Algerazur

06 avril 2014

Alain Vircondelet...d'Alger à Limoges

 Alain Vircondelet est présent à la manifestation "Lire à Limoges" depuis Vendredi 4 Avril ..

Pendant ces trois jours, plus de 300 auteurs de littérature générale,

régionale,jeunesse, et bande dessinée, viennent à la rencontre du public

grâce aux séances de dédicaces, rendez-vous littéraires, animations,

et conférences organisées sur des sujets d'actualité ou de société.

(http://www.ville-limoges.fr/index.php/fr/component/content/article/2090?layout=actualites)

 

Lire à Limoges

 

Alain Vircondelet est né en 1947,à Alger. Sa famille, comme tant d'autres, a dû quitter l'Algérie. Le départ pour la France s'est fait dans la précipitation à l'été 1962

il avait 15  ans et se souviens de tout, de la beauté d'Alger dans le petit matin de juin, du silence gêné des Algériens que l'on croise sur le quai des Messageries Maritimes, des gens qui pleurent, des enfants qui ont emporté avec eux leurs cages d'oiseaux, des vieilles femmes dans des chaises roulantes, de ces valises achetées en hâte sur les trottoirs de la ville, et dans lesquelles on a fourré le minimum. On ne connaît rien de la France, on sait seulement qu'il y fait plus froid que chez nous.

On part pour la France parce qu'on est Français, et que l'on se sent plus Français que les Français, mais on sait aussi que la France ne nous aime pas, ni à gauche ni à droite. Le cliché du pied-noir nabab roulant en Cadillac, comme le dit Camus, a la peau dure. Il est faux comme tous les clichés mais il reste ancré dans l'inconscient collectif des métropolitains. → Article_huffington_Post

L'arrivée au port de Marseille est brutale. Il lit "Repartez d'où vous venez" sur une banderolle http://www.exode1962.fr/exode1962/accueil/accueil.html) . Le déracinement est total. La vie en France est en fait de la survie, grâce à la charité du Secours Catholique, entre autres. "On est loins de l'image du nabab colonialiste"

Il arrive à Limoges en 1963,à 16 ans. Son père, ancien ingénieur du service des eaux d'Alger, vient d'être muté dans la cité porcelainière.   (Voir ici mon article sur  L'ingénieur en chef de la Ville d'Alger, Pierre Molbert dont le fils Michel Molbert vint à St Yriex la perchehttp://algerazur.canalblog.com/archives/2009/03/05/12826035.html).

le jeune garçon voit en Limoges l'une de ces villes typiques du coeur de la France, telles qu'il les avait "mythifiées" dans son enfance algéroise. Son caractère resserré, ancien, lui plaît .

En ce terrible hiver 1962/63,il voit la neige pour la première fois, le verglas.

Elève au lycée Gay-Lussac, il intègre ensuite ses classes préparatoires littéraires, l'hypokhâgne puis la khâgne.

Voir article Presse→Le_Populaire_Alain_Vircondelet

Après "lettres sup" à "Gay-Lu", le jeune Alain Vircondelet part à Paris. Il poursuit ses études littéraires à la Sorbonne.

Il devient maître de conférence à la faculté des lettres de l'Institut catholique de Paris3.

Il est le biographe de plusieurs figures majeures de la littérature, des arts et de la spiritualité chrétienne : Albert Camus, Marguerite Duras, Blaise Pascal, Arthur Rimbaud, Charles de Foucauld, Françoise Sagan, Saint-Exupéry, Jean-Paul II, Balthus ou encore Casanova.

 Gros plan sur Alain Vircondelet,Limousin d'adoption et de cœur ▼

 

 

Il est l'auteur de plusieurs livres dont "La traversée"qui raconte le départ en France des pieds-noirs sur Le Ville d’Alger, en juin 1962, et plus particulièrement celui de l’auteur, alors âgé de 15 ans. Le récit, véridique, relate ce voyage sans retour, considéré comme l’exode le plus important de l’histoire du XXe siècle après celui de 1940, et rapporte par le biais des souvenirs personnels la vie des Français d’Algérie pendant la guerre d’insurrection

ses livres en vente ici :http://recherche.fnac.com/ia2506/Alain-Vircondelet

                                                              

