Algerazur

22 avril 2017

La fin du 1er REP-Régiment prestigieux

Nous n'avons rien oublié !

Avril 1961 - Il y a 56 ans, disparaissait, en Algérie, la plus prestigieuse unité de la Légion Étrangère !

Citation intégrale du texte rédigé par Joseph CASTANO
LA FIN DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES - 1er REP

Hommage à Hélie Denoix de Saint Marc


«L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus ‘abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout perdu. Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié »

(Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc - « L’aventure et l’espérance. »)

22 Avril 1961

Une agitation anormale prenait naissance. On signalait des mouvements imprévus des véhicules de groupes de transport. Il était une heure du matin et les légionnaires du 1er REP, commandés par le Commandant, Hélie Denoix de Saint-Marc, fonçaient sur Alger.

Pouvait-on vivre chargés de honte? La France s’enfonçait dans les égouts, la France n’existait plus. A son secours volaient les légionnaires, prêts à verser leur sang si la Légion le leur demandait, marchant de leurs pas d’éternité vers la vie, vers la mort, fidèles à eux-mêmes, aux pierres tombales qui jonchaient leur route, fidèles à l’honneur.

Au même moment, d’autres « Seigneurs de la guerre/» investissaient les grandes villes d’Algérie : le 1er Régiment Etranger de Cavalerie du Colonel *de la Chapelle*, le 5ème Régiment Etranger d’Infanterie du Commandant Camelin, le 2ème Régiment Etranger de Parachutistes entraîné par ses capitaines et son commandant, le cdt Cabiro, dès lors que son chef, le colonel Darmuzai était « déficient », les 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs Parachutistes des Colonels Lecomte et
Masselot, le groupement des commandos de parachutistes du Commandant Robin, les commandos de l’air du Lieutenant-colonel Emery ! Les fleurons de la 10ème et de la 25ème Division de Parachutistes.

Et puis d’autres unités se rallient au mouvement : le 27ème Dragons du Colonel Puga, le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens, le 1er Régiment d’Infanterie de Marine du Commandant Lousteau, le 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbin et le 8ème RPIMA du Colonel Lenoir, le 94ème RI du Colonel Parizot, le 1er RCP du Colonel Plassard, le 9ème RCP du Colonel Brechignac. A noter aussi le ralliement immédiat des *harkis* du Commandant Guizien, basés à Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès. Au lendemain du cessez-le-feu, ils paieront très cher leur fidélité : un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables.

Néanmoins quelque chose avait filtré du projet. Il n’est pas de secret que puissent garder tant d’hommes en marche vers leur mystérieux rendez-vous. De confuses alertes chuchotées de bouche à oreille avaient couru d’un bout à l’autre de l’Algérie, affolant par l’imminence d’un événement qu’ils pressentaient, de courageux officiers qui s’étaient ainsi rués dans l’une de ces échappatoires qui leur permettrait, plus tard, de pouvoir se disculper tant auprès des vaincus que des vainqueurs. Ils s’étaient fait mettre en permission pour éluder le choix et des quatre coins d’Algérie, des chefs étaient partis pour ne pas être présents quand se lèveraient les aurores difficiles.
Pourtant, des années durant, sur les tombes des officiers tués au combat, ces mêmes chefs avaient limité leur oraison funèbre à un serment prêté sur les cercueils drapés de tricolore : « Nous n’abandonnerons jamais l’Algérie ! ». Qu’en était-il aujourd’hui ?

Fallait-il dans ce cas employer la force ? C’est dans de tels moments que bascule le destin des hommes et c’est à ce moment-là que bascula celui de l’Algérie française.

Parce que la fraction de l’armée qui s’était révoltée refusait de mener le même combat que la rébellion, la bataille allait être perdue. Parce que les généraux, notamment le général Challe, avaient eu la naïveté de croire qu’une révolution se faisait sans effusion de sang et pouvait se gagner uniquement avec le coeur et de nobles sentiments, ils allaient entraîner avec eux dans leur perte les meilleurs soldats que la France n’ait jamais eus et tout un peuple crédule et soumis.

A l’évidence, ils négligèrent les recommandations d’un célèbre révolutionnaire : Fidel Castro, dont la doctrine était la suivante : « Pour faire une révolution, il vaut mieux un chef méchant que plusieurs
chefs gentils ».

25 Avril 1961

Le général Challe prend la décision de mettre fin au soulèvement et de se livrer au bon vouloir de Paris. Ce faisant, il va consacrer la défaite des plus belles unités, livrer 20 ans de sacrifices et d’expérience. Ce qu’il remet à l’ennemi, c’est la force morale d’une armée qui retrouvait le goût de vaincre, c’est tout un capital jeune et révolutionnaire qu’elle avait amassé avec tant de souffrance pour la nation.

