Algerazur

17 juin 2019

Trève OAS-FLN du 17 juin 1962

 

 

Trève OAS-FLN

 

 

En Juin 1962 à quelques jours de la sécession, pour la 4e fois, la paix est encore possible.

   Comment ?
   Eh bien par l'accord OAS-FLN du 17 juin 1962, initié de longue date par le général Salan et Jean-Jacques Suzini, accord par lequel le FLN de l'intérieur entérinait deux clauses majeures :

A - Le maintien en Algérie, avec leurs pleins droits et biens, des Français, des juifs et des autochtones francophiles, dont, bien entendu, les supplétifs.
B - La création d'une armée algérienne, à base de supplétifs et de katibas de l'ALN.

   Mais pour que cet accord puisse être appliqué, il fallait écarter le GPRA de la scène algérienne, tout au moins temporairement, et ce, en maintenant le verrouillage des frontières, à l'aide des barrages marocain et tunisien.
   Mais la réponse de Paris étant « non », le pouvoir sera remis in fine au GPRA, en l'occurrence à sa fraction la plus radicale, à savoir celle de Ben Bella, qui, fort de son armée des frontières, effectuera un coup d'État contre le pouvoir central de Tunis.

 Cette prise de pouvoir interviendra au cours de l'été 1962, à l'issue d'une guerre civile algéro-algérienne, au cours de laquelle l'armée des frontières, en une semaine, massacrera plus de3 000 fellagas de l'intérieur.

Source :http://nice.algerianiste.free.fr/pages/conf_benesis%20.htm

Voir aussi :Trève_OAS_FLN_17_juin_1962

 Les conséquences de la guerre :
Le coût de la guerre en hommes est encore discuté. L'incertitude provient moins des morts au combat que des victimes officieuses des tortures de l'armée française ou des assassinats dus au FLN, y compris chez les musulmans. Le chiffre de 300 000 à 400 000 morts du côté algérien est le plus probable. On compte 27 500 militaires français tués et un millier de disparus, et chez les civils européens 2 800 tués et 800 disparus." http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Alg%E9rie/104808
guerre d' Algérie (1954-1962) - Encyclopédie Larousse
www.larousse.fr
La guerre d'Algérie, menée par la France de 1954 à 1962 contre les indépendantistes algériens, prend place dans le mouvement de décolonisation ...

guerre d' Algérie (1954-1962) - Encyclopédie Larousse

 www.larousse.fr

 

Mettre le son et attendre quelques secondes

 

Ici déclaration du 28 avril 1962

Posté par Algerazur à 06:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


02 juin 2019

Monument aux morts d'Alger

Monument aux morts -Alger                                  1962                                             actuellement                                                                          

Inauguré en 1928, le monument aux morts d’Alger, appelé également « Le grand Pavois », est l’œuvre du sculpteur Paul LANDOWSKI (1875-1961), qui est aussi l’auteur du Christ de Corcovado à Rio.

Après l’indépendance, les 10 000 noms d’Algérois qui y étaient gravés ont été effacés, comme sur tous les monuments d’Algérie, puis, en 1978, le monument a été recouvert pour masquer les symboles que le sculpteur avait représentés pour célébrer la fraternité franco-algérienne, scellée par le sang versé durant la Grande Guerre.

Le pavois sur lequel repose un homme susceptible d’appartenir à l’une ou l’autre des communautés, est en effet porté par un cavalier européen et par un cavalier nord-africain, tandis qu’au dos du monument, deux femmes et deux vieillards, appartenant également aux deux communautés, s’appuient les uns sur les autres, en pleurant leurs enfants morts pour la France.

Symbole d’un passé commun aux deux peuples, ce monument constitue aujourd’hui, au cœur-même de la capitale algérienne et grâce à la clairvoyance du sculpteur algérien intervenu en 1978, M’hamed Issiakhem, qui a pris la précaution de réaliser un coffrage sans endommager l’œuvre initiale, le témoin d’un espoir de réconciliation possible, qui se concrétisera le jour où le masque tombera.

Sources :https://www.asafrance.fr/item/histoire-le-grand-pavois-d-alger-monument-aux-morts-d-alger-1914-1918.html

              https://www.founoune.com/index.php/pavois-de-paul-landowski-cachez-moi-cette-oeuvre-ne-saurais-voir/

Posté par Algerazur à 09:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 mai 2019

La 2ème DB et le nid d'aigle de Hitler

nid_d_aigle

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/R09203703/de-paris-a-berchtesgaden.fr.html

Le 4 mai 1945, vit l'arrivée d'un détachement de la 2e DB à Berchtesgaden. Elle investit le Berghof quelques heures avant les parachutistes de la 101e division aéroportée américaine Le drapeau Français flotte à la fenêtre...à leur arrivée les américains le remplaçeront par le leur mais le Général Leclerc le remettra illico!.