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02 avril 2014

Avril 1939.. Réfugiés Espagnols en Algérie

En avril 1939, la guerre civile se termine par la défaite du camp républicain. Des centaines de milliers d’Espagnols sont contraints de quitter leur pays. Le nord du Maroc, sous domination espagnole, leur étant fermé, quelques milliers d’entre eux rejoignent la côte algérienne. Dès les mois de février et mars 1939, des télégrammes sont échangés entre le gouverneur général de l’Algérie (GGA), le général commandant la division d’Alger, les préfets et sous-préfets qui annoncent l’arrivée sur le territoire algérien de réfugiés espagnols (RFE). Ces émigrés espagnols utilisent différents moyens de transport pour arriver en Algérie : des petites embarcations de pêche, des chalutiers, des goélettes ; ils embarquent aussi sur des cargos de ligne qui transitent par l’Algérie.

stanbrook

Stanbrook, l’un des derniers bateaux ayant pu appareiller pour l’Algérie sauvant ainsi des milliers de républicains espagnols avant l’arrivée des franquistes. ici , à son arrivée à Oran. Ci-dessous, une photographie de l'héroïque capitaine Archibald Dickson, aimablement fournie par Daniel R. Moya Fuster et le Comité civique de Alicante, appartenant aux archives de la famille Dickson  et publiées dans le spécial "1939. Guerre se termine à Alicante "

Dixon

Sources:▼

http://alicantevivotest.wordpress.com/2009/03/28/homenaje-al-capitan-dickson/

http://espana36.voila.net/exil/stanbrook.html

À leur arrivée, ils disposent tous de passeports délivrés par l’administration républicaine avec des visas à destination du Mexique, de Cuba ou du Nicaragua. Les concernés « avouent » que ce sont les seuls passeports qu’ils pouvaient avoir pour quitter l’Espagne (lettre du 19 mars) et qu’ils ne pouvaient obtenir du consulat de France qu’un visa de transit. Leur seul objectif était finalement de quitter l’Espagne devenue inhospitalière pour eux. A priori ils n’avaient nullement l’intention de se rendre en Amérique latine.

Dès le 31 mars 1939, une lettre du GGA au ministre de l’Intérieur, l’informe que le total des réfugiés espagnols en Algérie s’élève à 5 100 personnes, auxquelles il faudrait ajouter un nombre indéterminé d’individus arrivés individuellement et hébergés par leurs familles.

 

Source :http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=ADH_113_0155

PDF :Immigrés_Espagnols_Algérie_1939_41

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02 mars 2014

Jacques Missé et Le Glaive du débarquement du 8 novembre 1942

 

 

Jacques Missé

 Jacques Missé près de La biche couchée à Broût-Vernet

(cliché : famille Missé)


Jacques Missé est né le 24 décembre 1919 à Alger.

Il fit ses études à Alger puis devança l’appel, intégrant dans les troupes du Génie quelques mois avant la guerre.

Après sa démobilisation, il décida de s’engager dans la voie de l’art, et plus particulièrement de la sculpture.

Dès 1945, il obtint le Grand prix de la Ville d’Alger pour Le mendiant,

Il va dès lors recevoir des commandes d’État et réaliser en 1946 la dalle sacrée du Forum d’Alger ;

En 1947,le monument de la Gloire au génie pour l’entrée du camp militaire Basset de Beni Messous ...

et des Fables de La Fontaine pour une école primaire d’Alger .

Avenue-du-8-novembre-Alger - Copie

Glaive du débarquement - Copie

en 1955 le monument du débarquement des Forces alliées en Afrique du Nord, érigé à Alger,avenue du 8 novembre 1942, mais aujourd’hui détruit ,

Glaive débarquement-Alger

 C’est un drame familial qui conduit Jacques Missé en Bourbonnais. En 1958, son épouse meurt en accouchant de leur fils Pierre ; l’enfant est de santé fragile et son père décide, après avis médical de regagner la métropole et de s’installer l’été à Broût-Vernet (près de Vichy dans l’Allier), où la famille possédait une vieille ferme, et l’hiver au Cannet-Rocheville (dans les Alpes-Maritimes).

