Algerazur

18 janvier 2017

Albert Camus et le pataouète

Albert CAMUS « mi patuet »

source :http://lesamisdalgerianie.unblog.fr/2017/01/17/albert-camus-mi-patuet/

Albert CAMUS , mon pataouète , my compatriot , mi paisano ,

connaissait et utilisait le PATAOUETE

 

 

caricature

caricature

Alors Coco y s’avanœ et y lui dit: « Arrête un peu, arête « 

 L’autre y dit: « Qu’est-ce qu’y a ? »

Alors Coco y lui dit: « Je vas te donner des coups.
« A moi tu vas donner des coups? « 
 
Alors y met la main darrière, mais c’était scousa.
 
Alors Coco y lui dit:  » Mets pas la main darrière, parce qu’après j’te choppe le 6,35 et t’y mangeras des coups quand même. « 
 
L’autre il a pas mis la main.

Et Coco, rien qu’un, y lui a donné pas deux, un. 
L’autre il était par terre. « Oua, oua « , qu’y faisait.
 
Alors le monde il est venu. La bagarre, elle a commencé.
 
Y en a un qui s’est avancé à Coco, deux, trois.
 
Moi j’y ai dit: « Dis, tu vas toucher à mon frère?
« Qui, ton frère? »
 
« Si c’est pas mon frère, c’est comme mon frère.
 « 
Alors j’y ai donné un taquet. Coco y tapait, moi je tapais, Lucien y tapait.
 
Moi j’en avais un dans un coin et avec la tête: « Bom, bom. »
 
Alors les agents y sont venus. Y nous ont mis les chaînes, dis !
 
La honte à la figure, j’avais, de traverser tout Bab-el-Oued. Devant le Gentleman’s bar, y avait des copains et des petites, dis ! La honte à la figure !
Mais après, le père à Lucien, y nous a dit: « Vous avez raison. « 

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08 janvier 2017

Référendum du 8 janvier 1961

Affiche autodétermination 1961

Affiche pour la liste d’Union pour la Paix, la Fraternité et le soutien au Général de Gaulle, présentée par l’UNR à l’occasion du référendum du 8 Janvier 1961
Fondation Charles de Gaulle
© Fondation Charles de Gaulle, DR
 

Le 16 novembre 1960 est annoncé un référendum sur l'autodétermination et sur la gestion par décret en conseil des ministres des pouvoirs publics en Algérie. Il a lieu le 8 janvier 1961. De Gaulle demande un « oui franc et massif » aux Français de métropole et d'Algérie.

En métropole, le oui recueille 75,25% des suffrages exprimés. La participation est de 76,25%. La participation est donc légèrement inférieure à celle constatée lors du référendum du 28 septembre 1958 portant sur la Constitution de la Ve République. En Algérie, le soutien à la politique de décolonisation du Général recueille 69% des suffrages exprimés. Mais Alger, où résident de nombreux Européens, a voté « non » à 72%. L’abstention, élevée (42%), a surtout touché les musulmans des villes qui ont appliqué les consignes du FLN.

En savoir plus ..ici  ▼

http://exode1962.fr/exode1962/periodes/ref-080161.html

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/recueil-2011/institutions-et-vie-politique/approbation-par-les-francais-de-l-autodetermination-en-algerie

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01 janvier 2017

o-ALGER-LA-NUIT-facebook

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06 décembre 2016

Inauguration de la ligne aérienne Alger-Oran..6 décembre 1934

 

Capture

 

Le 6 décembre 1934 est le jour de l’inauguration de la ligne aérienne Alger – Oran – Alger, à laquelle Henri Germain a convié de nombreux journalistes pour s’assurer d’une couverture médiatique. C’est le pilote Georges Descamps qui va essuyer les plâtres de cette nouvelle ligne, aux commandes d’un avion monomoteur : un Farman F.190 immatriculé F-ALAP équipé d’un moteur Gnome-Rhône de 230 chevaux, acheté d’occasion, un mois plus tôt, par Henri Germain pour assurer le service avec un Farman F.192 équipé d’un moteur Salmson de 230 chevaux.