Dès lors, le choc psychologique provoqué par la reddition du chef va être considérable. Dans des circonstances d’une telle intensité dramatique, la fermeté du commandement est la bouée qui retient les faibles et les indécis. Qu’elle vienne à couler et c’est le sauve-qui-peut. Remontent alors en surface les résidus de l’humanité : les attentistes, les lâches et les habiles ! Ah ! Il ne leur reste pas beaucoup de temps pour sortir de leur prudence et prouver qu’ils méritent d’accéder au grade supérieur. Du coup, l’État retrouve pléiade de serviteurs zélés, moutons de Panurge revus et corrigés par l’Élysée, même si le grand cordon d’une légion d’honneur leur sert de collier.

C’est désormais la débandade ! Outre les officiers qui ont refusé de franchir le rubicond et qui louent désormais le Seigneur pour leur « bon choix », de nombreux officiers putschistes, sentant le vent tourner, se rallient au pouvoir. Les rats quittent le navire !...

Et ce fut la fin! Les camions défilèrent un à un avec leur chargement de généraux, de colonels, de paras et de légionnaires. Les hommes chantaient une rengaine d’Édith Piaf : « Non, rien de rien ! Non, je ne regrette rien » tandis que d’autres camions arrivaient maintenant, portant des soldats du contingent métropolitain qui chantaient, indifférents à la peine des uns et des autres : « Les Pieds-Noirs sont dans la merde » sur l’air des « gaulois sont dans la plaine ».

Ainsi durant quatre jours et cinq nuits, des hommes valeureux avaient tenté de sauver l’Algérie. Son corps se vidait de son sang, tout sombrait. Leur dignité imposait de se conduire en Seigneurs,
même s’ils étaient chargés de tout le désespoir du monde. Ne rien regretter ? Si ! D’avoir perdu.
Et des camions qui roulaient maintenant dans la nuit profonde, toujours ce chant qui s’élevait encore plus vibrant :
« Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien ! »

JE NE REGRETTE RIEN, ce cri allait désormais devenir l’hymne de ceux qui avaient osé et qui avaient tout sacrifié sauf leur honneur.

C’étaient des hommes vaincus – provisoirement -, courageux et généreux qui connaissaient l’adversité. Les légionnaires se souvenaient pour la plupart de leurs combats pour la liberté en Pologne ou en Hongrie, pour d’autres, ceux des rizières du Tonkin, pour d’autres encore, ceux de That-Khé, Dong-Khé, Cao-Bang, Diên Biên Phu qui furent les tombeaux d’unités prestigieuses telles que les 2ème et 3ème Régiments Etrangers et du 1er BEP - Bataillon Étranger de Parachutistes, celui-là même dont les légionnaires du 1er REP étaient les fiers héritiers !

Les appelés des 14ème, 18ème RCP et des commandos, trop jeunes pour avoir connu tant de gloire, demeuraient traumatisés par ces visions apocalyptiques qui les hantaient et que représentaient ces visages lacérés où les yeux manquaient, ces nez et ces lèvres tranchés, ces gorges béantes, ces corps mutilés, ces alignements de femmes et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé. Tous, à ce moment ignoraient le désespoir et savaient que demain la lumière brillerait à nouveau. C’étaient des révoltés à la conscience pure, des soldats fidèles, des Hommes… des vrais !

Quel contraste étonnant cependant entre ces Seigneurs de la guerre que l’on montrait aujourd’hui du doigt sous le sobriquet fallacieux de « mercenaires » et de « factieux », ces soldats-loups à la démarche souple de félins accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, soldats perdus dont l’uniforme collait comme une peau de bête, acceptant le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil, dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants… et ces hommes flasques qui entonnaient de plus belle leurs incantations à la quille !...

Au lendemain de la reddition des généraux, le général de Gaulle s’empressa d’épurer l’armée française. L’occasion était trop belle d’en finir avec les contestataires trop fidèles en leur idéal et en leur parole.
C’est ainsi, qu’outre les centaines d’arrestations opérées dans les milieux militaires, policiers et civils, les régiments qui avaient constitué le « fer de lance » du putsch : 1er REP, 14ème et 18ème RCP, Groupement des commandos Parachutistes et Commandos de l’air, allaient être dissous. Le 2ème RPIMA quant à lui, allait être expulsé de ses cantonnements. Dissoutes, également la 10ème et la 25ème Division de Parachutistes. Ne pouvant éliminer toutes les unités compromises sous peine de réduire à néant la force opérationnelle, seul leur encadrement serait sanctionné.