C’est ainsi que de nombreuses statues publiques sont visibles dans le département de l’Allier :

- à Broût-Vernet bien sûr où au printemps 2008 les statues ont été nettoyées et protégées :

 

biche-couchee

 La biche couchée

(place de la Croix Rouge) ;

ste Rita

Sainte Rita

(place de l’Église) ;

 Vierge st paul

 La Vierge des Saints-Paul

(lieu-dit Les Saints-

Paul) ;

St pierre de chausse courte

 Saint Pierre

(lieu-dit «Chaussecourte») ;

Jacques Missé est décédé  à Antibes , le 21 avril 1998 et repose dans la sépulture familiale à Broût-Vernet

 

Caveau Missé

 

Sources :Exposition_Jacques_Misse

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Hennequin

 

 

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14 février 2014

Un brin de mimosa pour souvenir...

 Merci à notre compatriote ,Jocelyne Mas,écrivain, pour son message▼

 -...Moi je suis à Cannes et je suis née à Alger.
Comme janvier/février est l'époque du mimosa, voici un brin de soleil en pièce jointe...-

 Un brin de mimosa pour souvenir outre-Méditerranée...

Dans un monde où tout est catastrophe, chômage, violence, crise, morosité, Jocelyne MAS nous invite à regarder le ciel bleu et cette nature qui nous donne tant de belles choses à voir, entendre, sentir.

                                               Mimosa de mon enfance.
Janvier- février, c'est l'époque où le mimosa enchante nos âmes. Ils mettent une touche de soleil dans le gris du ciel. Visage enfoui au cœur des grappes de fleurs d'un jaune éclatant, au parfum si doux et subtil comme une caresse, je me souviens...

jocelyne Mas


Dans le jardin de mes grands-parents à Baraki, il y avait  un énorme mimosa qui tous les ans, à l’époque de la taille, jouait un rôle particulier entre mon grand-père et moi. Je me revois au pied de l’arbre, étendue, bras en croix, sur la terre, mon grand-père sur une échelle taille et m’enfouit petit à petit sous les branchages odorants et duveteux. Que de fou-rire et de complicité entre nous ! Mon grand-père redescend de l'échelle et fait semblant de me chercher : « Mais où est-elle, cette petite ? » Je ris à m’étouffer.                  

Mimosa de mon enfance,
                       
Senteurs dorées,
                       
Caresses de velours.
                       
Éclats de soleil de mes vacances,
                       
Parfum suave et frais,
                       
Jardin de mes amours.
                       
Dans mon cœur à jamais,
                       
Impossible à oublier.
                                              

Extrait de « Au gré des flots »

Médaille d'Argent des Arts et Lettres de France.

Jocelyne MAS  

Poète-Ecrivain http://www.jocelynemas.com

 

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07 février 2014

Un triptyque de J F Galea bientôt à Douaumont

 

Un triptyque en hommage vibrant à la Grande Guerre

Triptyque Galea 1

Depuis sept mois, l'artiste peintre Jean-François Galéa s’applique à réaliser,en accord avec le président de l'ossuaire de Douaumont ,un triptyque, d’une longueur de 7,50 m, en hommage aux soldats ayant participé à la Grande Guerre(Tirailleurs Algériens compris) : "Je dirai simplement qu’il s’agit du tableau du centenaire 14-18. J’ai souhaité rendre hommage aux milliers de soldats, alliés et allemands, qui sont tombés pendant ce conflit." dixit,

Voir :Midi_Libre_triptyque_JF_Galea_1

Il terminera son oeuvre au printemps 2014. Elle sera cédée à l'ossuaire de Douaumont, nécropole nationale.

Nous remercions JF Galea pour sa contribution à cet article

( son message :Triptyque pour DOUAUMONT, complémentaire à l'oeuvre de POUVREAU-BALDY, son bronze figure sur le triptyque ..panneau de gauche.Exposition du Triptyque ...tout ou en partie...au Grand Palais à PARIS, au Salon des Artistes Français- ARTENCAPITAL- Décembre 2014.  cordialement    jf.g)

En juin 2013 JF Galea a cédé au musée de l'ossuaire une pièce exceptionnelle,"Vue la guerre" l'oeuvre du sculpeur Algérois POUVREAU-BALDY

çi dessous▼

 Sculpture Vue la guerre-Douaumont

 

Plus de détails→ Article_Vue_la_Guerre

Article "Verdun meuse.fr- 2012" ▼

Un_bronze_d_exception_a_l_ossuaire_ER_26062012

 Commentaire que m'a aimablement adressé JF Galea :

-C'est une histoire vraie.