C'était bien l'armée Française d'Afrique qui était arrivée la première..

Voir :https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/avec-la-2e-division-blindee-dans-la-course-au-nid-d-aigle_13555847/

Pdf →2e_DB___Berchtesgaden

Extrait ▼

Au nez et à la barbe des Américains

En quelques minutes, un capitaine d’artillerie de la 2e DB et son chauffeur viennent de prendre la résidence d’été du Führer, au nez et à la barbe des Américains.

Bien isolé sur l’Obersalzberg, Jacques Touyeras redescend vers Berchtesgaden pour chercher du renfort. Il remontera avec la section Messiah du Régiment de marche du Tchad et deux chars du 501e RCC, l’Ulm et le Iéna II. Au soir du 4 mai 1945, le drapeau français flotte sur l’Obersalzberg.

Robert Constant, avec son Bautzen, ne tardera pas à rejoindre le reste du dispositif. « Nous sommes arrivés à l’hôtel Platterhof, se souvient-il. Il avait une sacrée cave cet hôtel. On y a trouvé une oie, des vins, du champagne. Après, on m’a demandé de mettre le char en travers de la route qui mène au nid d’Aigle, pour empêcher tout passage. »

Le nid d’Aigle, situé encore plus haut dans la montagne, a été atteint le 5 mai, toujours par le capitaine Touyeras. Trois jours plus tard, la guerre prenait fin. « D’un seul coup, raconte Robert Constant, c’était fini. J’étais heureux d’être encore là et je me suis dit que ce n’était pas le moment de faire une bêtise, d’avoir un accident ! »

NID_D_AIGLE_2_cr

Voir :http://casrom.free.fr/ryandescriptifberghof.htm

Voir aussi :

http://algerazur.canalblog.com/archives/2008/10/10/10901474.html

Posté par Algerazur à 05:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

01 mai 2019

La bombe du 1er mai 1962

bombe-beryl-1mai62-algerie

 

 Aprés les accords d'Evian,alors que la situation s'aggravait ,que les attentats et enlèvements s'amplifiaient,la priorité pour la France restait la poursuite de son programme nucléaire !

Le premier mai 1962 les Français ont effectué un essai nucléaire souterrain à In Ecker, au Sahara .Au cours du tir Béryl ,l'explosion atomique souterraine provoqua l'écroulement d'une montagne, libéra un nuage radioactif dans l'atmosphère, (Photo ci-dessus)et contamina plusieurs personnes. L'épisode fut déclassifié de nombreuses années plus tard.
L'accident de Béryl (du nom de code de l'essai) est un accident nucléaire qui s'est produit le 1er mai 1962 
lorsque la France réalisait son second essai nucléaire souterrain dans les départements français du Sahara (Algérie française ), pour mettre au point sa bombe atomique .

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_de_B%C3%A9ryl

Voir aussi :  L'essai_rate__Beryl_d'In_Ekker

"L'Algérie, de Gaulle et la bombe"  →https://www.youtube.com/watch?v=-n-O8IKVrrc

Posté par Algerazur à 05:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

22 avril 2019

La fin du 1er REP-Régiment prestigieux

Nous n'avons rien oublié !

Avril 1961 - Il y a 58 ans, disparaissait, en Algérie, la plus prestigieuse unité de la Légion Étrangère !

Citation intégrale du texte rédigé par Joseph CASTANO
LA FIN DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES - 1er REP

Hommage à Hélie Denoix de Saint Marc


«L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus ‘abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout perdu. Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié »

(Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc - « L’aventure et l’espérance. »)

22 Avril 1961

Une agitation anormale prenait naissance. On signalait des mouvements imprévus des véhicules de groupes de transport. Il était une heure du matin et les légionnaires du 1er REP, commandés par le Commandant, Hélie Denoix de Saint-Marc, fonçaient sur Alger.

Pouvait-on vivre chargés de honte? La France s’enfonçait dans les égouts, la France n’existait plus. A son secours volaient les légionnaires, prêts à verser leur sang si la Légion le leur demandait, marchant de leurs pas d’éternité vers la vie, vers la mort, fidèles à eux-mêmes, aux pierres tombales qui jonchaient leur route, fidèles à l’honneur.