C’est ainsi qu’au cantonnement du 1er REP, l’ordre vint, sec et cruel. Le régiment était aux arrêts ! Tous les officiers de cette prestigieuse unité devaient sur le champ se constituer prisonniers.
Beaucoup de légionnaires refusaient de s’incliner ; ils voulaient livrer un ultime baroud d’honneur. Leur « Camerone » à eux, ils le souhaitaient, ils le désiraient. Mais toute résistance devenait désormais inutile. Leur sacrifice aurait été vain, l’Etat était trop puissant, la France entière était contre eux, elle les avait reniés et l’Algérie était d’ores et déjà condamnée. Les blindés de la gendarmerie mobile cernaient le cantonnement, prêts à leur donner l’assaut. La flotte était là, à quelques encablures, ses canons pointés vers eux.

Allons ! Il faut céder. C’en est fini du 1er REP…

La population européenne tout entière se dirigea vers le camp de Zéralda où les légionnaires étaient cantonnés. Elle voulait dire adieu à « son » régiment, le saluer une dernière fois, lui dire encore
et toujours : *Merci* ! Merci à « *ses* » légionnaires. Les commerçants baissaient leurs rideaux, les jeunes filles portaient des brassées de fleurs. A eux, les portes du camp s’ouvrirent. Les journalistes furent interdits. « Vous ne verrez pas pleurer les légionnaires ! » leur lança un officier. Même les cinéastes du service cinématographique des armées furent refoulés. Pas question de filmer la mort du REP !

Le silence se fit. Une ultime et bouleversante cérémonie aux couleurs, réunit autour du grand mât blanc, la population et ces valeureux baroudeurs, jeunes d’Algérie et vétérans d’Indochine.

Soudain, de la foule en larmes, surgit une petite fille. Tel un ange de blanc vêtu, elle s’avança vers les rangs des légionnaires, une feuille à la main. D’une voix douce et faible elle en fit la lecture. C’était l’ultime hommage du petit peuple de Zéralda à leurs enfants en reconnaissance de leurs sacrifices, leur courage et leur fidélité. Puis elle éleva sa petite main jusqu’à sa bouche et dans un geste empreint d’une infinie tendresse, leur adressa un baiser. A ce moment, les applaudissements crépitèrent et une pluie de pétales de rose tournoya dans les airs.

Gagnés par l’émotion et la rancoeur, des légionnaires parachutistes, le visage tendu, les yeux rougis, sortirent des rangs, ôtèrent leurs décorations couvertes d’étoiles, de palmes et de gloire et les jetèrent devant eux. L’assistance regardait avec une sorte d’effroi ces médailles qui jonchaient le sol. Des femmes les ramassaient et en les embrassant, les rendaient aux paras : « Si, si, reprenez-les ! »
Des officiers pleuraient.

Puis ce fut l’embarquement dans les camions. Certains criaient : « De Gaulle au poteau ! », d’autres « Algérie française quand même! ». Sur leurs joues, des larmes coulaient. D’autres s’efforçaient de sourire à la foule venue en masse pour les saluer et qui s’époumonait à hurler sur leur passage : « Vive la légion ! », tandis qu’à la vue des képis blancs, les gendarmes mobiles s’effaçaient.

La colonne traversa la petite ville où les Européens qui n’avaient pu se rendre au camp couraient sur les trottoirs, leur lançant un ultime adieu. Des mains jetaient des fleurs sous les roues des camions.

Un à un, les lourds véhicules passèrent au milieu des cris, des larmes, des baisers envoyés à la volée. Alors, de la colonne, couvrant le grondement des moteurs, 1200 légionnaires, partagés entre la colère et le chagrin, entonnèrent un refrain aux lentes cadences, pathétique, triste, entrecoupé de sanglots :

« Non, rien de rien, Non, je ne regrette rien… »

Le convoi du 1er REP roulait sur un tapis de roses, de lilas et de pensées. Voie triomphale et triste. Et sous les baisers, les acclamations, les larmes et les fleurs, il disparut dans un dernier nuage de poussière, convoi de mariniers halé par une complainte grave, emportant avec lui les plus folles espérances…

Pauvre régiment ! Si glorieux ! Que triste est ton sort aujourd’hui ! Et dans son sillage se traînait déjà, lamentablement, le fantôme déguenillé de l’Algérie française…

Et tandis que les légionnaires roulaient vers leur destin, d’autres hommes, d’autres « Seigneurs de la guerre », braves et courageux, parachutistes et commandos des unités putschistes dissoutes
assistaient, la rage au coeur, à l’amené du drapeau, de ce même drapeau qu’ils avaient eux aussi défendu au prix du sang dans les rizières d’Indochine et sur les pentes des djebels. La 10ème et la 25ème Division de Parachutistes avaient fini d’exister !...

Créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, le BEP (Bataillon Étranger de Parachutistes), appellation originelle de l’unité, avait été deux fois sacrifié en Indochine. Une première fois au Tonkin où 17 légionnaires seulement revinrent d’une mission « suicide », puis à Diên Biên Phu où durant deux mois il connut le cauchemar que l’on sait. Sur le millier d’hommes qui reconstituèrent l’unité après leur premier sacrifice, moins d’une dizaine survécurent…

Reconstitué en 1955 pour les besoins de la guerre d’Algérie sous l’appellation de REP (Régiment Étranger de Parachutistes), il mit hors de combat 8000 « fells », récupéra plus de 5000 armes mais compta également 300 tués - dont le Colonel Jeanpierre - et 500 blessés.

Pour son seul séjour en Algérie, le 1er REP avait reçu pour ses légionnaires parachutistes, plus de trois mille citations. Son drapeau portait cinq palmes et la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.

Il était le premier régiment de choc de l’armée française. Premier par sa bravoure, premier par son sacrifice, premier par ses héros qui le composaient, premier par ses citations, douloureusement premier par le nombre de ses morts et premier dans le coeur des Pieds-Noirs.

De toute cette gloire, il ne reste aujourd’hui que des souvenirs…

Puis le « cessez- le- feu » fut proclamé. L’ennemi d’hier devint l’interlocuteur privilégié de l’état français… et ce fut la fin.

Une nouvelle fois le drapeau tricolore fut amené. Une nouvelle fois l’armée française plia bagages poursuivie par les regards de douleur et de mépris et les cris de tous ceux qu’elle abandonnait. Le génocide des harkis commençait…

Dans le bled - comme en Indochine - les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont, là, des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

Et c’est de cette façon que mourut l’Algérie française… dans la honte,
les larmes et le sang… Oui, c’était bien la fin! la fin d’un monde… la fin d’une génération de soldats… la fin d’une épopée… la fin d’un mythe… la fin d’une race d’hommes… de vrais… celle des Seigneurs de la guerre !

Et si ces hommes avaient choisi de se battre jusqu’au bout, s’ils avaient vomi le renoncement, c’était encore pour une certaine idée qu’ils se faisaient de la France, c’était pour l’Algérie française leur seul idéal, c’était pour le sacrifice de leurs camarades qu’ils ne voulaient pas vain, c’était pour ces milliers de musulmans qui avaient uni leur destin au leur, c’était pour ces « petits Français de là-bas » qui étaient les seuls à les comprendre et à les aimer et c’était aussi parce qu’ils avaient choisi de se fondre dans un grand corps aux réflexes collectifs, noués dans la somme des renoncements individuels et que par ce chemin, ils atteignaient à une hautaine dimension de la LIBERTÉ.
Mais le peuple d’Algérie, lui, n’exprimera jamais assez sa gratitude à ces « soldats perdus», à tous ceux qui, par sentiment profond, ont risqué leur vie, ont abandonné leurs uniformes, ont sacrifié leur carrière, ont été séparés de leurs familles - parfois durant de longues années - ont connu la prison, l’exil, le sarcasme de leurs vainqueurs et de ceux qui n’avaient pas osé, des lâches, des poltrons et des traîtres pour être restés fidèles à leurs serments et à leur idéal.

Le temps passera, l’oubli viendra, les légendes fleuriront, mais jamais assez l’histoire ne mesurera la grandeur de leur sacrifice.

José CASTANO

« J’ai choisi la discipline, mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la nation française, la honte d’un abandon, et pour ceux qui, n’ayant pas supporté cette honte, se
sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre».
(Général De Pouilly)

Concernant l’histoire du 22 avril 1961, il appartiendra aux historiens de l’écrire, un jour, avec honnêteté et clairvoyance. Avant toute chose, ils devront établir une liste des colonels et des généraux permissionnaires. Ils découvriront alors que ce « putsch » ne fut rien d’autre, en réalité, que l’épreuve de force entre une élite qui s’engagea, qui jeta tout dans l’aventure jusqu’aux soldes, jusqu’au prestige hérité du passé, jusqu’à la vie… et un troupeau qui éluda l’engagement et l’abandonna aux sergents, parce qu’il avait depuis longtemps choisi entre l’auge et le sacrifice à une idée.

La politique et l’histoire offrent à chaque instant le spectacle de retournements qui, quelques mois, quelques jours, quelques heures auparavant avaient encore paru incroyables. Il semble que le coeur des hommes et leurs intérêts rivalisent d’inconséquence et nourrissent le même goût pour l’imprévu et pour l’imprévisible. La logique et la raison ne s’emparent de leur imagination que pour mettre un semblant d’apparence d’ordre et de nécessité dans le foisonnement de leurs scrupules, de leur indécision, de leurs regrets et de leur versatilité.

Joseph Castano

les_adieux du 1er REP-1961

            Adieux du 1er REP sortant du camp de Zeralda

Populatio acclamant le 1er REP

            Population acclamant les Légionnaires

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15 avril 2017

Joyeuses Fêtes de Paques 2017

 

Mouna-Montero

 

Joyeuses fêtes de Paques

En algérie,pour Pâques, la tradition voulait que l'on déguste la mouna cette brioche délicieuse,soit à la maison,en famille,soit en pique nique,de préférence au bord de la mer,le lundi.