J'ai découvert une sculpture en bronze, représentant un aumônier de la guerre de 14-18.

-  la maquette en terre de ce bronze fut exposée en 1923  -à PARIS au Salon des Indépendants .L'auteur de l'oeuvre est le sculpteur Henry Charles de Pouvreau-Baldy - qui combattit deux ans au front près de VERDUN,de 1914-à 1916.’grand mutilé de guerre).

 Le Préfet de police de l'époque, fit retirer l'oeuvre en terre du Salon.

Alors la maquette fut exposée, dans le hall d'entrée de la revue des grands mutilés de guerre.

 Un journaliste de l'époque- Amédé Chivot- fit un article sur l'oeuvre en question, en louant sa grandeur artistique ,et Humaine.

(disponible ici....Article_Amédée_Chivot_Vue_la_Guerre_1 )

 

 En 1929, l'oeuvre en terre intitulée " vive la guerre"..par dérision, fut coulée en bronze ,avec son titre inscrit dans le métal " VUE LA GUERRE".

Cette sculpture que j'ai découvert par hasard, je l'ai lèguée à l'ossuaire de DOUAUMONT, elle y est exposée dans la tour centrale au 1er étage.

 étant artiste moi même, je réalise actuellement un triptyque de 7,50 mètres de longueur, destiné à la Chapelle de Douaumont.

                       Figure sur le triptyque, le bronze faisant partie de la composition.

                       Pouvreau-Baldy est né bien avant moi à Alger en 1891.

 Le triptyque sera proposé en exposition au Salon des Artistes Français (section peinture) en 2014 ou 2015.en hommage aux soldats.-

JF.GALEA  né à Alger en 1944         Peintre

 

JF Galea au travail

 

L'artiste au travail

 

 

 

 

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02 février 2014

Général Catroux à Alger

2 Février 1956 :

 Le comité de liaison des anciens combattants publie un communiqué s'élevant contrer la nomination de Catroux comme gouverneur général de l'algérie.

 Jacques Soustelle s'embarque, la foule en délire essaye de l'en empêcher, les gens se jettent sous les roues de sa voiture, il faut que l'armée le mette sur un char pour lui permettre de gagner le port.

Soustelle n'oubliera jamais cette manifestation, il aura toujours le sentiments de parler au nom des français (quelque soit leur religion) d'algérie.

Le 6 février, « Journée des tomates » : lors de l'installation du nouveau gouverneur, le général Catroux, Mollet sera conspué à Alger. Il reculera et placera Robert Lacoste, plus proche des Pieds-noirs.

Voir →  http://www.herodote.net/6_fevrier_1956-evenement-19560206.php

Catroux à Alger

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02 janvier 2014

2014-Centenaire du déclenchement de la Grande Guerre

800px-ELD_-_Tirailleurs_algériens_blessés_installés_dans_les_autobus_d'ambulance

Carte Postale  éditée par ELD-entre 1914 et 1918 (Source:http://commons.wikimedia.org/wiki/File:ELD_-_Tirailleurs_algériens_blessés_installés_dans_les_autobus_d'ambulance.JPG

1914-2014… La France commémore cette année le Centenaire du déclenchement de la Grande Guerre. Cent ans après ce conflit suicidaire qui plongea les pays les plus avancés dans un carnage sans précédent, elle aura aussi à cœur de rappeler le devoir de paix des anciens belligérants.

Mais,,Il ne faut pas laisser "passer" sur nos Poilus d'Afrique et d'Orient l'oubli de circonstance,ni laisser le premier incompétent venu déformer tranquillement le sacrifice et la camaraderie de nos tirailleurs.

Aucune cérémonie spécifique et régulière ne commémore leur participation à ce conflit. Pourtant ces "oubliés " de l’Histoire ont contribué à marquer le cours des événements mondiaux de l’époque.