Pour ce vol inaugural, avant l’exploitation commerciale effective dès le lundi 10 décembre avec trois vols hebdomadaires, l’avion quitte Alger à 8 heures, avec à son bord des journalistes algérois (Laffargue de L’Echo d’Alger, Lombarde de La Presse Libre, Faouen de La Dépêche Algérienne…) pour atterrir à 10 h 30 à l’aérodrome de La Senia. Pour le vol retour, auquel participent des journalistes oranais dont Storto d’Oran Matin, l’avion décolle à 14 heures, pour une arrivée à Alger à 16 h 30.

Source :http://www.air-journal.fr/2011-12-06-le-6-decembre-1934-dans-le-ciel-inauguration-de-la-ligne-aerienne-alger-%E2%80%93-oran-539905.html

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20 octobre 2016

Les belles forêts d'Algérie

              Les cèdres de Teniet el Haad

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Une forêt de cèdres imposante et magnifique à environ 180Km d'Alger.Dans les années 1920,des noms avaient été donnés aux arbres .''Messaoud'' était le plus gros.

voilà ce qu'écrivait alors georges Rozet dans ''l'afrique du nord'' livre publié en 1927 avec une préface du Maréchal Lyautey de l'Académie Française:

''Sublime forêt de Teniet,sans équivalent en France!...

L'arbre antique et sacré,dur et imputréscible comme un métal,parfumé sous la flamme comme un encens,étend des rameaux monstrueux,qui jaillissent perpendiculairement du tronc,ainsi que des bras patibulaires,et déploient des parasols de verdure bizarrement minces et plats. La Sultane,le Messaoud,le Parapluie,visible celui ci,comme le serait un dôme de cathédrale,de Miliana même,c'est à dire de plus de douze lieues!...''

 

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25 septembre 2016

Jean Gabin à Alger-1943

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En septembre 1939, Gabin est mobilisé, et en février 1941, il quitte la France pour les États-Unis, refusant de tourner pour les allemands. Il y jouera dans deux films : La Péniche de l'amour et L' Imposteur, et fréquentera Ginger Rogers, ainsi que Marlene Dietrich.

Fin 1942, alors qu'il a tourné deux films aux USA, il veut s'engager dans les Forces Françaises Libres: «  Je ne pouvais pas rester les mains dans les poches, continuer à faire des grimaces devant une caméra en étant payé en plus, et attendre tranquillement que les autres se fassent descendre pour que je retrouve mon patelin » *. Il se heurte à nouveau aux réticences de l'armée qui l'envoie d'abord tourner un film de propagande en faveur de la France Libre (L'imposteur de Duvivier). Gabin revient ensuite à la charge et obtient enfin, en avril 1943, d'embarquer comme officier d'armes à bord de l'escorteur Elorn. Il s'agit de d'accompagner des pétroliers jusqu'à Alger. Son convoi sera la cible des avions de la Luftwaffe et il tremble de peur au milieu des flammes: "

A son arrivée Gabin  s'engage dans les Forces navales françaises libres.Il retrouve Alger bien différente de lors du tournage de Pépé le Moko, en 1936. La ville blanche grouille de politiciens de tous bords et de partisans gaullistes. Les Américains sont omniprésents et préparent le débarquement en Italie. Après avoir à nouveau refusé de faire le « clown » au théâtre des armées, Gabin est affecté comme instructeur au centre Sirocco,(cap Matifou ) l'école des fusiliers-marins, qui formait les marins français qui allaient par la suite se battre pour libérer la France , Il voudrait bien faire oublier son statut de vedette de cinéma afin d'obtenir une place dans le combat en Europe. Cette volonté de discrétion est mise à mal avec le passage de Marlène Dietrich à Alger, qui en profite pour aller embrasser son Français préféré.

 

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Jean Gabin et Marlène Dietrich

Le soir, Gabin prenait un petit bateau pour rejoindre Alger où elle l'attendait, L'actrice, très engagée contre les nazis, retrouvera ainsi Jean Gabin à plusieurs moments de la guerre (à Alger, puis en Alsace et en Allemagne).