Plusieurs légendes circulent sur l'origine de la Mouna,mais celle là me plait assez:

Au XVI siècle, les rois d'Espagne enfermaient leurs courtisans indésirables dans les forteresses qu'ils possédaient sur les côtes d’Afrique du Nord.
La forteresse d'Oran était sur l'avancée de la rade de Mehrs-El- Khébir.
De nombreux singes (monos) habitaient ce rocher qui fût appelé Fort Lamoune. Une fois par an, lorsque les prisonniers étaient autorisés à recevoir leur famille, pour Pâques, elles leur faisaient passer à travers les barreaux, des brioches parfumées, et depuis ce gâteau se nomme La Mouna.
Des familles exilées d'Espagne s'étaient installées à Oran dans le quartier de La Blanca.
La mouna est originaire d'Andalousie, et semble-t-il qu'elle soit le mélange de plusieurs cultures, juifs nord africains, espagnoles andalous et maghrébins.

Voir la recette:

Algérie Blida Recettes : La Mouna, les bugnes, ...

Voir aussi :http://algerazur.canalblog.com/archives/2010/04/04/17464272.html

 

23 mars 2017

Edmond Brua et le Pataouète

 

Brua

Edmond Brua arborait une élégance rare qui exigeait toujours le nœud papillon comme sur cette photo.

Ce qui nous reste, en fait, de plus identifiable de notre passé en dehors de l'accent, c'est ce parler qui faisait sourire le visiteur, ce pataouète avec ses expressions imagées qui affleurent toujours avec plus ou moins de vigueur dans notre langage quelque 53 ans plus tard.
La Parodie du Cid » d'Edmond Brua, un fin lettré, bien connu, puisqu'il était rédacteur en chef du Journal d'Alger est un classique du "pataouète"
En savoir plus →http://www.bainsromains.com/PagesSensations/Pataouete.html

Portrait de famille par son fils →http://esmma.free.fr/mde4/brua/EdmondBrua.htm

La Parodie du Cid

Le Monologue de DODIEZE.

Qué rabbia ! Qué malheur ! Pourquoi qu’c’est qu’on vient vieux ?
Mieux qu’on m’aurait lévé d’un coup la vue des yeux !
Travailler quarante ans négociant des brochettes,
Que chez moi l’amateur toujours y s’les achète,
Pour oir un falampo qu’y me frappe en-dessur
A’c mon soufflet tout neuf, qu’il est mort, ça c’est sûr !
Ce bras, qu’il a tant fait le salut militaire,
Ce bras qu’il a lévé des sacs de pons de terre,
Ce bras, qu’il a gagné des tas de baroufas,
Ce bras, ce bras d’honneur, oilà qu’y fait tchoufa !
Moi, me manger des coups ? Alors, ça, c’est terribe !
Çuila qui me connaît y dit : "C’est pas possibe !

Gongormatz, à Dodièze, il y’a mis un taquet ?
Allez, va, va de là ! Ti’as lu ça dans Mickey ? "
Eh ben ! ouais, Gongormatz il a drobzé Dodièze ;
Il y a lévé l’HONNEUR, que c’est pir’ que le pèze.

Aousqu’il est le temps de quand j’étais costaud ?
O Fernand, je te rends ça qu’tu m’as fait cadeau !
(Il arrache sa décoration)
Je suis décommandeur du Nitram Ifrikate.
(Il essaie de se rechausser)

Et toi que ti’as rien fait, calamar de savate,
Au plus je t’arrégare, au plus je ois pas bien
Si ma main c’est mon pied ou mon pied c’est ma main….

Edmond BRUA

Les voeux de son fils Jean Brua sur Esmma.free.fr en 2016 ▼

Jean Brua -voeux 2016

 

 

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03 mars 2017

Attribution et officialistion du nom Algérie

 

Rendons à César ce qui appartient à César. L'Algérie, n'éxistait pas en 1830, c'est une dénomination officielle…voir texte suivant :

Algérie av 1830

Objet : ATTRIBUTION ET OFFICIALISATION DU NOM « ALGÉRIE » en date du 14 octobre 1839