Des hommes auxquels la France et avec elle l’Occident doivent beaucoup.

L'Armée d’Afrique est née en Algérie. La plus ancienne unité est celle des Zouaves, viendront ensuite les Spahis, les Régiments de Tirailleurs et les Goumiers, sans oublier la Légion Etrangère créée à Sidi -Bel -Abbés

Voir :→ Article_RFI_Tirailleurs_histoire_2

         →http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

         →Création_du_corps_des_zouaves

→Revoir mon article de 2009 →http://algerazur.canalblog.com/archives/2009/11/11/15746115.html

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02 décembre 2013

Le cirque Amar

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 Le cirque Amar est un cirque fondé par Ahmed Ben Amar el Gaid, né à Bordj Bou Arreridj, en 1860.

 

Bordj-Bou-Arreridj_carte

 

Historique

C'est à Sétif qu'Ahmed Ben Amar dressa pour la première fois son chapiteau rouge et vert. Il avait auparavant rôdé son spectacle de danseuses et animaux dans plusieurs localités situées en Kabylie. Ami des bêtes, et grand expert en chevaux, il sortit pour la première fois d'Algérie pour aller vendre des pur-sang en Angleterre. À la suite de ce voyage, il mit au point un spectacle coloré, avec des danseuses du ventre, les Ouled Nails, qu'il intitula « la grotte algérienne », et partit à la conquête de la France métropolitaine.

Le succès fut si complet qu'Ahmed se mit à rêver à un immense chapiteau itinérant où évolueraient fauves, danseuses et saltimbanques.

Parcourant les foires à la recherche d'animaux, il rencontra un jour le directeur de la « Ménagerie Lozérienne » de Mende, Monsieur Bonnefoux, qui venait de capturer un loup. Ahmed décida d'acquérir la bête sauvage pour la dresser et en faire une des vedettes de son spectacle. Grâce à cette rencontre, Ahmed fit connaissance de Marie, la soeur du directeur.

De l’union d’Ahmed et Marie naquirent six garçons, dont plusieurs perpétuèrent la tradition familiale.

Quelques années plus tard, Ahmed conçut un spectacle inédit avec trois de ses fils, sans danseuses, mais avec une fosse aux lions où il fit descendre ses trois fils, Ahmed, Abdelah et Mustapha «le plus jeune dompteur du monde»... Il s'agissait en fait d'une petite ménagerie, mais qui permit au nom Amar de commencer à se faire connaître, notamment lors de ses prestations dans diverses foires, comme la Foire aux Pains d'Épices à Paris en 1909. Peu à peu, « Les plus jeunes dompteurs du monde », comme le proclamait la réclame du spectacle, eurent de plus en plus de succès et attirèrent un public toujours plus nombreux.

Après la mort d'Ahmed en 1913, Marie reprit les rênes de l'entreprise et après une interruption due à la Première Guerre mondiale, la notoriété du cirque s'étendit à nouveau. L'établissement grandit. Dès 1926, « Le Grand Cirque Ménagerie Amar Frères » devint célèbre au-delà des frontières. Forts de leur popularité grandissante, les frères Amar prirent quelques années après la route vers l'Algérie, la Tunisie et le Maroc. Partout l’accueil fut exceptionnel. La troupe continua sa tournée en Égypte,Grèce, Turquie, Bulgarie, Hongrie, Autriche, Italie avant de rejoindre Paris couverte de gloire.

cirque AMAR_cr

              En 1939,Tournée avec Maurice Chevalier et Josephine Baker

Le fils aîné, prénommé comme son père Ahmed et qui vécut très longtemps avec la comédienne Florelle, fut pendant de longues années dresseur d'éléphants. Omniprésent sous le chapiteau et d'une autorité reconnue de tous, il fut chargé de la direction du cirque en tournée. Perfectionniste et exigeant avec la troupe mais d’abord avec lui-même, il contribua à la réputation du cirque familial.

C'est le cadet, Mustapha, surnommé « le Colonel », qui donna au cirque sa popularité internationale.