Témoignage ici :Témoignage_Vincent_Viudes

Après son passage à Alger, il suit une formation de conducteur de tank. Plus tard, il servira comme chef de char. En 1945, il prend part à la libération de la poche de Royan et à la campagne d’Allemagne. Il est démobilisé en juillet 1945. Il est toujours resté discret sur ses faits d’armes.

Sources  :http://www.rbfm-leclerc.com/gabin.html

http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=22816

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35008763.html

Centre sirocco :http://cdojaubert.canalblog.com/archives/2007/01/17/9569043.html

 

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17 août 2016

Débarquement de Provence-Aout 1944

C'était en 1944 ,les 16 et 17 aout....nos parents furent mieux accueillis qu'en 1962...et pour, cause

debarquement Provence 1944

 

débarquement provence_1944

 

 

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05 août 2016

Francoise Guilbot....Pourquoi?

Lorsque nous sommes arrivés en métropole ,désorientés et souvent mal accueillis,une petite fille se posait des questions sur le quai de la gare où son père était fonctionnaire de la SNCF...je la cite :

-J'ai composé cette chanson parce que je me souviens de l'arrivée des Pieds noirs en France, je n'avais que huit ans, mais il y a des choses que je ne comprenais pas et qui m'ont marquée, d'où cette petite chanson que j'ai intitulée "POURQUOI ?", que j'interprète moi-même, (tant bien que mal), accompagnée de ma guitare.

Merci Françoise

 

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01 août 2016

Orangina à Boufarik en 1935

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Automne 1935...

Naissance d'Orangina à Boufarik

Nous sommes dans les années vingt. L'Algérie se couvre d'orangeraies. Et c'est en visionnaire que Léon Béton, qui élabore et commercialise des huiles essentielles de lavande et de géranium, rassure les agriculteurs de sa région en quête de débouchés pour leurs fruits. Un voyage à la foire de Marseille, à l'automne 1935, va mettre fin à leurs lamentations : Léon Béton rapporte à Boufarik, petite ville de la plaine de la Mitidja au sud d'Alger, la fameuse formule, fruit de sa rencontre avec un pharmacien de Valence.

Le docteur Trigo Mirallès vient en effet de mettre au point un concentré de jus d'orange, appelé Naranjina («petite orange» en espagnol).
La bouteille, composée d'un flacon ventru, contient du concentré d'orange et est surmontée, en guise de bouchon,d'une fiole renfermant de l'huile essentielle d'orange.
C'est ce mélange, additionné d'eau sucrée puis gazéifié, que le Dr Trigo baptise "Orangina, soda de Naranjina", en 1936.
Cette année-là, le produit, déjà enfermé dans une bouteille granuleuse et ventrue comme une orange, est présenté à la foire d'Alger. 1937 : le Dr Trigo vend sa recette à Léon Béton, qui commercialise le produit en Algérie avec un succès immédiat. Un succès interrompu par la guerre d'Espagne, d'où est importé le concentré, puis par la Deuxième Guerre mondiale.
C'est à Jean-Claude Béton, jeune ingénieur agricole qui a repris les activités de son père en 1947, que l'on doit la concrétisation des projets de Léon Béton. Chargé de l'exploitation de la marque Orangina pour la France et ses colonies, il fonde en 1951 la Compagnie Française des Produits Orangina (CFPO) et la dirige jusqu'en janvier 1990 . Le 23 janvier 1951, Naranjina Nord-Afrique sort ses premières fabrications dans l'usine de Boufarik, offrant enfin leur débouché aux orangeraies de la région.

1956, Jean-Claude Beton installe la Société Rhône Orangina à Marseille. Dès les années 50, les petites bouteilles jaunes commencent à fleurir sur les tables des cafés français. Ce sera d'ailleurs le premier terrain de conquête de la petite bouteille ventrue qui veut avec son goût d'orange faire durer l'été toute l'année.