ATTRIBUTION ET OFFICIALISATION DU NOM ALGÉRIE,

NEUF ANS APRÈS LE DÉBARQUEMENT DES TROUPES FRANÇAISES

Paris, le 14 octobre 1839

Monsieur le Maréchal, puisqu'à ce jour le territoire que nous occupons dans le Nord de l'Afrique a été désigné, dans les communications officielles, soit sous le nom de Possession française dans le Nord de l'Afrique, soit sous celui d'ancienne Régence d'Alger, soit enfin sous celui d'Algérie, cette dernière dénomination plus courte, plus simple et en même temps plus précise que toutes les autres, m'a semblé devoir dorénavant prévaloir. Elle se trouve d'ailleurs déjà consacrée par une application constante dans les documents distribués aux chambres législatives et dans plusieurs discours du trône. Je vous invite, en conséquence, à prescrire les mesures nécessaires pour que les diverses autorités et généralement toutes les agences qui, à un titre quelconque, se rattachent aux services civils ou militaires de notre colonie, aient dans leur correspondance officielle, et dans les actes ou certificats quelconques qu'ils peuvent être appelés à délivrer, à substituer le mot ALGÉRIE aux dénominations précédemment en usage.

Recevez, Monsieur le Maréchal, l'assurance de ma très haute considération.

Le Ministre Secrétaire d'Etat de la Guerre

À Monsieur le Maréchal Valée, Gouverneur Général d'Algérie.

Document qui devrait pouvoir mettre fin aux éternelles contre-vérités entendues quant à l'hypothétique existence officielle d'une Algérie souveraine avant 1830.

Mais hélas, nombre de Français privilégient l'invective à la compréhension de l'Histoire.

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02 mars 2017

Jacques Soustelle académicien

Jacques Soustelle..

Un académicien lyonnais bien oublié (http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/jacques-soustelle )

Soustelle

 

Haï au tout début de son arrivée à Alger, il fut dans un premier temps haï par la population algéroise. Il déplut ensuite fortement à De Gaulle qui fit tout pour l’évincer et le mettre au placard.

Pourtant, quand il quitta Alger, ce même peuple voulut l’empêcher de quitter cette terre, comprenant les grandes valeurs de cet Homme hors du commun qui fut adopté un peu tard par cette même population !

Si bon nombre de personnages illustres, hommes politiques, artistes, ou scientifiques traversent leur temps en laissant derrière eux une oeuvre, ou des qualités humaines telles que leur mémoire appartient désormais à la postérité, on ignore bien souvent le lieu qu'ils ont choisi pour dernière demeure, geste de discrétion ou d'ultime pudeur.

Ainsi, peu de gens savent que Jacques Soustelle est enterré dans le petit cimetière de Miribel, localité de l'Ain proche de Lyon, de même que sa femme et sa mère. Le douzième anniversaire de sa mort a donné lieu, le 6 août 2002, à une cérémonie du souvenir qui a rassemblé ses amis autour de sa tombe.

Né le 3 février 1912, à Montpellier, Jacques Soustelle fait ses études à Lyon. Reçu premier au concours de l'école normale supérieure en 1929, il est diplômé d'ethnologie en 1930, professeur agrégé de l'université en 1932 et docteur ès lettres en 1937. Il est chargé de plusieurs missions scientifiques au Mexique de 1932 à 1940. Il est nommé sous directeur du musée de l'homme, chargé de cours au Collège de France et à l'École Nationale de la France d'outre-mer. Il est également professeur à l'École des Hautes Études en sciences sociales à partir de 1951.

En janvier 1955, Pierre Mendés France, président du Conseil, le nomme Gouverneur Général de l'Algérie.

Dès son arrivée a Alger, en février 1955, Soustelle entame un voyage approfondi dans l'Aurès. Sa formation d'ethnologue et sa personnalité humaniste, l'amènent tout naturellement à rechercher le contact avec les populations, afin de saisir la réalité du terrain. Son constat est celui de la sous administration et de l'isolement de peuplades démunies. Immédiatement, il donne à l'armée une mission nouvelle : "la pacification".

"Instruire et construire, aider à vivre mieux, accélérer le mouvement de progrès déjà imprimé par la France à cette province qui lui est si chère, tels sont nos objectifs. Nous les atteindrons, s'il plaît à Dieu, par l'effort sans réserve, la concorde et la confiance de tous."

Il défend le concept de l'intégration de l'Algérie, dans le cadre d'un plan de réformes, concept, considéré par lui, plus réaliste que l'assimilation, car prenant en compte l'originalité et la spécificité de cette province.

L'assassinat de l'administrateur Maurice Dupuy et surtout l'affreux massacre des Européens de la mine d' El-Halia, le 20 août 55, crée chez Jacques Soustelle un choc profond qui lui fait désormais écarter tout dialogue avec des tueurs.

Ainsi, l'évolution rapide et brutale des évènements en Algérie fera de ce concept, une politique dépassée, bien que le 13 mai 58 en soit la résurgence. Cette démarche se solde par un échec et Robert Lacoste remplace Soustelle au poste de Gouverneur.