Au même moment, d’autres « Seigneurs de la guerre/» investissaient les grandes villes d’Algérie : le 1er Régiment Etranger de Cavalerie du Colonel *de la Chapelle*, le 5ème Régiment Etranger d’Infanterie du Commandant Camelin, le 2ème Régiment Etranger de Parachutistes entraîné par ses capitaines et son commandant, le cdt Cabiro, dès lors que son chef, le colonel Darmuzai était « déficient », les 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs Parachutistes des Colonels Lecomte et
Masselot, le groupement des commandos de parachutistes du Commandant Robin, les commandos de l’air du Lieutenant-colonel Emery ! Les fleurons de la 10ème et de la 25ème Division de Parachutistes.

Et puis d’autres unités se rallient au mouvement : le 27ème Dragons du Colonel Puga, le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens, le 1er Régiment d’Infanterie de Marine du Commandant Lousteau, le 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbin et le 8ème RPIMA du Colonel Lenoir, le 94ème RI du Colonel Parizot, le 1er RCP du Colonel Plassard, le 9ème RCP du Colonel Brechignac. A noter aussi le ralliement immédiat des *harkis* du Commandant Guizien, basés à Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès. Au lendemain du cessez-le-feu, ils paieront très cher leur fidélité : un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables.

Néanmoins quelque chose avait filtré du projet. Il n’est pas de secret que puissent garder tant d’hommes en marche vers leur mystérieux rendez-vous. De confuses alertes chuchotées de bouche à oreille avaient couru d’un bout à l’autre de l’Algérie, affolant par l’imminence d’un événement qu’ils pressentaient, de courageux officiers qui s’étaient ainsi rués dans l’une de ces échappatoires qui leur permettrait, plus tard, de pouvoir se disculper tant auprès des vaincus que des vainqueurs. Ils s’étaient fait mettre en permission pour éluder le choix et des quatre coins d’Algérie, des chefs étaient partis pour ne pas être présents quand se lèveraient les aurores difficiles.
Pourtant, des années durant, sur les tombes des officiers tués au combat, ces mêmes chefs avaient limité leur oraison funèbre à un serment prêté sur les cercueils drapés de tricolore : « Nous n’abandonnerons jamais l’Algérie ! ». Qu’en était-il aujourd’hui ?

Fallait-il dans ce cas employer la force ? C’est dans de tels moments que bascule le destin des hommes et c’est à ce moment-là que bascula celui de l’Algérie française.

Parce que la fraction de l’armée qui s’était révoltée refusait de mener le même combat que la rébellion, la bataille allait être perdue. Parce que les généraux, notamment le général Challe, avaient eu la naïveté de croire qu’une révolution se faisait sans effusion de sang et pouvait se gagner uniquement avec le coeur et de nobles sentiments, ils allaient entraîner avec eux dans leur perte les meilleurs soldats que la France n’ait jamais eus et tout un peuple crédule et soumis.

A l’évidence, ils négligèrent les recommandations d’un célèbre révolutionnaire : Fidel Castro, dont la doctrine était la suivante : « Pour faire une révolution, il vaut mieux un chef méchant que plusieurs
chefs gentils ».

25 Avril 1961

Le général Challe prend la décision de mettre fin au soulèvement et de se livrer au bon vouloir de Paris. Ce faisant, il va consacrer la défaite des plus belles unités, livrer 20 ans de sacrifices et d’expérience. Ce qu’il remet à l’ennemi, c’est la force morale d’une armée qui retrouvait le goût de vaincre, c’est tout un capital jeune et révolutionnaire qu’elle avait amassé avec tant de souffrance pour la nation.

Dès lors, le choc psychologique provoqué par la reddition du chef va être considérable. Dans des circonstances d’une telle intensité dramatique, la fermeté du commandement est la bouée qui retient les faibles et les indécis. Qu’elle vienne à couler et c’est le sauve-qui-peut. Remontent alors en surface les résidus de l’humanité : les attentistes, les lâches et les habiles ! Ah ! Il ne leur reste pas beaucoup de temps pour sortir de leur prudence et prouver qu’ils méritent d’accéder au grade supérieur. Du coup, l’État retrouve pléiade de serviteurs zélés, moutons de Panurge revus et corrigés par l’Élysée, même si le grand cordon d’une légion d’honneur leur sert de collier.

C’est désormais la débandade ! Outre les officiers qui ont refusé de franchir le rubicond et qui louent désormais le Seigneur pour leur « bon choix », de nombreux officiers putschistes, sentant le vent tourner, se rallient au pouvoir. Les rats quittent le navire !...

Et ce fut la fin! Les camions défilèrent un à un avec leur chargement de généraux, de colonels, de paras et de légionnaires. Les hommes chantaient une rengaine d’Édith Piaf : « Non, rien de rien ! Non, je ne regrette rien » tandis que d’autres camions arrivaient maintenant, portant des soldats du contingent métropolitain qui chantaient, indifférents à la peine des uns et des autres : « Les Pieds-Noirs sont dans la merde » sur l’air des « gaulois sont dans la plaine ».