Les jus proviennent toujours d'Algérie et sont acheminés au début dans des fûts de châtaigniers avant d'être mis en bouteille (ronde !) et consignée dans les cafés. À l'époque, la forme ventrue et granuleuse de la bouteille (évoquant le fruit de l'oranger), est boudée par les cafetiers : elle est un handicap par rapport au petit volume des réfrigérateurs. Beton persiste et signe par des slogans bien sentis, pour souligner la personnalité hors norme de la petite boisson. "Orangina mieux qu'un soda" trouvé par Jean Giraudy. Elle devient aussi "Source de santé", "source de beauté". Avec un sens du marketing inouï, il réquisitionne des employés ou des étudiants embauchés pour l'occasion, pour commander des Orangina dans les cafés. Les soldats revenus d'Algérie rapportent eux aussi cette mode en métropole...

Autre coup de maître, c'est la rencontre avec Villemot dès 1953. Ce dernier dessinera 17 affiches avec l'écorce d'orange en vedette qui se fait tour à tour chapeau de paille, visage, parasol, bouclettes de cheveux, soleil ou maillot de bain... et proposera le fameux "Secoue-moi" et une campagne qui fera date. La célèbre "réclame" à l'époque du tic du Barman fait un carton. Entre-temps, en 1961, suite au développement du produit en métropole, Naranjina Nord-Afrique est transformée en Compagnie française des produits Orangina (CFPO) dont le siège social est établi à Marseille. La saga poursuit en direct de Phocée sa folle épopée. Orangina, au début installé au 147 rue de Crimée, déménage pour Vitrolles et y implante le centre de concentrés de jus d'agrumes puis aux Milles. La marque est aussi l'histoire d'une innovation permanente. Car elle ose tout avant les autres. Elle a été la première à lancer le light en 1988 en France avant les décrets d'application. Elle a également été la première à utiliser les canettes fabriquées à côté de Lyon.

En janvier 1985, un accord est signé avec une autre société marseillaise, Pernod Ricard qui doit mettre en bouteille. Les années 80, c'est aussi l'âge d'or d'Orangina qui cartonne avec la fameuse Lambada. Les meilleures ventes dans toute l'histoire de la marque s'échelonnent d'ailleurs sur les quatre années qui suivent la lambada. Orangina a donc toujours aimé innover.

 Elle fut la première entreprise à coproduire une émission de télévision sur une chaîne d'État en supportant le générique du show de Stéphane Collaro "Cocoricoboy". Par la suite, elle devient sponsor pour des événements sportifs comme le Tour de France à la voile en 1987, présente aussi à Roland Garros lors de la victoire de Yannick Noah, ou dans les stations estivales ou de ski. Avec toujours en tête cette relation directe avec le public. Orangina part à la conquête des réfrigérateurs.

 Le divorce avec la famille Beton

 De grands talents ont signé des campagnes de pub qui ont marqué les esprits de nombreuses générations. Michel Berger et sa mélodie "O-ran-gi-na". Impossible d'oublier la saga des hommes bouteilles d'Alain Chabat en 1994. En 2003, le slogan de la marque devient "Orangina et sa pulpe !" avec une campagne publicitaire conçue et jouée par Jamel Debbouze.

 Mais le divorce avec la famille Beton est prononcé en 2004 comme l'explique Françoise Beton, la fille de Jean-Claude. "Depuis le rachat par Schweppes, l'esprit, l'ADN de la marque n'y est plus. Ce n'est pas le même état d'esprit. Maintenant les choses ont évolué avec la nouvelle équipe mise en place autour de Thierry Gaillard (PDG) et de Stanislasde Gramont (directeur Europe)." La famille Beton, elle, s'occupe du vignoble Château Grand Ormeau Lalande-Pomerol acheté en 1989. Une partie de la boucle est bouclée puisque Françoise Beton retourne vers la terre et la culture. Non pas celle des oranges certes mais du vin.

 "C'est vrai que je n'y suis plus mais je la vis cette marque ! Les gens sont attachés à cette bouteille boule en verre, cette notion de secouement, cette pulpe. C'est devenu un geste culte, un rituel. Le génie de Léon et Jean-Claude Beton est d'avoir fait de cette marque un produit, reconnaissable en quelques signes par le consommateur. Son identité est tellement forte qu'il faut à peine une seconde pour reconnaître la marque."

Source Archives  et article de Agathe Westendorp(La Provence .com)

voir :Article__La_Provence_Orangina

 

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