Accueilli avec suspicion par les Français d'Algérie, Jacques Soustelle évolue vers des conceptions "Algérie française". Ainsi, le 2 février 1956, lorsqu'il quitte Alger, il découvre qu'il est adulé par ces Pieds-Noirs, dont il a finalement conquis le cœur. Un foule innombrable l'accompagne jusqu'au port d'Alger. La communion avec ce peuple est totale. L'émotion est immense de part et d'autre.

"Vous m'avez apporté ce matin, à ma femme et à moi même, un témoignage inoubliable de confiance et d'affection. Nous l'avons reçu avec une émotion profonde, amis connus ou inconnus.......Je n'oublierai pas l'éclatante approbation que le peuple d'Alger a manifestée. Que tous maintenant, s'efforcent, comme je le souhaite ardemment, de travailler à l'union fraternelle de tous les Algériens. Merci encore fois, Vive l'Algérie Française !"

En 1958, il est ministre délégué auprès de Michel Debré, alors Premier Ministre. Partisan de la présence française en Algérie, il quitte le gouvernement en 1961. Il est poursuivi pour atteinte à la sécurité de l'état et passe huit années en exil. Amnistié en 1968, il rentre en France, à Lyon, et reprend une carrière politique en pointillé.

Heureux d'appartenir à l'Académie Française, à laquelle il fut élu en 1983, Jean Dutourd le reçoit sous la coupole le 24 mai 1984. Extrait de l'hommage qui lui fut rendu lors de son décès, le 6 août 1990 :

"Pour lui, qui était accoutumé aux haines politiques, cette unanimité amicale, dans laquelle il n'y avait pas de rancœur ni d'arrière pensée, a vraiment éclairé ses dernières années."

 a lire :JACQUES SOUSTELLE L'homme de l'intégration Alain Herbeth http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=47958

 

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14 février 2017

St Valentin fêté grace à Gelase 1er, pape né en Algérie

              St Valentin  fête des amoureux

Gelase_1er_Timgad

La désormais célèbre fête des Amoureux a été instaurée pour lutter contre les restes de paganisme à Rome. La Saint-Valentin est l’idée d’un pape ,citoyen romain né en Algérie, Saint-Gelase 1er, qui a marqué l’histoire de l’Eglise catholique.

La Saint-Valentin, une fête kabyle ? Non, mais on la doit au Pape Gélase 1er, un pape citoyen romain né dans cette région d’Algérie. Il est l’un des trois papes africains qu’a connus l’Eglise catholique. Le Pape Gélase 1er devient, le 1er mars 492, le 48e successeur de Saint-Pierre (le 49e pape) après Felix III dont il rédigeait les documents ecclésiastiques. Son court règne de quatre ans demeure pourtant un tournant pour l’Eglise catholique, notamment parce qu’il rétablira l’autorité pontificale. « Il y a, auguste empereur, écrit-il à Anastase, empereur de Byzance, deux pouvoirs principaux pour régir le monde : l’autorité sainte des pontifes et la puissance royale. Et la charge des pontifes est d’autant plus pesante, qu’au jugement de Dieu, ils devront rendre des rois eux-mêmes ». [1]

La Saint-Valentin pour remplacer la fête païenne des Lupercales

Voir :

Les_lupercales

Théologien émérite, le pape Gelase 1er se montre ferme dans sa charge et par conséquent dans le gouvernement de l’Eglise. Il fait de la lutte contre toutes les formes de paganisme une priorité, surtout en fin de règne. Il interdit la célébration des fêtes Lupercales, une célébration païenne de l’Amour et de la fécondité placée sous l’égide du dieu Faunus Lupercus qui se déroulait le 15 février. « Autant qu’il dépend de moi, qu’aucun baptisé, qu’aucun chrétien ne célèbre ces fêtes, et que ne soit observé ce rit (sic) que par les païens seuls, auxquels il convient », écrivait alors le pape. Pour la mettre aux oubliettes, il aurait mis en exergue dès 495 la célébration de la Saint-Valentin le 14 février, en mémoire de trois martyrs de l’Eglise qui portent ce nom. Les martyrologes en font la mention seulement autour de l’an 498 et indique qu’un décret de Gelase 1er serait à l’origine de cette fête. Certaines sources évoquent aussi l’instauration de la Chandeleur, fête qui marque la présentation de l’enfant Jésus au temple et la purification de la Sainte Vierge. Gelase 1er faisait alors, semble-t-il, distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome. Quant à Saint-Valentin, il deviendra plus tard en 1496, sous le règne de pape Alexandre VI, le patron des amoureux.

Le pape Gelase 1er meurt le 19 novembre 496 et la Saint-Gelase est célébrée le 21 novembre.