Ainsi durant quatre jours et cinq nuits, des hommes valeureux avaient tenté de sauver l’Algérie. Son corps se vidait de son sang, tout sombrait. Leur dignité imposait de se conduire en Seigneurs,
même s’ils étaient chargés de tout le désespoir du monde. Ne rien regretter ? Si ! D’avoir perdu.
Et des camions qui roulaient maintenant dans la nuit profonde, toujours ce chant qui s’élevait encore plus vibrant :
« Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien ! »

JE NE REGRETTE RIEN, ce cri allait désormais devenir l’hymne de ceux qui avaient osé et qui avaient tout sacrifié sauf leur honneur.

C’étaient des hommes vaincus – provisoirement -, courageux et généreux qui connaissaient l’adversité. Les légionnaires se souvenaient pour la plupart de leurs combats pour la liberté en Pologne ou en Hongrie, pour d’autres, ceux des rizières du Tonkin, pour d’autres encore, ceux de That-Khé, Dong-Khé, Cao-Bang, Diên Biên Phu qui furent les tombeaux d’unités prestigieuses telles que les 2ème et 3ème Régiments Etrangers et du 1er BEP - Bataillon Étranger de Parachutistes, celui-là même dont les légionnaires du 1er REP étaient les fiers héritiers !

Les appelés des 14ème, 18ème RCP et des commandos, trop jeunes pour avoir connu tant de gloire, demeuraient traumatisés par ces visions apocalyptiques qui les hantaient et que représentaient ces visages lacérés où les yeux manquaient, ces nez et ces lèvres tranchés, ces gorges béantes, ces corps mutilés, ces alignements de femmes et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé. Tous, à ce moment ignoraient le désespoir et savaient que demain la lumière brillerait à nouveau. C’étaient des révoltés à la conscience pure, des soldats fidèles, des Hommes… des vrais !

Quel contraste étonnant cependant entre ces Seigneurs de la guerre que l’on montrait aujourd’hui du doigt sous le sobriquet fallacieux de « mercenaires » et de « factieux », ces soldats-loups à la démarche souple de félins accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, soldats perdus dont l’uniforme collait comme une peau de bête, acceptant le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil, dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants… et ces hommes flasques qui entonnaient de plus belle leurs incantations à la quille !...

Au lendemain de la reddition des généraux, le général de Gaulle s’empressa d’épurer l’armée française. L’occasion était trop belle d’en finir avec les contestataires trop fidèles en leur idéal et en leur parole.
C’est ainsi, qu’outre les centaines d’arrestations opérées dans les milieux militaires, policiers et civils, les régiments qui avaient constitué le « fer de lance » du putsch : 1er REP, 14ème et 18ème RCP, Groupement des commandos Parachutistes et Commandos de l’air, allaient être dissous. Le 2ème RPIMA quant à lui, allait être expulsé de ses cantonnements. Dissoutes, également la 10ème et la 25ème Division de Parachutistes. Ne pouvant éliminer toutes les unités compromises sous peine de réduire à néant la force opérationnelle, seul leur encadrement serait sanctionné.

C’est ainsi qu’au cantonnement du 1er REP, l’ordre vint, sec et cruel. Le régiment était aux arrêts ! Tous les officiers de cette prestigieuse unité devaient sur le champ se constituer prisonniers.
Beaucoup de légionnaires refusaient de s’incliner ; ils voulaient livrer un ultime baroud d’honneur. Leur « Camerone » à eux, ils le souhaitaient, ils le désiraient. Mais toute résistance devenait désormais inutile. Leur sacrifice aurait été vain, l’Etat était trop puissant, la France entière était contre eux, elle les avait reniés et l’Algérie était d’ores et déjà condamnée. Les blindés de la gendarmerie mobile cernaient le cantonnement, prêts à leur donner l’assaut. La flotte était là, à quelques encablures, ses canons pointés vers eux.

Allons ! Il faut céder. C’en est fini du 1er REP…

La population européenne tout entière se dirigea vers le camp de Zéralda où les légionnaires étaient cantonnés. Elle voulait dire adieu à « son » régiment, le saluer une dernière fois, lui dire encore
et toujours : *Merci* ! Merci à « *ses* » légionnaires. Les commerçants baissaient leurs rideaux, les jeunes filles portaient des brassées de fleurs. A eux, les portes du camp s’ouvrirent. Les journalistes furent interdits. « Vous ne verrez pas pleurer les légionnaires ! » leur lança un officier. Même les cinéastes du service cinématographique des armées furent refoulés. Pas question de filmer la mort du REP !

