mouna est originaire d'Andalousie, et
semble-t-il qu'elle soit le mélange de plusieurs cultures,
juifs nord africains, espagnoles andalous et maghrébins.
Voir la recette:
Algérie Blida Recettes : La Mouna, les bugnes, ...
07 mars 2008
Bienvenue au Hoggar
Le Hoggar Le Hoggar (Ahaggar) est une chaîne de montagnes du Sahara dans le sud de l'Algérie. Elle est située juste à l'est de Tamanrasset. Son plus haut sommet qui est le mont Tahat au centre de l'Atakor. Il culmine à 2.918 mètres et domine l'Algérie. Un point célèbre est l'Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d'oiseau et facilement accessible par piste. L'Assekrem accueillit l'ermitage d'été de Charles de Foucauld, qui s'y installa en 1905. Le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques. Le climat y est très chaud en été, et il peut y geler les nuits d'hiver. Les pluies sont limitées et sporadiques. Du fait d'un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales. D'un point de vue écologique, il peut être différencié du reste du Sahara
02 mars 2008
Vision du Sud Algérien en 1925
Jardins de Laghouat-1920
Le desert....le Sahara
Deux mots autour desquels,se sont cristalisées tant de légendes et groupées tant de passions scientifiques ou politiques,sans que l'opinion publique soit encore bien éclairée par leur définition.»Pays du mirage» écrit M; Demontès,aussi bien pour les auteurs qui en ont disserté doctement,ou avec humour,que pour les touristes dont la curiosité s'est arrêtée à la visite de quelques oasis proches de Biskra.
Que savait on du Desert Algérien,au milieu du 19ème siècle?...Relisez telle page «d'un été au sahara»,écrite en 1853 à Laghouat ou l'auteur,les yeux tournés vers le sud,se perd en rêveries géographiques,imagine des villes mozabites «aussi grandes qu'Alger»,un archipel d'oasis merveilleusement arrosées et fertiles.....Ces rêveries furent celles de la génération des bacheliers du tout début du 20ème siècle.Maint poète leur préféra le Desert aride et inorganisé,pays de fantômes assoifés et de caravanes martyres....En 1925,Laghouat est tout ronronnant d'autocars,dont le moindre mécano a vu Ghardaia ou même Timimoun.
Une visite à Bou Saada,en mars ou avril 1925,laisse l'impression d'un merveilleux climat et donne une idée parfaite des plaines desertiques du sud.On ne peut y arriver qu'en automobile,aussi bien qu'à Laghouat.
La ville est entourée de 30 à 40000 palmiers et l'aspect qu'ils présentent,du minaret d'une des moquées, est celui d'une mer de verdure.
Enigme encore,cependant,pour la majorité des francais qui ne sait pas que,en 1886,un géographe allemand,Rohlfs,daignait concéder à la France ,le Sahara comme le prolongement logique de l'Algérie....
Source: livres et documents personnels


