Avant de diriger toute la troupe, de son bureau des Champs-Élysées, il s'était illustré sur la piste en dompteur intrépide. Un soir, en représentation à Bruxelles, sa tête, prise en tenaille par les mâchoires d'un tigre imposant, en garda pour toujours les cicatrices. Cette frayeur passée, Mustapha prit en main l’administration du cirque familial et ne parut plus sur la piste. C'est lui qui en 1929 décida de lui faire franchir la Méditerranée. Cent vingt véhicules furent nécessaires pour l'acheminement du matériel, de la ménagerie et de la troupe.

Ali, le troisième frère, après avoir connu la gloire comme dresseur d'ours blancs, s’occupa des finances. Chérif, le plus jeune, qui avait succédé à Mustapha auprès des fauves, devint par la suite l’administrateur de la troupe.

Baptisé « Cirque Géant » avec sa double piste dès 1929, le cirque Amar ne cessa ensuite d'évoluer pour faire face au succès et il fallut créer une deuxième troupe, le « Cirque des Cirques » ; non sans avoir auparavant créé un spectacle à Paris en s'installant à l'Empire, Avenue Wagram, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Sous l'impulsion de Mustapha, ils montèrent dans cette salle des spectacles éblouissants, invitant les attractions les plus étonnantes, mais aussi des exhibitions sportives animées par Gilbert Richard, (remarqué par Mustapha Amar, il fit ses débuts en 1947 sur la piste de son cirque en tant que « Monsieur Loyal »), « le plus jeune

Monsieur Loyal du monde » (moins de 18 ans), se plaisait à plaisanter, en parlant de lui, du célèbre Mustapha, surnommé « Phapha », et des présentations d'artistes de music-hall, tel Fernand Raynaud.

Avec l'arrêt des voyages, pendant la Seconde Guerre mondiale, trois cirques se dressèrent autour de Paris : « Le Grand Cirque » de Mustapha, le « Cirque international » d'Ali et le « Nouveau cirque de Paris » dirigé par Ahmed et Chérif. La paix revenue, les tournées reprirent avec des spectacles toujours plus étonnants. En pleine Guerre froide, Moscou et New York offrirent un « pont d'or » pour recevoir le cirque Amar. Le gouvernement japonais invita Mustapha à Tokyo pour choisir les meilleures attractions d'Asie à présenter en Europe.

En 1951 l'un des  dompteurs était alors le fameux et célèbre Victor Saulevitch que l'on voit sur cette photo(de dos avec les cheveux lisses) envoyée par mon ami Georges Levy.▼

 

cirque amar-Victor Soulevitch-dompteur - Copie

 Encore présent en 1966 ▼

 

Cirque Amar -1966-Victor saulevitch

 

En savoir plus sur ce dompteur :http://www.cirk75gmkg.fr/article-victor-saulevitch-l-elegant-dompteur-au-physique-de-catcheur-116516599.html

En 1960, l'héritier et le grand patron d'un des plus importants cirques d'Europe tînt à fêter le centenaire de l'entreprise familiale par une prestigieuse tournée en Algérie. Un train spécial de 54 wagons quitta Paris. Une centaine d'artistes présentèrent 23 numéros, sous un chapiteau géant à 8 mâts. Ce fut le dernier grand épisode de la saga Amar, la mort successive des frères Amar y mettant fin.

En avril 1964, lors du passage du cirque à Châteaudun, trois éléphants, vraisemblablement énervés par les bruits d'un boulodrome tout proche, rompirent leurs chaînes et s'échappèrent dans la rue, semant la panique et tuant un enfant de quatre ans. Ces trois animaux, alors jugés trop dangereux, furent transférés au parc zoologique de la Tête d'Or à Lyon.

En 1968, Mustapha Amar se résigna à abandonner la direction du cirque. Jean Roche dirigea le cirque jusqu'en 1972. Jacob pris le relais pendant un an, jusqu'à ce que l'enseigne du cirque soit reprise par la famille Bouglione en 1973.