Le silence se fit. Une ultime et bouleversante cérémonie aux couleurs, réunit autour du grand mât blanc, la population et ces valeureux baroudeurs, jeunes d’Algérie et vétérans d’Indochine.

Soudain, de la foule en larmes, surgit une petite fille. Tel un ange de blanc vêtu, elle s’avança vers les rangs des légionnaires, une feuille à la main. D’une voix douce et faible elle en fit la lecture. C’était l’ultime hommage du petit peuple de Zéralda à leurs enfants en reconnaissance de leurs sacrifices, leur courage et leur fidélité. Puis elle éleva sa petite main jusqu’à sa bouche et dans un geste empreint d’une infinie tendresse, leur adressa un baiser. A ce moment, les applaudissements crépitèrent et une pluie de pétales de rose tournoya dans les airs.

Gagnés par l’émotion et la rancoeur, des légionnaires parachutistes, le visage tendu, les yeux rougis, sortirent des rangs, ôtèrent leurs décorations couvertes d’étoiles, de palmes et de gloire et les jetèrent devant eux. L’assistance regardait avec une sorte d’effroi ces médailles qui jonchaient le sol. Des femmes les ramassaient et en les embrassant, les rendaient aux paras : « Si, si, reprenez-les ! »
Des officiers pleuraient.

Puis ce fut l’embarquement dans les camions. Certains criaient : « De Gaulle au poteau ! », d’autres « Algérie française quand même! ». Sur leurs joues, des larmes coulaient. D’autres s’efforçaient de sourire à la foule venue en masse pour les saluer et qui s’époumonait à hurler sur leur passage : « Vive la légion ! », tandis qu’à la vue des képis blancs, les gendarmes mobiles s’effaçaient.

La colonne traversa la petite ville où les Européens qui n’avaient pu se rendre au camp couraient sur les trottoirs, leur lançant un ultime adieu. Des mains jetaient des fleurs sous les roues des camions.

Un à un, les lourds véhicules passèrent au milieu des cris, des larmes, des baisers envoyés à la volée. Alors, de la colonne, couvrant le grondement des moteurs, 1200 légionnaires, partagés entre la colère et le chagrin, entonnèrent un refrain aux lentes cadences, pathétique, triste, entrecoupé de sanglots :

« Non, rien de rien, Non, je ne regrette rien… »

Le convoi du 1er REP roulait sur un tapis de roses, de lilas et de pensées. Voie triomphale et triste. Et sous les baisers, les acclamations, les larmes et les fleurs, il disparut dans un dernier nuage de poussière, convoi de mariniers halé par une complainte grave, emportant avec lui les plus folles espérances…

Pauvre régiment ! Si glorieux ! Que triste est ton sort aujourd’hui ! Et dans son sillage se traînait déjà, lamentablement, le fantôme déguenillé de l’Algérie française…

Et tandis que les légionnaires roulaient vers leur destin, d’autres hommes, d’autres « Seigneurs de la guerre », braves et courageux, parachutistes et commandos des unités putschistes dissoutes
assistaient, la rage au coeur, à l’amené du drapeau, de ce même drapeau qu’ils avaient eux aussi défendu au prix du sang dans les rizières d’Indochine et sur les pentes des djebels. La 10ème et la 25ème Division de Parachutistes avaient fini d’exister !...

Créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, le BEP (Bataillon Étranger de Parachutistes), appellation originelle de l’unité, avait été deux fois sacrifié en Indochine. Une première fois au Tonkin où 17 légionnaires seulement revinrent d’une mission « suicide », puis à Diên Biên Phu où durant deux mois il connut le cauchemar que l’on sait. Sur le millier d’hommes qui reconstituèrent l’unité après leur premier sacrifice, moins d’une dizaine survécurent…

Reconstitué en 1955 pour les besoins de la guerre d’Algérie sous l’appellation de REP (Régiment Étranger de Parachutistes), il mit hors de combat 8000 « fells », récupéra plus de 5000 armes mais compta également 300 tués - dont le Colonel Jeanpierre - et 500 blessés.

Pour son seul séjour en Algérie, le 1er REP avait reçu pour ses légionnaires parachutistes, plus de trois mille citations. Son drapeau portait cinq palmes et la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.

Il était le premier régiment de choc de l’armée française. Premier par sa bravoure, premier par son sacrifice, premier par ses héros qui le composaient, premier par ses citations, douloureusement premier par le nombre de ses morts et premier dans le coeur des Pieds-Noirs.