Source :Afrik.com

voir aussi:

Saint Gélase 1er, un pape d'origine kabyle, par l'Abbé Vincent Serralda - Kabyle.com Archives

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18 janvier 2017

Albert Camus et le pataouète

Albert CAMUS « mi patuet »

source :http://lesamisdalgerianie.unblog.fr/2017/01/17/albert-camus-mi-patuet/

Albert CAMUS , mon pataouète , my compatriot , mi paisano ,

connaissait et utilisait le PATAOUETE

 

 

caricature

caricature

Alors Coco y s’avanœ et y lui dit: « Arrête un peu, arête « 

 L’autre y dit: « Qu’est-ce qu’y a ? »

Alors Coco y lui dit: « Je vas te donner des coups.
« A moi tu vas donner des coups? « 
 
Alors y met la main darrière, mais c’était scousa.
 
Alors Coco y lui dit:  » Mets pas la main darrière, parce qu’après j’te choppe le 6,35 et t’y mangeras des coups quand même. « 
 
L’autre il a pas mis la main.

Et Coco, rien qu’un, y lui a donné pas deux, un. 
L’autre il était par terre. « Oua, oua « , qu’y faisait.
 
Alors le monde il est venu. La bagarre, elle a commencé.
 
Y en a un qui s’est avancé à Coco, deux, trois.
 
Moi j’y ai dit: « Dis, tu vas toucher à mon frère?
« Qui, ton frère? »
 
« Si c’est pas mon frère, c’est comme mon frère.
 « 
Alors j’y ai donné un taquet. Coco y tapait, moi je tapais, Lucien y tapait.
 
Moi j’en avais un dans un coin et avec la tête: « Bom, bom. »
 
Alors les agents y sont venus. Y nous ont mis les chaînes, dis !
 
La honte à la figure, j’avais, de traverser tout Bab-el-Oued. Devant le Gentleman’s bar, y avait des copains et des petites, dis ! La honte à la figure !
Mais après, le père à Lucien, y nous a dit: « Vous avez raison. « 

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08 janvier 2017

Référendum du 8 janvier 1961

Affiche autodétermination 1961

Affiche pour la liste d’Union pour la Paix, la Fraternité et le soutien au Général de Gaulle, présentée par l’UNR à l’occasion du référendum du 8 Janvier 1961
Fondation Charles de Gaulle
© Fondation Charles de Gaulle, DR
 

Le 16 novembre 1960 est annoncé un référendum sur l'autodétermination et sur la gestion par décret en conseil des ministres des pouvoirs publics en Algérie. Il a lieu le 8 janvier 1961. De Gaulle demande un « oui franc et massif » aux Français de métropole et d'Algérie.

En métropole, le oui recueille 75,25% des suffrages exprimés. La participation est de 76,25%. La participation est donc légèrement inférieure à celle constatée lors du référendum du 28 septembre 1958 portant sur la Constitution de la Ve République. En Algérie, le soutien à la politique de décolonisation du Général recueille 69% des suffrages exprimés. Mais Alger, où résident de nombreux Européens, a voté « non » à 72%. L’abstention, élevée (42%), a surtout touché les musulmans des villes qui ont appliqué les consignes du FLN.

En savoir plus ..ici  ▼

http://exode1962.fr/exode1962/periodes/ref-080161.html

http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/recueil-2011/institutions-et-vie-politique/approbation-par-les-francais-de-l-autodetermination-en-algerie

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01 janvier 2017

o-ALGER-LA-NUIT-facebook

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06 décembre 2016

Inauguration de la ligne aérienne Alger-Oran..6 décembre 1934

 

Capture

 

Le 6 décembre 1934 est le jour de l’inauguration de la ligne aérienne Alger – Oran – Alger, à laquelle Henri Germain a convié de nombreux journalistes pour s’assurer d’une couverture médiatique. C’est le pilote Georges Descamps qui va essuyer les plâtres de cette nouvelle ligne, aux commandes d’un avion monomoteur : un Farman F.190 immatriculé F-ALAP équipé d’un moteur Gnome-Rhône de 230 chevaux, acheté d’occasion, un mois plus tôt, par Henri Germain pour assurer le service avec un Farman F.192 équipé d’un moteur Salmson de 230 chevaux.

Pour ce vol inaugural, avant l’exploitation commerciale effective dès le lundi 10 décembre avec trois vols hebdomadaires, l’avion quitte Alger à 8 heures, avec à son bord des journalistes algérois (Laffargue de L’Echo d’Alger, Lombarde de La Presse Libre, Faouen de La Dépêche Algérienne…) pour atterrir à 10 h 30 à l’aérodrome de La Senia. Pour le vol retour, auquel participent des journalistes oranais dont Storto d’Oran Matin, l’avion décolle à 14 heures, pour une arrivée à Alger à 16 h 30.

Source :http://www.air-journal.fr/2011-12-06-le-6-decembre-1934-dans-le-ciel-inauguration-de-la-ligne-aerienne-alger-%E2%80%93-oran-539905.html

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