En 1991, la famille Bouglione loue à la famille Rech-Brand l’enseigne « Amar » pour en refaire le 1er Cirque de France. C’est à Blois que le chapiteau verra le jour, car « Amar » fait quasiment partie du patrimoine Blésois, les frères Amar ayant à l’origine leurs quartiers d’Hiver dans cette ville. « Amar » est une enseigne qui a déjà été beaucoup utilisée il y a quelque années, mais plus que cela « Amar » est un label synonyme de gigantisme et de très grande qualité. Malgré tous les efforts des loueurs de cette franchise à l’époque, le nom « Amar » suite à plusieurs échecs consécutifs, a été mis en sommeil ce qui rendait en 1991 aux Rech-Brand cette entreprise aussi périlleuse que risquée. Le pari fut pourtant gagné, même si cela valut de nombreux sacrifices à Désiré RECH et sa famille. « Amar » était enfin rendu à son public et redevenait le N°1 des cirques français tant par son importance que par la grande qualité de son spectacle qui change intégralement chaque année. Après cinq ans d’existence, compte tenu du succès remporté par le Cirque « Amar » direction Rech-Brand, un deuxième « Amar » dirigé par la famille Falck vit le jour en 1996 ce qui força la famille Rech-Brand à transformer son enseigne en Cirque « Kino’S-Amar » pendant un an avant d'adopter définitivement le nom Cirque Kino's.

Le cirque Amar est aujourd'hui dirigé par la famille Falck, qui loue l'enseigne aux Bouglione(http://fr.wikipedia.org)Le cirque aujourd'hui

Voir aussi :http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=1105

 Le cirque aujourd'hui :  http://cirqueamar.free.fr/index2.php

 

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08 novembre 2013

8 Novembre 1942-débarquement en Afrique du Nord

Au printemps 1942, les forces de l'Axe – Allemagne, Italie, Japon –
sont vainqueurs sur tous les fronts : en Russie, en Afrique, dans le
Pacifique. L'Allemagne occupe une grande partie des territoires
européens. Victorieuse à l'Est, elle l'est également en Afrique où les
troupes germano-italiennes du général Rommel reconquièrent la
Cyrénaïque et s'apprêtent à entrer en Égypte.
Depuis l'entrée en guerre des États-Unis, un long débat stratégique
oppose Britanniques et Américains sur la lutte à mener contre
l'Allemagne. Tout en pratiquant une action de harcèlement par le
blocus naval, les raids sur les côtes françaises et les bombardements
sur les arrières de l'ennemi, Churchill souhaite poursuivre sa politique
d'encerclement de l'adversaire en occupant le littoral sud méditerranéen,
opération qui peut s'accomplir dès le printemps 1942. Pour frapper
l'Allemagne au coeur tout en donnant satisfaction à Staline qui
demande instamment l'ouverture d'un second front à l'ouest, Roosevelt
préfère mener une attaque frontale et accomplir un débarquement
directement en Europe. L'état des forces alliées ne permet pas,
cependant, d'envisager une telle intervention avant 1943. Après
plusieurs mois de tractations, les Américains se rallient à la proposition
britannique en juillet 1942. Fin septembre, le plan d'intervention est
arrêté ; il prévoit des débarquements au Maroc, à Oran et à Alger.

Plus de détails ici→Opération_Torch_Mémoire_et_Citoyenneté_

                Et ici http://p5.storage.canalblog.com/51/29/281248/78080772.pdf

           Revoir aussi : http://algerazur.canalblog.com/archives/2012/11/08/25522335.html

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02 novembre 2013

Alger-Fort Lamy plus longue ligne de transport..

 Alger-Fort Lamy

 Nous sommes dans les années 40, vous avez décidés de visiter le Sud.

Attention, pas de clim, des sièges rembourrés avec des noyaux de pêche, des routes caillouteuses, une promiscuité quelquefois mal odorante, et souvent du sable dans tous les orifices possibles. Surtout aucune possibilité de recharger votre portable ni d’avoir le Net. Le téléphone , seulement six points répertoriés.

Si cela vous dit toujours, c’est quand vous voulez. Si non apparemment vous pourrez revenir en avion. (en relisant bien c’est pas tout à fait cela, seulement sur 2000 km, le reste inconnu)

Entre nous ils avaient presque du courage, même avec des casques coloniaux.

PS) on donne la distance mais jamais le temps de parcours, quand ils disent : les voyages les plus rapides, c’est aléatoire.

Huit installations hôtelières, donc huit étapes de 600 km, au moins huit jours.

 Envoyé par Guy Simon Laborde ...que nous remercions.

 

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