De toute cette gloire, il ne reste aujourd’hui que des souvenirs…

Puis le « cessez- le- feu » fut proclamé. L’ennemi d’hier devint l’interlocuteur privilégié de l’état français… et ce fut la fin.

Une nouvelle fois le drapeau tricolore fut amené. Une nouvelle fois l’armée française plia bagages poursuivie par les regards de douleur et de mépris et les cris de tous ceux qu’elle abandonnait. Le génocide des harkis commençait…

Dans le bled - comme en Indochine - les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont, là, des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

Et c’est de cette façon que mourut l’Algérie française… dans la honte,
les larmes et le sang… Oui, c’était bien la fin! la fin d’un monde… la fin d’une génération de soldats… la fin d’une épopée… la fin d’un mythe… la fin d’une race d’hommes… de vrais… celle des Seigneurs de la guerre !

Et si ces hommes avaient choisi de se battre jusqu’au bout, s’ils avaient vomi le renoncement, c’était encore pour une certaine idée qu’ils se faisaient de la France, c’était pour l’Algérie française leur seul idéal, c’était pour le sacrifice de leurs camarades qu’ils ne voulaient pas vain, c’était pour ces milliers de musulmans qui avaient uni leur destin au leur, c’était pour ces « petits Français de là-bas » qui étaient les seuls à les comprendre et à les aimer et c’était aussi parce qu’ils avaient choisi de se fondre dans un grand corps aux réflexes collectifs, noués dans la somme des renoncements individuels et que par ce chemin, ils atteignaient à une hautaine dimension de la LIBERTÉ.
Mais le peuple d’Algérie, lui, n’exprimera jamais assez sa gratitude à ces « soldats perdus», à tous ceux qui, par sentiment profond, ont risqué leur vie, ont abandonné leurs uniformes, ont sacrifié leur carrière, ont été séparés de leurs familles - parfois durant de longues années - ont connu la prison, l’exil, le sarcasme de leurs vainqueurs et de ceux qui n’avaient pas osé, des lâches, des poltrons et des traîtres pour être restés fidèles à leurs serments et à leur idéal.

Le temps passera, l’oubli viendra, les légendes fleuriront, mais jamais assez l’histoire ne mesurera la grandeur de leur sacrifice.

José CASTANO

« J’ai choisi la discipline, mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la nation française, la honte d’un abandon, et pour ceux qui, n’ayant pas supporté cette honte, se
sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre».
(Général De Pouilly)

Concernant l’histoire du 22 avril 1961, il appartiendra aux historiens de l’écrire, un jour, avec honnêteté et clairvoyance. Avant toute chose, ils devront établir une liste des colonels et des généraux permissionnaires. Ils découvriront alors que ce « putsch » ne fut rien d’autre, en réalité, que l’épreuve de force entre une élite qui s’engagea, qui jeta tout dans l’aventure jusqu’aux soldes, jusqu’au prestige hérité du passé, jusqu’à la vie… et un troupeau qui éluda l’engagement et l’abandonna aux sergents, parce qu’il avait depuis longtemps choisi entre l’auge et le sacrifice à une idée.

La politique et l’histoire offrent à chaque instant le spectacle de retournements qui, quelques mois, quelques jours, quelques heures auparavant avaient encore paru incroyables. Il semble que le coeur des hommes et leurs intérêts rivalisent d’inconséquence et nourrissent le même goût pour l’imprévu et pour l’imprévisible. La logique et la raison ne s’emparent de leur imagination que pour mettre un semblant d’apparence d’ordre et de nécessité dans le foisonnement de leurs scrupules, de leur indécision, de leurs regrets et de leur versatilité.

Joseph Castano

les_adieux du 1er REP-1961

            Adieux du 1er REP sortant du camp de Zeralda

Populatio acclamant le 1er REP

            Population acclamant les Légionnaires

Posté par Algerazur à 06:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 avril 2019

Joyeuses Fêtes de Paques 2019

 

Mouna

 

Joyeuses fêtes de Paques

En algérie,pour Pâques, la tradition voulait que l'on déguste la mouna cette brioche délicieuse,soit à la maison,en famille,soit en pique nique,de préférence au bord de la mer,le lundi.

Plusieurs légendes circulent sur l'origine de la Mouna,mais celle là me plait assez:

Au XVI siècle, les rois d'Espagne enfermaient leurs courtisans indésirables dans les forteresses qu'ils possédaient sur les côtes d’Afrique du Nord.
La forteresse d'Oran était sur l'avancée de la rade de Mehrs-El- Khébir.
De nombreux singes (monos) habitaient ce rocher qui fût appelé Fort Lamoune. Une fois par an, lorsque les prisonniers étaient autorisés à recevoir leur famille, pour Pâques, elles leur faisaient passer à travers les barreaux, des brioches parfumées, et depuis ce gâteau se nomme La Mouna.
Des familles exilées d'Espagne s'étaient installées à Oran dans le quartier de La Blanca.
La mouna est originaire d'Andalousie, et semble-t-il qu'elle soit le mélange de plusieurs cultures, juifs nord africains, espagnoles andalous et maghrébins.

Pour célébrer la fin de Pâques, chez les juifs d'Afrique du Nord, était et est célébrée plus que jamais en Israel, la fête dite "Mimouna", curieusement nommée ainsi (?) d'après le patronyme du grand savant, médecin et théologien Maimon qui vécut durant les "années d'or" de l'Andalousie heureuse. Cette festivité est l'occasion d'agapes sucrées de toutes sortes, et les familles la célèbre dans la Nature en pleine épanouissement déjà cette époque .
Voir : http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/maimonide/maimonide.html

Voir la recette:

Algérie Blida Recettes : La Mouna, les bugnes, ...

http://www.couleurkemia.fr/recette-207-la-mouna.html

Voir aussi :http://algerazur.canalblog.com/archives/2010/04/04/17464272.html

 

08 avril 2019

Le referendum du 8 avril 1962

 

affiche referendum 8 avril 1962

 

Le 14 juin  1960,Le général De gaulle avait dit : 

… toutes, oui toutes les tendances pourront prendre part aux débats qui fixeront les conditions du référendum, à la campagne auprès des électeurs et au contrôle du scrutin … (Allocution télévisée)

Mais.... Le référendum du 8 avril 1962, exclut les personnes vivant en Algérie, y compris militaires et fonctionnaires, pourtant les premiers intéressés, soit 5 millions de citoyens français, électeurs légalement inscrits, non consultés.
Il fallait approuver à tout prix et massivement, les accords d'Évian.

La question posée aux Français était : " Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et concernant les accords à établir et les mesures à prendre au sujet de l'Algérie sur la base des déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 ? "

 C'est donc une abstention, blancs ou nuls frôlant les 8 millions d'électeurs et 1 809 074 de NON, pour 17 886 423 de OUI soit 64,8 %, des inscrits et 90,8 % des suffrages exprimés.
Malgré l'infernale propagande qui l'a accompagné et l'interdiction faites aux partisans de l'Algérie française de s'expliquer.
On ne retiendra que ce chiffre : 90,8%, en se gardant bien de préciser qu'il ne s'agissait que de la proportion de " OUI " des suffrages exprimés. C'est ce chiffre qu'aujourd'hui, encore, on peut lire et entendre dans tous les medias français et étrangers.
Le 8 avril 1962, ces 17 millions de français qui se sont exprimés représentaient 65 % des voix en faveur de l'indépendance de l'Algérie. Exactement 64,77 %, ce qui est un score " honorable ". Il était inutile d'en rajouter.
Mais lorsqu'on aime le plébiscite, on ne compte pas…
Si l'on prend en compte les quelques 5 millions de personnes empéchés de s'exprimer, le pourcentage de OUI représente 54,8 des inscrits.

Source :http://exode1962.fr/exode1962/accords-evian/referendum080462.html

En savoir plus ici ▼

http://p8.storage.canalblog.com/80/34/281248/63537313.pdf

http://p3.storage.canalblog.com/36/68/281248/63538295.pdf

Posté par Algerazur à 06:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mars 2019

Mémorial National des Francais Disparus

 Un abandon inexcusable

Une tache indélébile dans l'Histoire de France.....

Disparus d'Algérie

 

Télécharger la Plaquette du centre à Perpignan ▼

CDDFA_Plaquette_2018_compressed

 

Posté par Algerazur à 05:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 février 2019

St Valentin fêté grace à Gelase 1er, pape né en Algérie

              St Valentin  fête des amoureux

Gelase_1er_Timgad

La désormais célèbre fête des Amoureux a été instaurée pour lutter contre les restes de paganisme à Rome. La Saint-Valentin est l’idée d’un pape ,citoyen romain né en Algérie, Saint-Gelase 1er, qui a marqué l’histoire de l’Eglise catholique.

La Saint-Valentin, une fête kabyle ? Non, mais on la doit au Pape Gélase 1er, un pape citoyen romain né dans cette région d’Algérie. Il est l’un des trois papes africains qu’a connus l’Eglise catholique. Le Pape Gélase 1er devient, le 1er mars 492, le 48e successeur de Saint-Pierre (le 49e pape) après Felix III dont il rédigeait les documents ecclésiastiques. Son court règne de quatre ans demeure pourtant un tournant pour l’Eglise catholique, notamment parce qu’il rétablira l’autorité pontificale. « Il y a, auguste empereur, écrit-il à Anastase, empereur de Byzance, deux pouvoirs principaux pour régir le monde : l’autorité sainte des pontifes et la puissance royale. Et la charge des pontifes est d’autant plus pesante, qu’au jugement de Dieu, ils devront rendre des rois eux-mêmes ». [1]

La Saint-Valentin pour remplacer la fête païenne des Lupercales

Voir :

Les_lupercales

Théologien émérite, le pape Gelase 1er se montre ferme dans sa charge et par conséquent dans le gouvernement de l’Eglise. Il fait de la lutte contre toutes les formes de paganisme une priorité, surtout en fin de règne. Il interdit la célébration des fêtes Lupercales, une célébration païenne de l’Amour et de la fécondité placée sous l’égide du dieu Faunus Lupercus qui se déroulait le 15 février. « Autant qu’il dépend de moi, qu’aucun baptisé, qu’aucun chrétien ne célèbre ces fêtes, et que ne soit observé ce rit (sic) que par les païens seuls, auxquels il convient », écrivait alors le pape. Pour la mettre aux oubliettes, il aurait mis en exergue dès 495 la célébration de la Saint-Valentin le 14 février, en mémoire de trois martyrs de l’Eglise qui portent ce nom. Les martyrologes en font la mention seulement autour de l’an 498 et indique qu’un décret de Gelase 1er serait à l’origine de cette fête. Certaines sources évoquent aussi l’instauration de la Chandeleur, fête qui marque la présentation de l’enfant Jésus au temple et la purification de la Sainte Vierge. Gelase 1er faisait alors, semble-t-il, distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome. Quant à Saint-Valentin, il deviendra plus tard en 1496, sous le règne de pape Alexandre VI, le patron des amoureux.

Le pape Gelase 1er meurt le 19 novembre 496 et la Saint-Gelase est célébrée le 21 novembre.

Source :Afrik.com

voir aussi:▼

http://cite-du-vatican.over-blog.com/article-21-novembre-496-43875696.html

Posté par Algerazur à 05:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 janvier 2019

Semaine des barricades-24 janvier au 1er fevrier 1960

Barricades 1960

Pour avoir, dans un journal allemand, pris ses distances avec la politique menée et déclaré notamment que "l’armée ne pouvait s’attendre à une telle attitude" de la part du chef de l’État, le général Massu, commandant du corps d’armée d’Alger, adulé dans la ville blanche pour y avoir brisé les réseaux terroristes en 1957, est rappelé à Paris. La nouvelle fait éclater une contestation qui grondait depuis des mois. Une grève générale est décrétée à Alger par les nationalistes les plus virulents, massivement soutenus par les Européens.

A l’issue d’une manifestation de soutien au général Massu, des barricades sont dressées. L’une d’elles est surmontée d’un drapeau français et d’une des banderoles de la manifestation : "Vive Massu !". Pour ériger des barricades et faire obstacle à l’avancée des forces de l’ordre, les manifestants utilisent les pavés prélevés sur place. Outre des civils, on repère - à leurs bérets noirs - de nombreux membres des Unités territoriales (UT), en uniforme. Ces unités armées, composées des réservistes d’Algérie et organisées par l’état-major afin d’assurer l’autodéfense des quartiers dans les premiers temps du conflit, se sont fortement mobilisées pour organiser les barricades et les camps retranchés. Ils forment un contingent non négligeable face aux forces de l’ordre.

Le premier soir, les affrontements avec les gendarmes font plus de vingt morts mais, les jours suivants, les fraternisations entre insurgés et parachutistes l’emportent. La situation est bloquée. Dans un discours renvoyant dos-à-dos les nationalistes du FLN et les organisateurs des barricades, accusés tous deux de rejeter sa politique, le général de Gaulle trouve la voie de l’apaisement en promettant surtout de s’en tenir à l’autodétermination. Les barricades sont levées. Mais les UT sont dissoutes et, quelques mois plus tard, le général Challe doit quitter son commandement.

Source : Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault, La guerre d’Algérie, la Documentation photographique, août 2001.

En savoir plus ici...(source -archives ECPAD ) →  La semaine des barricadeV3 relecture.doc - barricade.pdf

Alger - janvier 1960 (AFP)

Drapeau barricade Alger 1960

Drapeau taché du sang d'Hernandez

Un an plus tard, le 22 avril 1961, les Algérois pourront de nouveau entendre l’ancien commandant en chef - lors du putsch d’Alge

Posté par Algerazur à 15:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]